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C’est
un sujet très important dans le domaine
social et beaucoup de choses ont été
dites à ce sujet. Etonnamment, l’art
de se comporter avec son épouse est une
chose très facile et accessible pour
le musulman.
Mais,
on remarque naturellement qu’il y a beaucoup
de manquements et de problèmes. On rappelle
pour commencer qu’Allâh dit dans
le Coran :
«
Et parmi Ses signes, Il a créé
de vous, pour vous, des épouses pour
que vous viviez en tranquillité avec
elles et Il a mis entre vous de l'affection
et de la bonté. Il y a en cela des preuves
pour des gens qui réfléchissent.
» [
Sourate 30 - Verset 21 ]
Il
y a 2 ou 3 mots-clés dont « affection,
bonté » et surtout « pour
des gens qui réfléchissent ».
Car
c’est vrai que, lorsque l’on réfléchit,
on arrive à arranger beaucoup de choses.
Or, de nos jours, pour notre jeunesse ou certains
adultes parmi nous, c’est souvent l’énervement
qui prime et c’est le regret qui vient par après
et, souvent, il est trop tard.
Il
est un fait que le mariage est un mot qui, de
nos jours, est employé à toutes
les sauces, n’importe qui veut se marier à
un certain âge, encore plus lorsque l’on
parle du côté religieux, on est
heureux, on attend le mariage. Mais on n’a pas
étudié tout ce qu’il y a dans
ce mariage, les obligations, les devoirs, ce
que l’on attend de toi en tant que mari et ce
que l’on attend de toi en tant qu’épouse.
On
va souvent chercher à savoir quels sont
les devoirs, les obligations, qu’est-ce qu’elle
peut faire, qu’est-ce qu’elle ne peut pas faire,
ce qu’il peut faire et ce qu’il ne peut pas
faire.
Il
y a toutes ces choses qui parfois font peur
à l’homme qui essaye déjà,
avant de se marier, de se mettre en garde, de
préparer certaines frontières
pour que, une fois marié, il sache déjà
que ceci ou cela est interdit, et ainsi de suite.
Ca devient une sorte d’automatisme, des phrases
qui sortent, qui se répètent dans
le couple. Et
lorsqu’elles sont mal comprises, mal interprétées,
cela mène à une certaine routine,
à un certain rabaissement de la personne
et l’amour commence à diminuer et cela
se solde en général par une séparation,
puis un divorce.
Et
l’on sait qu’Allâh dans ce verset
nous parle de deux cœurs qui se réunissent
et naturellement, Il parle, pour réunir
deux cœurs, de ce que l’on appelle l’affection,
la bonté. Et vous allez voir que cette
affection et cette bonté sont deux attributs
que l’on ne retrouve pas chez n’importe qui.
Quelqu’un
qui est habitué à vivre d’une
certaine façon, qui a le mal de vivre,
qui fait toujours la tête par exemple,
cette personne sera étonnée si
tu lui parles d’affection ou si elle entend
certaines choses.
Abu
Hureira
rapporte : «
Le Messager de Dieu embrassa une fois
son petit fils Al-Hassan Ibn 'Ali en présence
de Al-Aqra' Ibn Habis qui lui dit : «
J' ai
une douzaine d'enfants et je n'en ai jamais
embrassé un seul ». Le Messager
de Dieu le regarda et lui dit: «
Celui qui n'est pas clément avec les
autres, Dieu n'est pas clément avec lui.
» [Unanimement reconnu authentique ]
Il
est clair que si la clémence est enlevée
de ton cœur, tu n’arriveras pas à comprendre
certains sujets, à les mettre en pratique
directement. Donc ne soyez pas étonnés
que pour certaines choses que l’on va citer,
il faille un certain temps avant que cela puisse
être mis en marche.
Cette
affection et cette bonté sont aussi là
pour être un apaisement, un repos, une
stabilité, une joie dans le couple et
beaucoup de savants décrivent le couple
comme un royaume : le calife à la tête
du royaume fait en sorte que tous ceux qui vivent
dans son royaume vivent bien, qu’ils ne manquent
de rien et c’est pour cela qu’en général,
s’il y a un problème, c’est vers le calife
que l’on revient, il est responsable, c’est
lui que l’on vient voir pour arranger les choses.
