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Les
arabes de la période pré-islamique considéraient
que les directions que prenaient les oiseaux
et les animaux étaient des signes précurseurs
de chance ou de malchance et ils avaient pour
habitude de planifier leur vie en fonction de
tels signes.
On
fait allusion à la lecture
des bons ou mauvais présages dans le mouvement
des oiseaux ou des animaux en parlant de Tiyara,
du verbe arabe Tara qui veut dire "prendre
son envol".
Par
exemple, si un individu était en train de voyager
et qu'un oiseau bifurquait vers la gauche après
l'avoir survolé, il
y voyait un signe avant-coureur de malchance
imminente et il rebroussait chemin pour rentrer
chez lui.
L'Islam a invalidé ces pratiques parce qu'elles
minent les fondements de Tawhid al- 'Ibada et
de Tawhid al-Asma was-Sifate...
1.
En dirigeant la confiance (Tawakkoul), qui est
une forme d'adoration, à d'autres qu'à Allah;
2.
En attribuant à l'homme le pouvoir de prédire
l'imminence d'un événement heureux ou malheureux
et en lui conférant
la capacité d’éviter le destin d’Allah.
C'est
un Hadith d'Al Houssein, petit fils du Prophète,
qui sert de base à l'interdiction de la Tiyara.
Dans ce Hadith, Al Houssein rapporte que le
Prophète a
dit : "Quiconque
pratique la Tiyara ou y a recours, et quiconque
fait prédire son futur ou fait ensorceler quelqu'un
n’est pas des nôtres."
[Recueilli
par at-Tirmidhi.]
«Des
nôtres»,
ici, fait référence à la
nation islamique.
Par conséquent, la Tiyara est considérée parmi
les actes qui font sortir ceux qui y croient
du giron de l'Islam. Le Prophète a
aussi nié les effets de la Tiyara dans un autre
Hadith rapporté par Mou'awiyah Ibn al-Hakam.
Mou'awiyah dit
au Prophète :
"II y a certains d'entre nous qui
s'en remettent aux présages du vol des oiseaux."
Le Prophète répondit
: "II
ne s'agit que d'une chose que vous avez vous-mêmes
imaginée, ne la laissez donc pas vous arrêter.
"
[Sahih
Mouslim (Traduction anglaise) vol. 4, p. 1209,
no. 5532.]
C'est-à-dire
ne laissez pas ces signes vous empêcher de faire
ce que vous avez décidé de faire, puisque les
présages que vous y voyez ne sont que le produit
fictif de l'imagination de l'homme et ne sont
fondés sur aucune réalité. Ainsi, le Prophète
d'Allah a
expliqué clairement qu'Allah
,
Le Plus Glorieux, n'a pas fait de la manière
dont les oiseaux volent un signe en relation
avec les événements.
Aucun
succès ou et aucune calamité ne provient du
mouvement ou du vol des oiseaux, ni ne sauraient
être prédits de cette manière, quand bien même
certains événements peuvent coïncider avec une
telle interprétation pré-islamique.
À
chaque fois que les Sahaba (compagnons du Prophète
) ont été confrontés à des manifestations portant
à accorder au vol des oiseaux une signification
quelconque, soit en provenance de leurs propres
compagnons, soit en provenance de leurs élèves,
ils
s'y sont opposés de manière catégorique.
Par exemple Ikrimah a dit : "Alors
que nous étions assis avec Ibn Abbas, un oiseau
nous survola et lança un cri; Un homme parmi
nous s'exclama alors: "Bon signe! Bon signe!"
Ibn Abbas le réprimanda en disant : "II
n'y a en cela ni bon ni mauvais signe."
[Cité
dans Taysir al-Aziz al Hamid p. 428.]
De
la même manière, les Tabi'oun (élèves des Sahaba)
ont aussi rejeté de la part de leurs propres
élèves, parmi la troisième génération des musulmans,
toute forme de foi en l'interprétation des signes,
par exemple, un jour que Tawous entreprenait
un voyage en compagnie de l'un de ses amis,
un corbeau lança un cri strident; Son compagnon
dit alors: "Bon
signe!"
Tawous répondit. "Qu'y
a-t-il de bon en cela ? Ne m'accompagne
pas plus avant" [Ibid.]
