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Al-Wali
: le « Saint »
Le
terme « saint » a été utilisé pour traduire
le mot arabe wali (pluriel : awliya) qu'Allah
a utilisé pour désigner ceux qui sont proches
de Lui.
Cependant, « proche ami » serait une
traduction plus appropriée parce que wali veut
littéralement dire « allié ». Allah
utilise
même ce mot pour Se décrire Lui-même entre autre
dans les
Versets :
"
Allah est le (Wali) défenseur de ceux qui ont
la foi : Il les fait sortir des ténèbres à là
lumière." [
Sourate 2 – Verset 257 ]
"
Certes les hommes les plus dignes de se réclamer
d’Abraham, sont ceux qui l’ont suivi, ainsi
que ce Prophète-ci, et ceux qui ont la
foi. Et Allah est l’allié (Wali) des croyants."
[ Sourate 3 – Verset
68 ] Allah
utilise aussi ce terme pour désigner Satan,
comme dans les versets :
"
Et quiconque prend le diable pour (Wali) allié
au lieu d'Allah sera, certes, voué à une perte
évidente." [
Sourate 4 – Verset 75 ]
Ô enfants d’Adam! Que le Diable
ne vous tente point, comme il a fait sortir
du Paradis vos père et mère, leur
arrachant leur vêtement pour leur rendre
visibles leurs nudités. Il vous voit,
lui et ses suppôts, d’où vous ne
les voyez pas. Nous avons désigné
les diables pour alliés à ceux
qui ne croient point " [ Sourate 7 – Verset
27 ]

"
Il guide une partie, tandis qu’une autre
partie a mérité l’égarement
parce qu’ils ont pris, au lieu d’Allah, les
diables pour alliés, et ils pensent qu’ils
sont bien-guidés!" [ Sourate 7 – Verset 30 ]
Ce
terme veut aussi dire « proche parent » comme
dans le verset qui suit :
"
Quiconque est tué injustement, alors Nous avons
donné pouvoir à son (Wali) proche parent. Que
celui-ci ne commette pas d'excès dans l'exécution
[du meurtrier]." [
Sourate 17 – Verset 33 ]
II
est aussi utilisé dans le Coran avec le sens
de proximité entre personnes, par exemple :
"
Que les croyants ne prennent pas pour alliés
des infidèles au lieu de croyants." [
Sourate 3 – Verset 28 ]
Mais
l'usage qui nous intéresse le plus est «Awliya
Allah», amis proches d'Allah.
Allah
désigne,
dans le Coran, quelques individus parmi les
humains qu'Il considère spécialement proches
de Lui. La description qu'Allah fait de Ses
Walis se trouve dans la sourate al-Anfal (Le
butin), dans laquelle II déclare :
"
(...) Car Ses Walis ne sont que (ceux qui possèdent
la Taqwa) les pieux. Mais la plupart des gens
ne le savent pas." [
Sourate 8 – Verset 34 ]
Et
se retrouve également dans la sourate Younous
:
"
En vérité, les (Awliya) bien-aimés d'Allah seront
à l'abri de toute crainte, et ils ne seront
point affligés, ceux qui croient et qui craignent
Allah (possèdent la Taqwa)." [
Sourate 10 – Versets 62-63 ]
Allah
nous explique que le critère de Walayah (amitié
divine) est al-Imane (foi) et la Taqwa (piété)
et ces qualités sont partagées par tous les
véritables croyants. [Al- 'Aqida at-Tahawiyah
p. 358.] Pour les masses ignorantes cependant,
le critère principal de la Walayah est l'accomplissement
de miracles, communément appelés "
karamate " pour
les distinguer des miracles des prophètes appelés "
Mu'jizate ".
Pour la plupart de ceux qui adoptent
ce type de croyance, la foi et la pratique religieuse
de celui qui accomplit le «miracle» est secondaire.
Ainsi, certains parmi ceux qui furent désignés
comme « saints » avaient des croyances et des
pratiques religieuses hérétiques, d'autres avaient
abandonné les rituels religieux et d'autres
furent même impliqués dans des affaires de moeurs
et avaient des comportements vulgaires.
Il faut
se rappeler cependant que nulle part Allah
n'a
fait de l'accomplissement des miracles une condition
pour devenir Son Wali. De ce fait, comme nous
l'avons mentionné auparavant, tous les croyants
qui ont la foi -Imane- et la piété -Taqwa- sont
des Wali d'Allah
et II est leur Wali.
Allah
le dit Lui-même : "
Allah est le Wali de ceux qui ont la foi." [
Sourate 2 – Verset 257 ]
Par
conséquent, les musulmans ne sont pas autorisés
à désigner certains croyants comme des Awliya
d'Allah au détriment d'autres croyants. Malgré
cette position islamique très claire, une hiérarchie
de prétendus saints musulmans est devenue une
caractéristique importante des cercles soufis
et fut adoptée par les masses qui les suivent
aveuglément.
Dans l'ordre croissant de mérite,
cette hiérarchie se constituerait des "Akhyar"
(élus) dont le nombre s'élève à 300 ; des "Abdaal"
(substituts) au nombre de 40 ; de 7 "Abraar" (pieux)
; de 4 "Awtad" (piliers) ; de 3 "Nouqaba" (gardiens)
; du "Qotb" (le pôle), considéré comme le plus
grand « saint » de son époque, et au sommet
de la pyramide se trouverait le Ghawth (secours),
le plus grand de tous les saints, qui est en
mesure, selon certains cercles, d'assumer à
lui seul une partie des péchés de tous les croyants.
Selon cette croyance « mystique », les saints
des trois échelons supérieurs sont présents
à La Mecque aux heures des prières, mais sont
invisibles. Lorsque le Ghawth décède, le Qotb
le remplace et toute la série remonte d'un cran,
l'âme la plus pure de chaque classe montant
au degré supérieur. [Encyclopedia of Islam,
p. 629. Voir aussi 'Ali Ibn 'Othman al-Houjwiri,
Kashf al-Mahjoob, Traduit par Nicholson, (Londres
: Luzac, rep. 1976), p. 214.] 
Ce
corps de mythologie a été emprunté à la chrétienté,
tout comme les chapelets de Dhikr furent inspirés
des rosaires chrétiens et le Mawlid (fête d'anniversaire
du Prophète ), inspiré de la célébration
de Noël par les Chrétiens.

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