Dans
le couple, c’est ce qui se passe, il
y a aussi ce calife responsable, qui a des droits,
des devoirs, des obligations, parfois contraignantes,
qui demandent de la patience. Cette notion est
parfois mal comprise par certains frères.
Si
l’on veut que ce royaume, donc ce couple, vive
en paix, il faut que l’on retrouve certains
mots-clé en dehors de ceux que l’on a
cités tout à l’heure, affection
et bonté.
Il
y a ce que l’on appelle le sens des responsabilités,
la maturité, qui n’est pas quelque chose
de si simple. Ce n’est pas parce que l’on a
quelques poils sur la figure et qu’on mesure
1.80 m qu’on l’a !
Lorsqu’on
ne retrouve pas la psychologie, la patience,
le comportement qui devrait émaner du
Coran et de la Sunnah, la personne qui a un
problème fera d’abord passer les sentiments,
les nerfs et c’est seulement après qu’elle
revient auprès de certains frères
et remarque alors ce que l’islam dit au sujet
de tel et tel problème. Et,
soubhan Allâh, il est presque trop tard
pour rapprocher les deux personnes car, lorsqu’une
personne a subi un fait assez grave qui l’a
touché intérieurement, c’est rare
de pouvoir recoller les morceaux.
On
peut dire, on en est même persuadé,
qu’en général, il y a un ou deux
fautifs mais aussi un troisième, qui
est externe, c’est shaytan la’anahu llâh
ou un autre externe aussi, qui est la famille,
les proches, les amis, avec leurs bons ou mauvais
conseils.
La
notion de couple, de mariage, est très
difficile pour un musulman parce qu’il doit
être, en quelque sorte, quelqu’un qui
se contrôle du premier jour jusqu’à
la fin et même avant le mariage, et l’on
verra pourquoi après.
Beaucoup
de plaintes émanent et c’est pour cela
que l’on a choisi ce sujet. Ce sont toujours
les mêmes plaintes qui reviennent.
On
entend souvent des frères se plaindre
de ne plus ressentir de repos dans leur couple,
pas d’apaisement, qu’ils ne supportent plus
le caractère de leur épouse, son
comportement, ou bien les entrées et
les sorties répétées de
celle-ci, ou bien les visites de cette dernière
par-ci, par-là.
Certains
frères ne supportent plus les demandes
incessantes, aussi des choses bien plus graves,
comme quitter le lit conjugal. Ces derniers
temps, cela se passe très rapidement
entre un frère et une sœur. Il
y a aussi des plaintes quant à l’élégance
de sa femme qui ne se fait belle que pour certaines
occasions (mariage, fête…) mais pas pour
lui.
Toutes
ces choses ont leur importance dans la vie du
couple et elles ont tendance à se perdre.
D’autres
se plaignent qu’elle ne s’occupe que des enfants
ou bien le contraire, ou qu’ils n’entendent
jamais de belles paroles.
On
va reprendre tous ces exemples qui sont cités
là en négatif et ils vont se retrouver
dans le sujet mais en positif in sha allâh,
parce que l’on va voir comment le Prophète se comportait avec ses épouses.
Il
y en a aussi qui ont une mauvaise image de la
femme ancrée dans la tête et il
faut revenir à différents moments
de la vie du musulman : avant le mariage, on
conseille parfois mal le jeune musulman ou la
jeune musulmane.
Au
temps des pieux prédécesseurs, la mère conseillait
sa fille ou le père conseillait son fils
par rapport au mariage, mais de nos jours, on
entend des gens qui vous disent franchement
que, dès le début, on lui a dit
que il ne faut jamais croire la femme.
Et
si on lui demande pourquoi, il répond
« parce que l’on m’a dit qu’elle est «
shaytana », elles sont très rusées
» et il te cite le hadith du Prophète disant que la femme est créée
à partir d’une côte tordue, si
tu veux la redresser, elle se casse, si tu la
laisses, tu reçois du mal, donc quoi
que tu fasses, tu es perdant !!