II
y a cependant une déclaration attribuée au Prophète
dans Sahih al-Boukhari [Le plus authentique
recueil de Hadith (Traditions prophétiques)]
dont le sens peut prêter à confusion. "Trois
choses peuvent être de mauvaise augure: Les
femmes, les montures [animaux que l'on monte]
et les maisons"
[Sahih
al-Boukhari (Arabe anglais), vol. 7, pp. 447-8,
no. 666.]
Aïcha
a rejeté cette narration en disant: "Par
celui qui a révélé le fourqan (Coran) à Aboul-Qasim
(Aboul-Qasim
était le surnom du Prophète .
Le serment ici, signifie "Par Allah"),
quiconque
relate cela a menti.
Le
messager d'Allah a
dit que les ignorants parmi les gens avaient
l'habitude d'affirmer:
" II y a certainement de la Tiyara (mauvaise
augure)
chez les femmes, dans les maisons et dans les
bêtes de somme." Puis elle récita le verset
:
{
Nul malheur n'atteint la terre ni vos personnes, qui ne soit enregistré dans un
Livre avant que Nous ne l'ayons créé; et cela est certes facile à Allah }
[Sourate 57 – Verset 22] [Recueilli par
Ahmad, Al-Hakim et Ibn Khouzaimah.]
Cependant,
le Hadith est authentique, mais doit être interprété
selon l'une de ses autres narrations qui en
précise plus le sens: "S'il
devait y avoir une mauvaise augure on l'aurait
trouvée dans les chevaux, les femmes et les
lieux de résidence."
[Sahih
al-Boukhari (Arabe anglais), p. 435, no. 649,
Sahih Mouslim (Traduct. anglaise), vol. 4, p.
1208, no. 5528-29 et Sounan Abou Daoud (Traduct.
anglaise), vol.3, p. 1099, no. 3911.]
De
ce fait, le Prophète ne
confirmait pas l'existence des mauvais présages.
Il désignait seulement les domaines où ils étaient
le plus susceptibles de se réaliser, si jamais
ils avaient été réels.
La raison pour laquelle, ces trois domaines
ont été identifiés provient de la fréquence
des dégâts qui y sont attachés, du fait qu'en
ce temps là, ils
constituaient les trois pôles les plus importants
de la vie d'un homme.
Par
conséquent, le Prophète a
prescrit certaines invocations protectrices
lorsqu'on prend possession de l'un de ces domaines
ou que l'on y entre. Le Prophète a
dit :
"Si
l'un d'entre vous prend une femme ... il doit
lui saisir le toupet, mentionner le nom d'Allah,
Le Plus Glorieux, invoquer Sa bénédiction puis
dire :
Allahomma Inni as-alouka khayraha oua khayra
ma jabaltaha alayhi oua aoudhou bika min charriha
oua i charri ma jabaltaha alayhi. Ô
Allah, je Te demande le meilleur de ce qu'il
y a en elle et le meilleur de ce vers quoi Tu
l'as prédisposée et je me réfugie auprès de
Toi du mal qu'il y a en elle et du mal vers
lequel Tu l'as prédisposée. [...]
" [Rapporté
par 'Amr Ibn Chou'ayb et recueilli par Abou
Daoud (Sounan Abou Daoud (traduc. anglaise),
vol. 2, p. 579, no. 2155) et Ibn Majah.]
II
a été aussi rapporté que le Prophète
a dit que si l'un d'entre nous entre dans une
maison il doit dire: Aoudhou
bikalimatillahi at-Tammati min charri ma khalaq
- "Je cherche refuge auprès des
mots parfaits d'Allah contre le mal qu'il a
créé." [Rapporté
par Khawlah Bint Hakim et recueilli par Recueilli
par Mouslim ( Sahih Mouslim (traduc. anglaise),
vol. 4, p. 1421, no. 6521).]
La
tradition orale qui va suivre paraît aussi appuyer
les présages. Anas Ibn Malik ,
citant Yahya Ibn Saïd a
dit qu'une femme est allée voir le Messager
d'Allah
et lui a dit: "Ô Messager d'Allah,
il
y a une maison dont les habitants étaient nombreux
et leur richesse abondante. Ensuite leur nombre
diminua et leur richesse disparût. Peut-on la
quitter ?" Le
Prophète répondit:
"Quittez-la
car elle est maudite par Allah. " [Recueilli
Abou Daoud (Sounan Abou Daoud (traduc. anglaise),
vol. 3, pp. 1099-1100, no. 3913) et Malik (Mohamed
Rahimouddine, Mouwatta al Imam Malik (Traduc.
anglaise), (Lahore: Sh. Muhammad Ashrah, 1980),
p. 413, no. 1758).]
