
Les
différences entre l’homme et la femme entraînent des différences de statut d’un
point de vue juridique:
Le témoignage
Dans certains faits
susceptibles de faire l’objet d’un témoignage, il faut soit le témoignage d’un
homme, soit le témoignage d’un homme et de deux femmes, conformément aux paroles
divines suivantes :
" [...] un homme et deux femmes d’entre ceux que
vous agréez comme témoins " [ Sourate 2 - Verset 282]
Ce statut ne
considère en aucun cas la femme comme un être inférieur, mais il tient compte de
sa prime nature. Elle a tendance à donner moins d’attention aux affaires de
meurtres et autres délits. De même pour la vente, l’achat ou autres transactions.
Etant souvent préoccupée par ses enfants ou autre il se peut qu’elle néglige
certains détails ou qu’elle oublie certains faits.
De plus, les
changements naturels qui s’opèrent sur son corps (allaitement,
menstrues,grossesse...) peuvent avoir de l'influence sur son témoignage. C’est
pourquoi, s’il y a une autre femme qui lui rappelle les faits, ce sera mieux
pour apporter la vérité et repousser l’injustice. La suite du verset ci-dessus
confirme cela :
" [...] en sorte que si l’une d’elles s’égare, l’autre
puisse lui rappeler " [ Sourate 2 - Verset 282 ]
Par conséquent, l’Islam
accepte le témoignage de la femme et ne le rejette pas catégoriquement.
L’héritage
Le Très Haut a dit
: " [...] au fils, une part
équivalente à celle de deux filles." [Sourate 4 - Verset 11]
L’Islam n’a
en aucun cas lésé la femme. Il lui a fait acquérir une personnalité juridique
bien définie. L’homme hérite la double de la part de la femme car il est de son
devoir de l’entretenir, de lui donner la dot et d’assurer la pension alimentaire
pendant la retraite de continence, alors que la femme en est dispensée. Donc le
partage de l’héritage suit une réglementation qui respecte les droits et les
devoirs de l’homme et de la femme.
Le prix du sang - ad-diyya - dans le
cas de l’homicide involontaire
Celui de l’homme est le double de celui de la
femme. Si la victime est un homme, c’est une grande perte pour sa famille qui
risque de ne trouver personne qui puisse la prendre en charge. Elle a ainsi
droit au double du prix de sang que celui d’une famille qui a perdu une fille
qui, n’est normalement pas tenue d’assurer les dépenses de quiconque et qui est
sous la charge d’autrui, son mari, son père, etc.
Note du Traducteur
: toutefois, la preuve testimoniale peut être administrée par une seule femme
honorable dans les faits dont les hommes ne sont pas ordinairement les témoins;
par exemple, l’accouchement, les menstrues, la retraite de continence, les
défauts secrets de femmes, etc.
‘Oqba Ibn Al-Harith rapporte: "J’avais
épousé Oum Yahya, la fille de Aboù Ihàb. Une esclave noire vint ensuite me dire:
« Je vous ai allaité l’un et l’autre ». J’allais rapporter la chose au Prophète
qui me dit
: “Mais pourquoi m’interroger puisqu’elle l’affirme?”
L’exercice du pouvoir
Il est du devoir de l’émir des croyants de
diriger la prière commune et de mener les guerres. La femme est incapable
d'assumer de telles responsabilités, et ce pour plusieurs raisons. Son émotion
et sa tendresse, sa faiblesse physique, son passage par des périodes de
grossesse, de menstrues et autres cycles naturels, que l’homme ne subit pas,
peuvent l’empêcher de prendre les bonnes décisions. De plus, il est interdit à
la femme de diriger la prière.
Le divorce
Du fait de sa sagesse
et de la perspicacité de son esprit, l’homme, en règle général montre plus de
patience que la femme. Il ne se hâte pas de prononcer le divorce sur le moindre
coup de colère. Il tient compte du fait que c’est lui qui subvient aux besoins
de sa femme et que c’est lui qui se charge de sa pension alimentaire pendant la
retraite de continence - etc. [...]
En vérité, le divorce est un bienfait pour la femme
musulmane et un aspect de sa valorisation, s'il la débarrasse ainsi d'une vie
insupportable en restant avec un mari tyrannique, inéquitable ou négligeant des
piliers de l’Islam. De plus la persistance des conflits de couple malgré
l’intervention des parents des deux côtés, ou l’absence d’amour, ou autres
causes qui rendent la cohabitation impossible font que le divorce est la seule
solution.
Le Très Haut a dit :
"Le divorce est permis pour
seulement deux fois. Alors, c’est soit la reprise conformément à la bienséance,
ou la libération avec gentillesse" [ Sourate 2 - Verset 229]
Après avoir
répudié sa femme, l’homme a le droit de la reprendre. S’il la répudie à nouveau,
il peut encore la reprendre. Mais, s’il la renvoie une troisième fois, elle ne
peut redevenir licite à son premier mari qu’après avoir contracté un nouveau
mariage et l’avoir consommé et avoir divorcé de lui ( le décès du second mari
donne aussi le droit au premier mari de la reprendre.) . Dans ce cas, elle peut
revenir à son premier mari avec un nouveau contrat.
Mohammad
Ben Jamil Zino

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