Et
le frère part avec cette idée,
même durant les premières semaines
de mariage. Normalement, pendant ces premières
semaines, il doit être heureux, se sentir
dans un autre monde et pourtant, tu le retrouves
quand même avec cette méfiance
et a’oudhou billâh ça ressemble
même à du mensonge parce que, d’un
côté, tu montres à cette
femme que tu l’aimes, mais de l’autre, tu as
toujours cette réticence à l’intérieur
par rapport à tes sentiments vis-à-vis
d’elle.
Et
en plus, Satan joue avec lui et il ne sait plus
comment réagir parce que, même
si un jour elle vient et lui fait un sourire,
lui, il va imaginer autre chose, il va se méfier,
penser qu’elle lui tend un piège. Il
va trouver des exemples en disant par exemple
que la première fitna de bani isra’il,
c’était les femmes. Il reprend cette
tradition, il la met dans un contexte qui est
différent et après, il vous dit
que n’importe quel problème qu’il y a
à la maison, c’est elle. Si on lui propose
de discuter, il te répond que c’est le
Prophète qui a dit ça, donc
le sujet est clos, il n’y a même pas de
discussion possible.
Et
c’est pour ça que dans un problème
de couple, il faut entendre l’époux et
l’épouse, car il se peut que l’épouse
puisse prendre le conseil alors que l’époux
refuse même de discuter. Là, on
sait que la base du problème vient de
tel ou tel côté.
Parmi
les plaintes qui reviennent souvent chez les
sœurs, il y a le mauvais comportement, le caractère
rustre de certains d’entre eux, leur façon
de parler. Il
y en a qui ne font pas la différence
entre le service militaire et la maison.
Des
sœurs se plaignent aussi du silence, leurs maris
ne discutent pas avec elles. Il y a des frères,
dès qu’ils rentrent à la maison,
ils ont un bon comportement, ils sont gentils
mais ils ne parlent plus, ils ne sourient plus.
Mais si tu les sors de la maison et que tu les
mets avec des frères, ils rigolent du
matin au soir.
Et
une chose très grave, une habitude qui
apparaît ces derniers temps, c’est le
fait de frapper sa femme. Même s’il y
a des versets qui parlent de cela, ils expliquent
aussi que, s’il faut en arriver là, il
y a une manière de faire.
Et
certains aujourd’hui ont pris l’habitude d’en
arriver là très rapidement ; le
frère ne fait plus la différence
entre une séance d’entraînement
de " kick boxing " et sa maison. Quand il rentre
de son entraînement, il termine son dernier
round sur sa femme au point de n’avoir plus
aucune limite pour se retenir et il devient
très brutal.
Et
il y en a même certains qui souhaitent
la mort de leur épouse...
Les
sœurs ont en général les mêmes
plaintes que celles citées au début
de la conférence.
On
remarque qu’il y a donc un genre de dilemme
dans ce que je viens de citer, c'est-à-dire
que les mêmes plaintes se retrouvent des
deux côtés. Il ne faut pas mettre
les torts, les problèmes d’un seul côté,
il faut être juste.
Lorsque
l’on parle des problèmes dans le couple,
il y a un mot qui revient souvent : les erreurs.
Le
Prophète a dit :«
Tous
les fils d’Adam font des erreurs mais les
meilleurs sont ceux qui commettent des erreurs
et se repentent. » [
Hadith
rapporté par Abmad et Tirmidhî
]
Et
cela est le but de cette conférence aujourd’hui.
Si
quelqu’un se retrouve dans l’une des situations
qui vont être citées, alors qu’il
se corrige, qu’il ait le courage de reconnaître
qu’il peut être dans l’erreur. Si
jamais, et je le souhaite, la plupart d’entre
nous peuvent dire qu’ils ne font pas partie
des catégories qui vont être citées,
alors al-hamdulillâh.
