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Pour
le musulman la
parole de Dieu est sacrée,
elle surpasse en noblesse et en mérite, toute
autre parole. L’erreur
ne peut y trouver issue, nulle part.
La prendre pour témoin, c’est citer la vérité,
appliquer ses lois, c’est rendre justice. Les
adeptes du Coran sont les élus de Dieu et ses
intimes. Quiconque s’y attache
trouve son salut et acquiert sa félicité suprême,
mais ceux qui s’en détournent, se verront damnés
et perdus.
Ce
qui renforce le sentiment de grandeur, de
noblesse de sainteté du Coran aux
yeux du croyant, c’est l’éloge fait à son sujet
par le Prophète
qui l’avait reçu, le meilleur des hommes, notre
maître Mohammed
Ben Abdallah,
messager et serviteur de Dieu, que le salut
et la bénédiction soient sur lui et toute sa
famille.
| Le
Prophète
a dit : "
Lisez le Coran ! Le jour de la résurrection
il viendra intercéder en faveur de celui qui
le récite."
[
Rapporté par Moslim ]
"
Le meilleur d’entre vous est celui qui a étudié
le Coran ainsi que celui qui l’enseigne."
[
Rapporté par Boukhari ]
"
Les adeptes du Coran sont les élus de Dieu et
Ses amis privilégiés."
[
Rapporté par Nassaï ]
" Les
coeurs se rouillent comme le fer ",
dit le Prophète .
"Comment
leur rendre leur éclat ? ", demandèrent
ses compagnons.
"Par
le récitation du Coran et l’évocation de la
mort."
dit- il.
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Un
ennemi acharné du Prophète vint
un jour lui dire : " Mohammed, récite moi
ce Coran ! " Le Prophète
lui récita ce verset :
{
Dieu prescrit l’équité, la charité, l’assistance
bienveillante aux proches. Il proscrit la turpitude,
réprouve l’inconvenance, stigmatise la violence
injustifiée. Dieu vous exhorte ainsi pour vous
inciter à réfléchir. Soyez fidèles à vos engagements
envers Dieu une fois que vous les avez contractés.
Ne trahissez pas les serments solennellement
jurés alors que vous avez pris Dieu pour garant
! Dieu sait si bien ce que vous faites ...}
[
Sourate 16
– Versets 90/91]
Le
Prophète
n’avait pas encore achevé sa récitation que son
antagoniste, ébahi, épris d’admiration pour
cette parole si sublime, saisi par la sainteté
de sa signification et de l’effet qu’elle produisit
sur lui, s’empressa d’avouer publiquement que
«
c’était une parole sacrée et magnanime. » Voici
ce qu’il dit, textuellement :
«
Quelle douce parole ! Pleine de grâce.
Le dessous est feuillu, le haut est fructifière
! L’homme, certes, est incapable de dire de
telles paroles ! »
Bien
que le musulman doit se conformer aux enseignements
du Coran, faire ce qu’il admet et éviter ce
qu’il interdit, il est tenu, en plus, d’observer,
en le lisant, les règles suivantes :
1
– Ne le lire que dans un état de parfaite
purification,
dans une position décente et respectueuse, la
face vers la Kaaba.
2
–
Le lire posément.
Sa lecture intégrale ne doit pas être en moins
de trois jours. Le Prophète
dit : «
Celui qui lit le Coran en moins de trois
jours, ne peut en saisir le sens. ».
Il a conseillé à Abdallah Ben Omar de
terminer la lecture de tout le Coran chaque
semaine. Abdallah Ben Messaoud, Othman Ben Affan
et Zaïd Ben Thabet -
qu'Allah
soit satisfait d'eux -
chacun
d’eux, en terminait la lecture en une semaine.
3
– Il est conseillé de lire le
Coran avec recueillement et d’un air méditatif.
