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Pour
le musulman, le Coran est le Livre divin, révélé
au Prophète Mohammed ,
le meilleur des hommes et des Prophètes,
à l'instar des Livres Saints révélés
à ses prédécesseurs.
C'est
vers l'an 609 de l'ère chrétienne,
que le Prophète reçu
la première révélation
lorsqu'il se trouva dans la grotte de Hira.
Cette révélation du Coran s'est
étalée sur vingt trois ans dont
treize à la Mecque et dix à Médine
(de 609 à 632).
Le
Coran a été directement inspiré
au Prophéte Muhammed dans la langue arabe
de la tribu Qoréich qui était
alors la langue de la littérature et
de la poésie. Plusieurs versets du Coran
l'affirment d'une façon catégorique
:
{
Nous
l'avons fait descendre, un Coran en (langue)
arabe, afin que vous raisonniez } [sourate
12, verset 2]
Donc
le Coran n'a jamais été rédigé
par Mohammed .
Il a été textuellement dicté
par Allah par l'entremise de Son loyal Messager
Gabriel (Jibril).
Pour
peu qu'on soit versé dans la langue arabe,
on constate aisément la nette différence
de style entre le Coran et le Hadith (sentences
du Prophète) au point qu'aucune confusion
n'est possible.
Au
fur et à mesure de la révélation
des versets du Coran, le Prophète les
apprenait par coeur et chargeait ceux de son
entourage qui savaient écrire de les
noter sur des morceaux d'écorse de palmier,
ou de parchemin, des omoplates de chameaux,
des feuilles de Papyrus ou des pierres polies.
En
outre, tous les nombreux compagnons du Prophète
qui
vivaient constamment à ses côtés
les apprenaient par coeur, en totalité
ou en partie.
Les
versets n'ont pas été révélés
dans leur ordre actuel mais suivaient les faits
et événements qui ont jalonné
la vie de la jeune communauté religieuse.
Ce
n'est que par la suite que le Prophète
,
sous l'inspiration de l'Ange Gabriel (Jibril),
classifia les versets et les chapitres dans
l'ordre qui nous est parvenu jusqu'à
ce jour. Le Prophète disait
à ses secrétaires : "Placez
tel verset à telle place de tel chapitre".
Ce
qui est vraiment étonnant c'est que le
texte du Coran donne l'impression d'avoir été
écrit d'une seule traite et les versets
qui se suivent sont sur le même rythme
alors que ce rythme varie souvent avec les chapitres.
On ne trouve entre ces versets aucune disparité
malgré les circonstances diverses et
les dates éloignées de leur révélation.
C'est
vraiment là l'un des miracles de ce Livre
et, quand on pense aux nombreuses corrections
qu'un bon écrivain doit apporter plusieurs
fois de suite à son texte, on s'étonne
de lire une oeuvre aussi longue et aussi dense
et l'on se demande comment un illettré
pouvait-il dicter directement, sans jamais se
reprendre, un tel chef-d'oeuvre littéraire dans
lequel l'on n'observe aucune faute d'harmonie, ni aucune contradiction, malgré la gravité
des sujets qu'il traite.
Notre
étonnement devient plus grand de constater
la parfaite concordance des vérités
énoncées par ce Livre avec ce
que la science moderne ne cesse de découvrir.
Le
Prophète faisait
relire à ses secrétaires ce qu'ils
avaient écrit du Coran pour s'assurer
de son exactitude.
A
sa mort il y avait plusieurs centaines de personnes
connaissant par coeur tout le Coran. Il n'a
pas seulement veillé à ce que
ses compagnons apprennent le Coran par coeur
sans aucune erreur ou déformation, mais
il leur en a donné en même temps
la juste interprétation.