On
vous dit aussi que pour tout ce qui est dans
le domaine du pardon et de l’erreur, deux mots
généralement liés, on peut
reprendre une parole de Abi Dhaar
, un sahabi,
qui dit à son épouse en lui rappelant
une règle très importante :
«
Si tu me vois tomber dans la colère,
essaye de me faire sortir de ce moment de colère
en me rendant joyeux (et l’on sait que la femme
a sa façon pour faire sortir un homme
de cet état). Si je te vois entrer en
colère alors c’est moi qui t’en ferai
sortir en te rendant joyeuse. Sans ça
nous ne pourrons jamais rester entre nous. »
Il
faut que les deux s’entraident sinon, naturellement,
cela ne peut pas fonctionner. Donc,
à chacun ses erreurs, ses problèmes,
mais aussi à chacun ses fonctions et
il ne faut pas être étonné
si parfois on a la même fonction pour
l’homme et pour la femme.
Les
savants sont unanimes sur le fait que si la
communauté est ainsi touchée par
tant de problèmes, c’est parce qu’elle
est loin du Livre et de la Sounnah, qui devrait
être le modèle dans notre vie.
Au fur et à mesure que l’on s’éloigne
de ce modèle, on se perd.
Et,
si l’on revenait à ces deux moyens pour
mener nos vies, beaucoup de problèmes
se trouveraient résolus. Il est un fait
que le meilleur exemple que l’on ait, c’est
le Prophète .
On
a dit que c’est un art car c’est quelque chose
de vraiment très délicat.
Se
montrer doux vis-à-vis de son épouse
Le
cheykh Ibrahim Ad-Douwaich, un des chouyoukh
sur lesquels je me suis basé pour faire
cette conférence, dit que se montrer
doux vis-à-vis de son épouse est
l’un des meilleurs moyens et que pour se faire,
on a différents petits moyens, comme
appeler son épouse par des mots qu’elle
aime bien entendre, jouer avec son nom, lui
trouver un diminutif.
Ce sont des petits mots
qui changent de la routine. Le
Prophète
, et c’est Aisha qui
le rapporte, lui disait : «
Ya Aïsh
…». Cela
peut paraître tout simple et pourtant,
on voit que c’est difficile à mettre
en pratique.
On
peut aussi embrasser son épouse mais
sans systématiquement en venir à
l’acte sexuel.
Comme
le dit le cheikh, il ne faut pas que l’homme
soit comme une sorte de robot qui va au rapport
intime directement. Il y a des jeux intimes
avec son épouse mais qui restent en dehors
du rapport sexuel.
Aïsha
raconte que le Prophète venait
l’embrasser et qu’elle riait. Et il faisait
cela même en état de jeûne.
Et
il est vrai que ce geste a une valeur lourde
de sens. S’il l’a fait, c’est qu’il savait
que dedans, il y a un bénéfice
énorme. Il
ne faut pas s’enorgueillir et voir ça
comme une sorte de rabaissement devant sa femme,
ni être dégoûté de
ces choses-là, car cela dénote
un problème chez cette personne. Il
y a un hadith qui dit que tout ce que tu fais
est une aumône, même la bouchée
de nourriture que tu mets dans la bouche de
ta femme.
Le
Prophète , lorsqu’il mangeait avec
Aïsha , prenait là où elle
avait prit le morceau de nourriture. Malgré
la lourdeur de sa mission, il prenait le temps
d’avoir ces petits gestes envers ses femmes.
En
conclusion, on peut dire que tous les savants
sont d’accord pour dire que ce sont des gestes
qui comptent, surtout pour une femme. C’est
important pour deux choses. On gagne la satisfaction
d’Allâh car c’est une sadaqa que
l’on fait et on gagne aussi le cœur de son épouse.
Le
fait de laisser passer certaines erreurs dans
la vie de couple
L’être
humain commet des erreurs et il faut se dire
: si c’est moi qui avais fait cette erreur,
comment aurais-je réagi ? Aurais-je fait
le même scandale que celui que je ferais
contre mon épouse ? Certainement pas.
