Les deux Sahih ont cité le hadith d’Abou Hourayadans lequel il dit : « J’ai entendu le Prophète dire :« Qu'aucun de vous ne jeûne le vendredi sans jeûner (avec lui) un jour avant ou après » (rapporté par al-Boukhari, 1849 et Mouslim 1929). Mouslim a rapporté dans son Sahih d’après Abou Ourayara  que le Prophète  dit : « Ne réservez pas de prières surérogatoires à la nuit du vendredi et ne réservez pas de jeûne à son jour à l’exlusion des autres jours, à moins qu’il ne s’agisse de quelqu’un qui en a l’habitude ». (Siyam, 1930).

Dans le Sahih est cité un hadith de Djouwayriyya bint al-Harith  selon lequel le Prophètes’était rendu auprès d'elle un vendredi et l’avait trouver en jeûne :

– As-tu jeûné hier ?  – Non.

– Tu as l’intention de jeûner demain ?  – Non.

Mets fin à ton jeûne alors. Conclut le Prophète.

Hammad ibn al-Djaad a entendu Qatada raconter que Djouwayriyya avait reçu l’ordre de rompre son jeûne après en avoir parlé qu Prophète. (Rapporté par al-Boukhari, Sawm, 1850.)

Ibn Qudama  a dit : « Il est réprouvé de singulariser le vendredi par le jeûne, à moins qu’il coincide avec un jeûne qu’on a l’habitude d’observer comme le cas de celui qui jeûne un jour sur deux et tombe sur un vendredi. Il en est de même de ce celui qui a l’habitude de jeûner le premier jour ou le dernier jour du mois ou celui qui en occupe le milieu. » Al-Moughni, tome 3p.53.

 

An-Nawawi a dit : « Nos compagnons (c’est-à-dire les chafiites) affirment qu’il est réprouvé de singulariser le vendredi par le jeûne. Cette réprobation disparaînt si l’on y ajoute le jeûne de la veille ou du lendemain ou qu’on jeûne le vendredi par coincidence. C’est comme si on a formulé le voeu de jeûner le jour où l’on est guéri d’une maladie ou le jour de l’arrivée d’Un tel et que cela coïncide avec le vendredi ». Voir al-Majmou , charh al-mouhadhdhab, tome 6, p.479.

Cheikh Ibn Taymiya   a dit : « Selon la Sunna, il est réprouvé de singulariser Radjab par le jeûne et de viser exclusivement le vendredi ». Al-Fatwa al-Koubra, tome 6p. 180.

Ibn Outhaymine a dit : « S'agissant du vendredi, la Sunna n’en recommande pas le jeûne. Bien au contraite, il est même réprouvé de lui réserver le jeûne ». Voir ach-charh al-mumti ; tome 6/465.

Cette interdiction ne s’étend pas à celui qui a jeûné la veille ou va jeûner le lendemain ni à celui qui a jeûné le vendredi parmi des jours qu’il a l’habitude de jeûner.

C’est le cas de celui qui jeûne les jours blancs (13e,14e,et 15e) et celui qui a l’habitude de jeûner un jour déterminé comme le jour d’Arafa ou celui d’Ashoura lorsque ces jours coincident avec un vendredi. (...)

Il en est de même encore si le jour de 'Ashoura et celui de 'Arafa coïncidaient avec le vendredi, on pouvait le jeûner puisque ce qui est visé c'est Ashoura ou Arafa et pas le vendredi.   Allah est le garant de l’assistance.

 

Sheikh Muhammed Salih Al-Munajjid

 

 

 

Cliquez ici pour revenir à l'accueil

Cliquez ici pour fermer la fenêtre