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L'éducation
est un aspect important dans notre religion,
pour ne pas dire le plus important ; elle est
le fondement, la
base
même sur laquelle notre communauté
va se reposer pour se constituer et se reconstituer,
par la transmission de nos valeurs et nos principes
aux générations à venir.
Malheureusement,
si nous observons autour de nous, nous remarquons
qu'il existe des
lacunes relationnelles
chez bon nombre d'entre nous (le non-respect
de l'enfant, la dissimulation des sentiments,
le manque de communication, le non-respect à
l'égard des parents et des éducateurs
en général), faute à l'ignorance,
sans doute. C'est pourquoi, en qualité
de parents, de frères et de soeurs aînés mais
aussi d'éducateurs, instruisons-nous, imprégnons-nous correctement de notre Din ( religion )
et transmettons
notre savoir à nos enfants, nos petits
frères et soeurs, nos élèves.
Faisons en sorte qu'il y ait communication,
respect, ouverture entre nous, qu'il y ait une
vraie transmission des savoirs, et qu'il y ait
aussi du respect, et de la gratitude envers
nos aînés, qui sont nos parents,
nos éducateurs, ce sera là un
signe d'un établissement de bonnes relations
éducationnelles dans notre Oumma.

Introduction
L'objectif
de cette partie est de faire un balayage global
sur les positions qu'adopte la pensée
islamique par rapport à l'éducation
de l'enfant, et ceci à la lumière
des textes saints (le
Coran et les récits prophétiques
ou Hadiths.) Notre
centre d'intérêt se situe donc
dans l'examen des principes relationnels utilisés
par le Prophète Mohamed
pour éduquer sa communauté.
Cette
analyse va nous permettre d'en extrapoler les
fondements et les appliquer, dans la mesure
du possible, à l'enfant. Mais avant cela,
il
serait intéressant de définir
rapidement le terme d'éducation, vu
par l'islam,
ainsi que de souligner dans le Coran, les versets
qui évoquent l'enfant et son éducation.
Définition
de l'éducation vu par l'islam
1)
Définition de la tarbiya ou l'éducation
Louis
Gardet définit l'éducation ainsi
: « La « tarbiya »,
« l'éducation » évoque
le sens général de «
cultiver », « faire croître
»,
si bien que ce terme appliqué au règne
animal, signifie également «
élevage »
tarbiyat el hayawan. Quand il désigne
l'éducation humaine, il a 2 synonymes
approchés : Ta'adib,
éduquer sans doute, mais en corrigeant,
en disciplinant, et surtout tahdib, éduquer,
former, avec une idée première
d'émonder ou de polir »
Nous
retrouvons une définition un peu plus
précise et complémentaire à
la première chez Hassan Amdouni,
impliquant au premier abord la notion de faire
grandir en « alimentant l'enfant d'eau
et de nourriture jusqu'à ce que son corps
se soit développé »,
en second lieu, il élargit la définition
avec l'expression "nourrit la raison, les sentiments de l'âme
dans le but de parfaire et de perfectionner
la personnalité."
Et l'auteur de conclure que
"l'islam prône une éducation
homogène de toutes les entités
de l'Homme : son corps, sa raison, son esprit,
ses instincts et ses sentiments, en combinant
harmonieusement les nécessités
de la vie d'ici-bas avec les aspirations à
la Vraie Vie de L'Au-delà"
En
effet, ce qu'il ne faut pas perdre de vue, c'est
l'inculcation de la notion de bien et de mal
relative à la notion du jugement dernier.
Très
jeune, l'enfant comprend qu'il y aura la vie
après la mort et qu'il y aura rétribution
ou châtiments selon les actes commis dans
la dunyia,
la vie d'ici-bas. Une fois responsable, l'adolescent
saura agir en connaissance de cause ; selon
un hadith,
« l'homme doit agir comme s'il allait
vivre éternellement, mais aussi comme
s'il allait mourir le lendemain. Son action
la plus banale doit comporter cette association
»
[ cité par Ben Hadj Salah Rachid
]
2)
L'importance d'une éducation religieuse
dès le bas âge
De
façon globale, dans la pensée
islamique, l'éducation est fortement
marquée par une empreinte religieuse.
Cette éducation consiste essentiellement
à transmettre à l'enfant, dès
son plus jeune âge, deux valeurs fondamentales
: la
foi et la connaissance
que comporte la révélation coranique.
« La vérité religieuse et
la vérité morale, sont indissociablement
liées, et il ne serait y avoir d'éducation
valable sans une formation de ce genre »
[ cité par Dominique Sourdel ]
A
la lecture de différents pédagogues
arabo-musulmans, ce qui domine lorsqu'ils évoquent
le thème de l'éducation, c'est
l'idée de modelage de l'âme, qui
doit être effectué dès la
plus tendre enfance.
C'est
ainsi que El Ghazali philosophe arabe du 12ème
siècle, affirme que «
l'enfant est un dépôt confié
aux parents, son âme pure est une substance
précieuse, innocente, dépouillée
de toute inscription ou image. Elle reçoit
tout ce qu'on y grave, elle s'incline là
où on l'incline »
[ cité par Gardet
]
Ibn
Khaldun va dans le même sens en affirmant
qu'apprendre pendant le jeune âge, c'est
comme graver sur du marbre.
En
effet, rien ne s'enracine plus fortement dans
l'esprit que ce qu'on a appris dans son enfance
: tout le reste se construira là-dessus.»
Pour
Iwan El Safa, l'inculcation des valeurs religieuses
(impliquant les valeurs sociales et morales)
dès la première enfance revient
en quelque sorte
à modeler l'âme,
nafs, « en considérant que l'âme
et ses facultés de pensées, afkar
al nufus, avant que l'on y inculque une connaissance
quelle qu'elle soit, est semblable à
une page vierge.
Si on y inscrit le vrai, el hak, l'âme
en sera remplie, et il n'y aura plus de place
pour le faux, el batl, qui sera rejeté
systématiquement par elle. Ainsi, ce
qui a été inculqué, refusera
toute idée contraire »
[ cité par Ben Hadj Salah Rachid
]

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