Par
exemple, si j’ai mon repas prêt dans un
plat et, sans le faire exprès, je le
fais tomber par terre, je vais dire que ce n’est
pas si grave. Mais si c’est mon épouse
qui le fait tomber, vais-je avoir la même
réaction indulgente ?
Et
pour des petites choses comme ça, il
y a des couples qui vont jusqu’au divorce ou
bien aux insultes. Il
faut donc apprendre à fermer les yeux
sur certaines choses. Il
faut se rappeler que certaines erreurs peuvent
venir de l’oubli, il ne faut pas en faire un
drame.
L’homme
a tendance à oublier que la femme est
un être humain comme lui, elle peut aussi
oublier. Si
lui sort travailler à l’extérieur
faire ses huit heures, elle, elle est dans sa
maison et travaille dans sa maison.
Il se peut
donc qu’elle oublie de faire certaines choses
car elle est très occupée entre
les enfants, la cuisine, le ménage, les
imprévus…
Un
frère est venu raconter que sa femme
a eu un problème de santé grave,
elle était paralysée du côté
droit de son corps. Il s’est retrouvé
seul pour s’occuper de la maison, des enfants,
de son travail….et il explique que ce n’est
que maintenant qu’il réalise que le travail
d’une femme est énorme.
Et
c’est vrai que nous les hommes, on a cette habitude
de dire à nos épouses en rentrant
le soir : « Mais tu n’as rien fait aujourd’hui
! ». Pour
comprendre, il faudrait inverser les rôles
un jour et faire le travail de sa femme et voir
si c’est si peu de chose qu’on le pense.
Le
travail de la maison n’est pas forcément
simple et il est alors normal que parfois la
femme oublie certaines choses et il est important
de temps en temps de la réconforter de
ce côté-là.
Il
y a une habitude qui apparaît chez certains
frères et qui consiste à se disputer,
à élever la voix pour des choses
qui ne vont peut-être jamais arriver.
Il ne faut donc pas rentrer dans ce genre de
discussions.
Le
cheikh ajoute que quelqu’un qui est en colère
est comme une
personne ivre, il ne sait pas ce qu’il fait,
ni ce qu’il dit. Il vaut mieux parfois quitter
l’endroit et laisser la personne pendant quelques
minutes se calmer, évacuer sa colère,
puis essayer d’introduire une discussion pour
sortir la personne de cet état.
Se
faire élégant pour son épouse,
même s’il y a des limites, que ce soit
pour la femme ou pour l’homme.
Il
ne faut pas faire quelque chose d’interdit.
Il faut donc savoir quelles sont les limites
à ne pas dépasser.
On
a demandé à Aicha ce que
le Prophète faisant en premier
en rentrant chez lui : il commençait
par le siwak.
Certains
savants disent qu’il se pourrait qu’il
nettoie sa bouche pour pouvoir ensuite embrasser
son épouse. Abû
Hureira rapporte que le Prophète
a dit :"
La
fitrah (la nature primordiale) comporte cinq
exigences - ou, selon une variante, il est cinq
exigences de la fitrah - : la circoncision, le
rasage des poils du pubis, le rognage des ongles,
l'épilation des aisselles et la taille
des moustaches ". [
Rapporté par El Jama'a ]
Tout
ce qui touche au problème des odeurs
est très important.
Il
y a une belle histoire au temps du calife Omar
ibn al Khattab :
Un
jour, un homme et sa femme sont venus chez le
calife qui, lorsqu’il a entendu la femme parler,
a compris qu’elle voulait se séparer
de son mari. Son mari était quelqu’un
qui ne prenait pas soin de son apparence. Omar
a pris l’homme et l’a envoyé pour
se laver, se couper les cheveux et les ongles…
et lorsqu’il est revenu, la femme a pensé
qu’il s’agissait de quelqu’un d’autre avant
de le reconnaître et elle changea d’avis
et retourna chez elle avec lui. Alors
Omar a dit : « C’est comme ça
qu’il faut faire; comme on aime bien qu’elles
le fassent pour nous, et bien il faut le faire
pour elles. »
Il
faut se satisfaire de son épouse et accepter
son épouse.