Le fervent musulman pleure à sa lecture ou s’efforce
de pleurer si les larmes se font rares. Le Prophète a
dit
: "
Pleurez en lisant le Coran ou efforcez-vous
de pleurer."[
Rapporté par ibnou Maja ]
4
– On lit le Coran avec
une voix mélodieuse.
Le Prophète dit
: " Embellissez
la lecture du Coran par vos voix. Celui qui
ne module pas le Coran, ne lit pas comme nous.
Rien n’est plus agréable à Dieu que d’écouter
un prophète psalmodier l'Ecriture sainte."
5
– On lit
le Coran à voix basse si on craint de faire
parade de sa lecture ou de déranger quelqu’un
dans sa prière.
Le Prophète
dit
:
« Celui qui lit le Coran pour se faire voir,
est comme celui qui fait la charité avec ostentation
».
Il est recommandé de faire l’aumône discrètement,
à moins qu’il n’y ait intérêt à la faire en
public pour prêcher l’exemple. Il en est de
même pour la lecture du Coran.
6
– Cette lecture doit être faite
avec respect, méditation et présence d’esprit
afin d’en saisir la signification et les secrets.
7
– On ne doit pas lire le Coran avec insouciance.
On peut se maudire en le lisant inconsciemment.
Par exemple, on lit le verset : «
Que la malédiction soit sur le menteur, ou que
la malédiction soit sur les injustes »,
on s’attribue cette malédiction si on est menteur
ou injuste !
Une
citation rapportée par la Torah, montre la gravité
de l’erreur de ceux qui se détournent du Livre
de Dieu, se préoccupent peu de lui et songent
à autre chose.
On
y rapporte que Dieu, s’adressant à l’homme dit
: «
N’as-tu pas honte ? Quand tu reçois, en chemin,
une missive de l’un de tes amis, tu te mets
au bord de la route pour la lire et en saisir
le contenu, lettre par lettre pour que rien
ne t’échappe. Mais tu fais fi de mon Livre !
Regarde les détails que j’y ai cités pour toi,
ma recommandation répétée de méditer ma parole
en long en large, mais tu ne fais que t’en détourner.
Suis-je à tes yeux, moins apprécié que l’un
de tes amis ? Si l’un d’eux vient s’asseoir
à côté de toi, tu lui présentes ta face et tu
l’écoutes attentivement. Si quelqu’un te parle
ou te dérange tu lui fais signe de cesser. Mais
Moi, Je Me présente à toi pour te parler et
ton coeur se détourne de Moi. Suis-Je moins considéré
que l’un de tes amis ? »
8
– Le musulman doit s’efforcer
d’acquérir les qualités des favoris du Coran,
qui sont les élus de Dieu et Ses privilégiés
et d’être empreint de leur marque.
Abdallah
Ben Massaoud
les signale ainsi : "
Ils
lisent le Coran la nuit pendant que les gens
dorment. Ils le lisent le jour alors que les
gens s’en désintéressent. Ils pleurent et les
autres rient. Ils sont pieux et le reste des
humains vit dans le gâchis. Ils se taisent et
les autres sont dans leurs vains débats. Ils
craignent Dieu et les autres se pavanent. Ils
sont tristes et les autres se réjouissent."
Nous
reconnaissons celui qui lisait le Coran, dit
Mohammed Ben Kaab, à son teint altéré. (Faisant
allusion à sa longue veille et à ses nombreuses
prières). Woheib Ben Kaab a dit : " On demanda à
un homme : " Pourquoi
ne dors tu pas ? "
Il répondit : " Les
merveilles du Coran ont chassé le sommeil de
mes yeux !" ."
Abou Noun disait
: Les
promesses et les menaces du Coran ont empêché
les yeux de ceux qui le lisent de se fermer.
Ils ont si bien compris la parole de Dieu Majestueux
qu’ils baissent la tête d’humiliation et de
soumission.
Que
Dieu le Très Haut nous accorde l'Amour du Coran,
Amine

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