Le
Prophète les
a informés que quitter la maison n'était pas
une forme de Tiyara puisque l'endroit est devenu
pour eux un fardeau psychologique
du fait de leurs malheurs et de leur solitude.
Il s'agit là d'un sentiment naturel qu'Allah
a
consigné dans l'homme.
D'une
manière générale, l'être humain tend à détester
les endroits et les choses qu'il associe à un
malheur qui s'est abattu sur lui et il a tendance
à vouloir s'en éloigner le plus possible, même
si en définitive l'objet ou l'endroit n'ont
pas été à l'origine du malheur. On
devrait aussi relever que la requête de quitter
la maison a été faite après qu'elle ait été
affligée par des événements malheureux et non
avant.
Il est correct de référer à un endroit ou à
des personnes comme étant maudits par Allah
du
fait des malheurs qui s'abattent sur eux; Maudits
dans le sens où ils ont été punis par Allah
pour quelque mal qu'ils ont fait. De la même
manière, l'homme à tendance à aimer et à vouloir
être proche de tout ce qui lui apporte succès
et bonne fortune. Ce sentiment n'est pas en
soi de la Tiyara, bien que, lorsque mal placé,
il puisse mener à la Tiyara et au Shirk. La
transition s'opère lorsqu'un individu essaye
d'éviter des endroits ou des choses où d'autres
personnes ont eu des malheurs ou lorsqu'il essaye
avidement de rechercher ce qui a déjà porté
chance à d'autres que lui.
Il commence alors à attribuer la chance et la
malchance aux choses et aux endroits en tant
que tels et peut même, à la longue, y pratiquer
certains actes d'adoration.
Fal
(Bonne augure)
Anas
a rapporté que le Prophète a
dit: "Il
n 'y a ni contagion*, ni Tiyara, mais j'aime
le Fal"
les compagnons demandèrent alors, "Qu
'est-ce que le Fal ?"
Il répondit : "Une
bonne parole"
[Recueilli par al-Boukhari (Sahih al-Boukhari
(Arabe anglais), vol. 7, p. 436, no. 651) et
Mouslim (Sahih Mouslim (traduc. anglaise), vol.
4, p. 1208, no. 5519). Voir aussi
Sounan Abou Daoud (traduc. anglaise), vol. 3,
p. 1098, no. 3906.]
[*
Dans une autre narration rapportée par Abou
Hourayrah
et
recueillie par al-Boukhari et Mouslim ,
dans laquelle le Prophète a
nié l'existence de contagion, un bédouin demanda:
"Ô
messager d'Allah, que dis-tu du cas d'un troupeau
de chameaux en santé dans le désert, qui lorsqu
'un chameau malade arrive parmi eux, deviennent
tous malades à cause de ce dernier ?" Le
Prophète répliqua:
"Alors
qui a infecté le premier ?"
(Sahih al-Boukhari (Arabe anglais), vol. 7,
p. 411-12, no. 612) et (Sahih Mouslim (traduc.
anglaise), vol. 4, p. 1206, no. 5507). Voir
aussi Sounan Abou Daoud (traduc. anglaise),
vol. 3, p. 1097, no. 3907.
Le Prophète
nie,
ici, la contagion basée sur des croyances pré-islamiques
selon lesquelles sa cause était attribuée à
des esprits et à des dieux en dehors d'Allah.]
Reconnaître
de mauvais présages dans les événements indique
de mauvaises pensées à propos d'Allah et la
présence d'idées entachées de Shirk. Bien que
le fait de croire aux bons présages tende à
être d'une approche plus positive envers Allah
,
cette croyance entraîne le Shirk d'affecter
des pouvoirs divins aux choses créées. C'est
pour cette raison que les Sahaba furent très
surpris lorsque le Prophète a
exprimé une inclination pour le Fal, qui est
un bon présage. Cependant le
Prophète a
défini, à leur intention, où devait s'arrêter
le Fal pour qu'il soit islamiquement acceptable.