C’est
un point très important car beaucoup
de divorces arrivent à cause de cela.
Cela touche surtout ceux qui ont la maladie
du regard, qui ne savent pas baisser le regard
quand ils passent devant une femme ou une sœur.
Certains
hommes, même si tu leur donnes toutes
les femmes du monde, si jamais il apprend qu’il
en existe une qui vient d’apparaître sur
une île, il ira la chercher pour voir
si elle n’est pas plus belle que celles qu’il
a.
Et
c’est pour cela que certains frères n’arrivent
plus à se satisfaire de leur épouse.
Il ne faut pas enfreindre cet ordre d’Allâh
qui demande de baisser le regard. De plus,
c’est quelque chose de normal chez l’être
humain qui garde toujours ce besoin de renouveler.
C’est un des points qui nous touche le plus
car le frère pense qu’il va trouver mieux
chez une autre femme. Les chouyoukh chez qui
on allait étudier nous disaient que toutes
les femmes étaient les même mais
qu’elles ne l’étaient que si on choisit
la religion. Cela ramène à la
parole du Prophète qui dit que si
tu veux réussir ton choix, prends la
femme pieuse.
Il
faut baisser le regard car Satan la’anahu llâh
rentre à ce moment-là entre le
mari et sa femme ; de plus, on sait que toute
chose interdite, on a envie de l’avoir.
S’asseoir
avec son épouse, discuter avec elle,
demander des conseils sur certains sujets et
cela dès le début.
C’est
un moyen que l’on a pour mieux connaître
son épouse et un moyen pour elle pour
mieux connaître son époux. Un
cheikh précise qu’il faut s’asseoir avec
elle mais dans le bien, pas pour regarder un
film pendant trois heures ou autre.
Il
faut prendre l’habitude de rester chez soi avec
sa femme car le risque est grand de la perdre
si on passe tout son temps dehors. Il
ne s’agit pas de rester à la maison comme
un coq dans un poulailler, du matin au soir,
mais trouver un juste milieu. Certains frères
sont tout le temps dehors et ne rentrent que
lorsque tout le monde dort dans la maison, délaissant
femmes et enfants. Cela dénote un malaise.
Il
faut passer du temps à l’intérieur
de la maison car plus tard des problèmes
peuvent survenir, notamment pour les enfants.
Il
est aussi important de demander conseil à
sa femme, par exemple pour meubler la maison
ou la décoration intérieure, il
n’y a rien de rabaissant là-dedans. Ou
discuter de sujets religieux.
Il
faut aussi se confier à sa femme, dire
ce que l’on ressent face à une situation
particulière. Il ne faut pas perdre de
vue que la joie de ta femme dépend de
ta joie à toi. De plus, en lui parlant
d’un problème, il se peut qu’elle t’aide
à trouver la solution.
Le
Prophète , après le pacte
de Hudaybia, dut faire demi-tour vers Médine
alors qu’il était en route pour la Mecque.
Il ordonna de se défaire de l’état
de sacralisation en se rasant le crâne
et en sacrifiant les bêtes mais les Compagnons
étaient si peinés de ne pas pouvoir
rentrer à la Mecque qu’ils avaient du
mal à obéir.
Le
Prophète en parlant à Oum
Salama
à son retour à Médine
et elle lui dit de sortir, se raser les cheveux
et d’immoler la bête mais sans parler
et que les Compagnons
feraient de même
en le voyant. Et c’est ce qu’il se passa.
L’exemple
a donc été donné par une
femme. C’est pour cela qu’il faut écouter
sa femme, cela ne coûte rien et peut aboutir
à une solution.
Certains
frères ne parlent qu’avec des verbes
: « donne, prends, viens, regarde,…»
il
faut aussi faire attention à sa façon
de parler avec son épouse, c’est important.
Egalement,
se méfier de la routine car elle tue
le couple.
Il
faut profiter de ces moments où l’on
s’assoit avec sa femme pour dire de belles paroles,
la flatter sur sa beauté, lui faire des
compliments. Parfois la femme se prépare
pour son mari et lui, il ne remarque rien, comme
s’il passait à côté d’un
poteau. Pour la femme se sont des détails
très importants.