Quand
Abou bakr ,
premier Calife de l'Islam, combattit les faux
prophètes (dont mousseilimah) qui avaient
soulevé leur tribus contre la religion
nouvelle, il y eut des batailles particulièrement
sanguinaires où un nombre effarant de
ceux qui connaissaient le Coran par coeur trouvèrent
le martyre. Cela poussa le très pieux
Omar à
demander à Abou bakr de
grouper les divers manuscrits du Coran afin
d'assurer la pérennité de ce Livre.
Abou bakr refusa
d'abord de faire ce que le Prophète lui-même
n'avait pas fait, après mûre réflexion,
reconnut le bien fondé du conseil de
Omar .
C'est
Zeyd ibn Thabet qui
fut chargé de cette oeuvre de première
importance. Le choix de Zeyd s'expliquait par
le fait qu'il était le secrétaire
le plus assidu du Prophète et
qu'il connaissait en plus le Coran par coeur.
Il était en outre le plus versé
dans son interprétation. Enfin, juste
avant sa mort, le Prophète lui
fit réciter une dernière fois
tout le Coran.
Il
se fit aider par trois autres connaisseurs du
Coran et se mit avec eux à amasser tous
les morceaux écrits de ce Livre. Il n'acceptait
que ce qui avait été écrit
de la vie du Prophète et
il exigeait en cela le témoignage de
deux croyants honnêtes à moins
que le même texte fût mentionné
d'une façon identique dans au moins deux
feuillets divers.
Ce
recueil fut conservé par le Calife Abou
bakr , puis par son successeur Omar
qui
le confia, à sa mort, à sa fille
Hafsa .
Avec
l'extension du monde musulman au cour du califat
de Othman , il y eu de grands brassages éthniques
qui fît apparaître des différences
de prononciation du Coran.
On
rapporte que, dans la campagne d'Arménie,
l'un des compagnons du Prophète ,
Houdheifat ibnoulyémen , fut alarmé
de voir les violentes polémiques qui
éclataient entre les gens du Hedjaz de
l'Iraq et de la Syrie à propos de leurs
façons différentes de prononcer
ces lettres, chacun accusant les autres de déformer
le Coran.
C'est
ce qui amena le Calife Othman à
demander au même Zeyd ibn Thabet d'assembler
une deuxième fois le Livre à partir
de ses sources les plus authentifiées
et, cette fois, de le rédiger en un seul
manuscrit.
Zeyd
ibn Thabet qui était médinois
se fit assister de trois Qoréichites
: Abdullah
ibn Azzoubéir, fils de Asma, la fille
de Abou bakr Saâïd
ibnoul Aâs et de Abdurrahman ibnoul Harith.
Dans
tous problèmes linguistiques devait prévaloir
l'avis des Qoréichites car c'est dans
leur langue qu'a été révélé
le Coran.
Il
fit appel, comme la première fois, à
tous ceux qui détenaient une partie du
Coran écrite au temps du Prophète
.
Une
fois son oeuvre achevée, on la compara
avec le Coran des deux vénérables
Chéikhs (Abou bakr et Omar ) que gardait
jalousement la fille de Omar , Hafsa, qui a
bien voulu le prêter à Othman qui
le lui rendit aussitôt après par
respect pour la mémoire des deux Cheikhs.
On
ne put alors que constater la parfaite identité
des deux textes et ce fut là une nouvelle
occasion de prouver que le Coran ainsi groupé
était exactement celui révélé
par l'Ange Gabriel (Jibril) au Prophète
Muhammed, bénédiction et salut
de Dieu sur eux deux.
Le
Calife Othman en
fit une copie pour chaque capitale de province
(la Syrie, la Mecque, le Yémen, Al Bahréin,
Al Basrah et Al Koufa). Il en garda une à
Médine et une autre chez lui dite "Al
Imam" et qui servira désormais d'unique
prototype admis pour tous ceux qui se proposent
de rééditer le Coran.
Certains
de ces Coran de Othman
existent
jusqu'à nos jours par exemple au musée
de Topkapi à Istambul, et à Boukhara,
au Turkestan.

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