Il s'agit de l'usage de termes optimistes.
Par exemple surnommer "Salem" (bien
portant) une personne malade ou surnommer "Wajid"
(celui qui trouve) une personne qui aurait perdu
quelque chose. L'usage de ces termes et de termes
similaires ranime l'espoir et l'optimisme chez
ceux qui sont frappés d'infortune et produit
chez eux un sentiment de bien-être.
Il est demandé aux croyants de maintenir un
optimisme de tout temps envers Allah. [Taysir
al-Aziz al Hamid, pp. 434-5.]
Le
jugement islamique à propos des présages
À
partir des Hadith susmentionnés, on peut voir
clairement que la Tiyara réfère au fait de croire
aux présages d'une manière générale. Le principe
de projeter la bonne ou mauvaise fortune de
quelqu'un à partir du mouvement des oiseaux
a été rejeté dans sa totalité par la Sunna du
Prophète .
Les
anciens arabes tiraient des présages des oiseaux,
d'autres nations vont chercher leurs présages
ailleurs; mais le principe mis en jeu est le
même.
Souvent, lorsqu'on
identifie l'origine des présages, le Shirk qui
y est contenu devient encore plus évident.
Nous présentons ci-après quelques-uns des innombrables
présages que l'on observe à l'heure actuelle
dans la société occidentale.
Toucher
du bois:
Lorsque quelqu'un est content de ce qui lui
arrive et qu'il espère que sa chance ne va pas
tourner, il dit: "Touchons
du bois"
et regarde autour de lui à la recherche d'un
morceau de bois pour le toucher. L'origine
de cette croyance remonte au temps où les gens
en Europe croyaient que des dieux vivaient dans
les arbres. Pour demander une faveur au dieu
arbre, ils avaient pour habitude de toucher
l'arbre.
Si leur voeu se réalisait, ils touchaient l'arbre
à nouveau en guise de remerciement au dieu.
Déverser
du sel:
Bien des gens pensent que si l'on déverse du
sel un malheur s'abattra bientôt. Alors, dans
le but de contrer cela, ils jettent le sel déversé
par dessus leur épaule gauche. L'origine
de ce présage réside dans la capacité du sel
à préserver les aliments. Les anciens pensaient
que cela était dû à un pouvoir magique du sel.
Ainsi déverser du sel devint une mise en garde
contre un mal. Comme on pensait que les esprits
du mal vivaient de notre côté gauche, jeter
le sel déversé par dessus l'épaule gauche était
censé apaiser les mauvais esprits.
Briser
un miroir:
De nombreuses personnes pensent que briser accidentellement
un miroir est un signe annonçant sept ans de
malheur. Les gens anciens pensaient que leur
reflet sur l'eau représentait leur âme. Donc
si
la réflexion de leur image venait à être détruite
(comme lorsqu'on jette un caillou dans l'eau),
leur âme était alors également détruite.
Lorsque l'on fabriqua des miroirs, cette croyance
fut étendue pour les inclure.
Les
Chats noirs:
Lorsqu'un chat noir croise notre chemin, cela
annonce, pour beaucoup, une malchance prochaine.
Cette croyance remonte au Moyen âge lorsque
les gens croyaient que les chats noirs étaient
les animaux de compagnie des sorcières.
Les sorcières étaient supposées préparer des
potions magiques en mélangeant des cervelles
de chats noirs et des morceaux de crapauds de
serpents et d'insectes. Si le chat noir d'une
sorcière vivait sept ans sans finir dans une
potion, il était censé se transformer en sorcière.
Le
chiffre 13:
Aux Etats-Unis, le chiffre 13 est considéré
comme porte-malheur; et dans la plupart des
immeubles à appartements, le 13ème étage est
appelé 14eme étage. Le vendredi 13 est considéré
est considéré comme particulièrement malchanceux
et beaucoup de gens évitent de voyager ou de
prendre des engagements spéciaux ce jour là.
Si
quoi que ce soit de mauvais leur arrive ce jour
là, ils l'attribuent immédiatement à la journée
en question.
Ce phénomène n'est pas restreint au petit peuple
comme on pourrait faussement le croire.
Par
exemple, le commandant de bord de la mission
lunaire Apollo de 1970, qui a frôlé le désastre,
a expliqué à son retour sur Terre qu'il aurait
dû savoir que quelque chose allait arriver.