Péparation
du repas pour les invités
Lorsque
l'épouse prépare un repas pour
les invités, le frère, après
le repas, ne va même pas remercier sa
femme.
Par contre, si elle avait raté
quelque chose dans le repas, là il lui
aurait fait des remarques dès le départ
des invités.
Cela peut la peiner.
Rien
n’empêche, lorsque ta femme te fait à
manger, de lui faire une invocation, par exemple,
lui dire « Allâh yardé 'lik » (que
Dieu soit satisfait de toi )
ou autre.
Il
ne faut pas lui rendre la vie difficile et s’excuser
auprès d’elle.
Le
Prophète a dit que le musulman
ne doit pas détester sa femme pour quelque
chose qui s’est passé, mais si jamais
elle a un comportement qu’il n’aime pas, il
trouvera chez elle un autre comportement qu’il
agréera et c’est ce qui fait que le couple
tient.
Il
faut de la patience dans le couple car sans
patience, cela ne donne rien.
Il
faut montrer de l’affection et de l’amour pour
son épouse.
On
peut le faire par des paroles mais aussi par
des gestes. Il est bon de rappeler de temps
en temps à son épouse que l’on
tient à elle, qu’on l’aime, il n’y a
pas de honte à cela. Aicha
raconte que lorsqu’elle était en
état de menstrues, elle buvait et tendait
le récipient au Prophète
qui buvait en posant ses lèvres à
l’endroit où elle-même avait bu.
Il ne faut pas être dégoûté
d’avoir ce genre de gestes, ils ont leur importance.
S’unir
avec sa femme dans les actes d’adoration
 Faire
la prière, des invocations.
Il y a une
belle tradition rapportée par Abû
Hureira
qui dit que le Prophète
dit que :
"
Lorsqu’un homme se lève pour
prier, qu’il réveille sa femme en douceur
en lui jetant un peu d’eau sur la figure ou
que la femme qui se lève pour prier réveille
son mari de la même façon. "
S’amuser,
plaisanter avec son épouse.
Mais, toujours
dans les limites permises, pas dans n’importe
quoi.
La
préserver
Pour
terminer, lorsque celle-ci est fatiguée,
il faut la préserver, pas trop la charger
de travail, l’aider.
Il
faut prendre en compte ses sentiments, c’est
un être humain qui a ses faiblesses, qui
plus est lorsqu’elle est enceinte par exemple
ou lorsqu’elle a sa période de menstrues.
Il faut faire attention à ces choses-là
car certains évènements peuvent
changer le caractère, le comportement
de la femme. Il faut y être attentif et
la comprendre.
Le
Prophète disait à Aïcha
:
"
Je sais lorsque tu es contente de moi
et lorsque tu ne l’es pas. Elle lui demanda
pourquoi et il répondit que lorsqu’elle
était contente de lui, elle disait «
Par le Seigneur de Muhammad » et dans
le cas contraire, elle disait « Par le
Seigneur d’Ibrahim »."
Il ne faut pas l’insulter, la frapper,
lui faire du mal.
Lui
assurer des moyens d’existence corrects
Il ne faut pas être
avare avec elle (habillement,
nourriture, logement…).
Conclusion
Cette conférence est adressée
aux frères musulmans dotés de
sagesse et d’un bon comportement. Cela contribue
à faire un bon époux.
Les
moyens pour mener une vie de couple heureuse
sont entre nos mains et faire de cette vie de
couple un bienfait ou une prison, c’est aussi
entre nos mains et dépend beaucoup de
notre patience. C’est pour cela que le mariage
est aussi un acte religieux, un art, du temps,
de la patience, des concessions, comme
rester calme alors que l’on pourrait s’énerver.
Tout ce que j’ai dit sont des choses très
simples mais qui ont leur importance dans la
religion.
Discours du
frère Rachid
Haddach
(Audio
retranscrit à la demande de nos frères et soeurs malentendants
par l'équipe Sajidine)

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