De la même façon que l’adulte doit réserver à l’enfant une relation authentique, basée sur la confiance, l’amour, le respect de sa personne, l’enfant à son tour, par action réciproque, doit à son éducateur autant, sinon plus qu’il n’a reçu de lui, c’est à dire respect, bienveillance, dévouement, gratitude, obéissance…etc.

Tous deux doivent se lier pour agir sur ordre de Dieu (islam = soumission), sinon par amour de Dieu. Les liens doivent se tisser entre les êtres humains autour d’un Absolu Omniprésent et immuable, en vue de parfaire la société dans laquelle ils vivent. Telle est la conception islamique, qui met en avant des valeurs élémentaires, mais fondamentales pour une harmonie familiale et sociale.

 

Ce qui nous a amené à cette conclusion, c’est d’abord l’observation des relations établies et mises en œuvre par le Prophète de l’islam .

En effet, sa tâche première était d’éduquer tout un peuple inculte dans sa très grande majorité. De ces méthodes éducatives, sont nés des principes propres à la conception islamique ; il s’agit de la Sunna, usage qui complète le Coran.

La tradition prophétique nous enseigne donc, qu’à toute approche éducationnelle, il faut mettre en avant des règles équitables pour chaque individu qui reçoit le savoir : il s’agit de la justice, de la douceur, de la patience, du respect, de l’amour…, il ne peut en être autrement s’il l’on veut mener à bien l’éducation de quelqu’un. Ceci a fait l’objet d’un premier chapitre.

 

Dans le deuxième chapitre, l’objet de l’étude était de démontrer que l’islam considère l’enfant avec respect à tous les stades de son évolution et sans discrimination aucune.

Le respect que lui doit l’adulte, se traduit lors de sa conception intra-utérine (puisque le fœtus est considéré comme une âme, un être qui vit dans le ventre de sa mère), ainsi que lors de sa venue au monde (en célébrant sa naissance, en lui choisissant un prénom qui le valorise.)

Le respect vis à vis de l’enfant se traduit également dans la relation que l’adulte doit avoir avec les enfant-filles et les orphelins, qui tendent tous deux à être lésés (nombreux ont été les infanticides au temps de la jahiliya ou période préislamique.)

Toujours dans la seconde partie, nous avons tenté de prouver qu’il y avait une corrélation entre l’entente des parents de l’enfant et son épanouissement propre.

D’autre part, c’est du cercle familial qu’émanent les valeurs auxquelles l’enfant s’identifiera, c’est pourquoi l’islam préconise aux parents d’être de bons modèles pour leurs enfants, afin de les préparer non seulement à leur vie d’adulte, mais à la vie de l’au-delà, pour laquelle chaque individu est appelé, d’où une mise en oeuvre d’une discipline rigoureuse, mais juste, enluminée d’amour, de bienveillance et d’équité.

 

Dans le troisième chapitre, l’objet de notre étude était de démontrer que l’enfant à des devoirs à remplir envers ceux qui l’on éduqué.

C’est par reconnaissance pour Dieu de l’avoir crée, et par reconnaissance pour ses géniteurs de l’avoir procrée, que l’enfant doit se sentir redevable. Ses parents ayant particulièrement été éprouvés lors de son éducation. A son tour, il leur doit respect, bienveillance, surtout quand ils auront atteint l’âge de la vieillesse. Ainsi, l’islam bannit-il toute forme d’individualisme et d’égoïsme dans la relation à l’autre.

Les hommes de sciences, sont tout aussi recommandés par les textes saints, car ils diffusent le savoir qui permet de se rapprocher de Dieu. C’est dans ce sens, que les apprenants leur doivent également du respect, de l’obéissance et de la gratitude.

 

Pour élargir notre sujet, nous pourrions dire que si l’échec relationnel observé dans des milieux éducatifs arabo-musulmans est si perceptible, c’est à mon humble avis, que l’effort ou le djihad, pour rechercher la science n’a pas été effectué. Je dirai simplement que de génération en génération, un certain nombre de personnes issues de cette culture, vivent en se basant sur une tradition teintée de superstition et d’ignorance.

 

Alors si j’ai une invocation à faire auprès du Tout Puissant,  en ce mois béni du Ramadan, c’est que ce mémoire permette d'aider nos frères et sœurs dans l’éducation de leurs enfants, de leurs petits frères et sœurs, et de leurs élèves. Je souhaite pour notre oumma qu’elle soit la meilleure des communautés.

Les bonnes relations dans l’éducation, et la transmission des valeurs enseignées par notre bien-aimé Prophète Mohamed y contribueront, in sha'a Allah !

AMIN.

 

 

Cliquez ici pour revenir à l'accueil

Cliquez ici pour fermer la fenêtre