Lorsqu'on lui demanda pourquoi, il
répondit que le vol avait eu lieu un vendredi
13, que la mise à feu s'était effectuée à 13:00
heures et que le numéro du vol était Apollo
13.
L'origine
de cette croyance remonte au dernier souper
de Jésus, tel qu'il en est fait mention dans
la Bible. Au dernier souper, il y avait 13 personnes.
L'un des treize était Judas, l'homme qui aurait
trahi Jésus.
Le vendredi 13 est censé être particulièrement
malchanceux pour deux raisons au moins. Premièrement
Jésus
est supposé avoir été crucifié un vendredi.
Deuxièmement, selon une croyance médiévale,
le
vendredi est le jour où les sorcières tenaient
leurs réunions.
Dans
toutes ces croyances, la capacité d'Allah
de
causer la chance et la malchance se trouve partagée
avec Sa création. De même, les
sentiments de peur du malheur et d'espoir que
des événements heureux surviennent, qui ne doivent
être investis qu'en Allah, sont investis en
dehors de Lui.
De plus on prétend accéder à la connaissance
du futur et de l'invisible, caractéristiques
exclusives d'Allah. Allah
a
clairement fait référence à cela dans Son attribut
de Alim al Ghayb
"Connaisseur de l'invisible".
Allah
a
même fait avouer au Prophète dans
le Coran que s’il avait eu connaissance du côté
futur de l’invisible, il aurait pu éviter tout
malheur. [Sourate
7 – Verset 188]
Par
conséquent, croire
aux présages constitue clairement un acte de
Shirk en contradiction avec tous les aspects
majeurs du Tawhid.
Ce jugement est davantage renforcé par le Hadith
rapporté par Ibn Mas'oud dans
lequel le messager d'Allah a
dit: "La
Tiyara est du Shirk".
[Recueilli par Abou Daoud (Sounan Abou Daoud
(Traduc. anglaise), vol. 3, pp. 1096-7, no.
3901), at-Tirmidhi et Ibn Majah.]
Abdullah
Ibn 'Antre Ibn al-'As
a
également rapporté que le Prophète a
dit: "Quiconque s'empêche de faire
quelque chose par Tiyara, s'est rendu coupable
de Shirk !" Les compagnons demandèrent
: "Quelle
est alors la manière de s'en repentir? "
II répondit : "Dites
« Allahomma la khayra illa khayrok oua la tayra
illa tayrok oua la ilaha ghayrok »
- «
Ô Allah, il n'y a de bien que Ton bien, il n'y
a d'oiseaux que Tes oiseaux et il n'y a aucun
Dieu excepté Toi. »
[Recueilli
par Ahmad et at-Tabarani.]
Les
Hadith précédents indiquent clairement que la
Tiyara (présage) n'était, en aucun cas,
limitée au vol des oiseaux et qu'elle inclut
toutes les formes de croyance aux présages.
Ces
croyances prennent des formes différentes d'un
endroit à l'autre et d'une période historique
à une autre, mais elles ont toutes le Shirk
pour dénominateur commun.
De
ce fait, les
musulmans sont dans l'obligation d'éviter soigneusement
tous les sentiments qui prennent leur source
dans ces croyances.
S'ils se surprennent en train d'agir inconsciemment
selon de telles croyances, ils doivent chercher
refuge auprès d'Allah
et
réciter le Dou'a (invocation) mentionnée auparavant.
Cette question peut sembler insignifiante et
on peut se demander pourquoi on en fait grand
cas.
L'islam
cependant met l'accent sur ce domaine, car il
représente la graine qui pourrait, en se développant,
donner naissance au Shirk majeur.
Historiquement, l'adoration des idoles, le culte
voué à des êtres humains, à des étoiles, etc.,
n’a pas surgi spontanément. De
telles idolâtries se sont développées sur de
longues périodes.
Parallèlement à la lente érosion de la foi de
l'homme en l'unité d'Allah, la graine du Shirk
majeur prenait racine et se développait.
C'est
pourquoi l'islam, en nous indiquant le chemin
dans tous les aspects de la vie humaine, tente
d'arracher les pousses des mauvaises graines
avant qu'elles ne prennent racine et qu'elles
ne détruisent la fondation même de la foi d'un
musulman.

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