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Question
15 : Est-ce
que la femme peut célébrer la
prière collective à la mosquée
?
Réponse
:
Il
est permis à la femme de se rendre à
la mosquée et d'assister à la
prière collective, à condition
d'être ni provocante ni séductrice
(par sa façon de s'habiller, de se parer
et de se parfumer). L’Envoyé de
Dieu a dit :
"
N'interdisez pas
aux femmes de se rendre à la mosquée.
Toutefois, prier chez elles est préférable
".
Le Prophète a dit encore
:
"
Si vos épouses vous demandent
l'autorisation de se rendre, de nuit, à
la mosquée, donnez-leur l'autorisation".
A
mon avis, ce qui est préférable
et plus honorable pour la femme c'est de prier
chez elle. Il a été rapporté
qu'Oumm Hâmid as-Sa'idiya
s'est rendue
chez le Prophète et lui a dit
:
"O Envoyé de Dieu, j'aime faire
la prière avec toi" ; il a répondu
: "Je le savais, mais prier dans ta maison
est meilleur que prier dans la mosquée
de ton clan et prier dans la mosquée
de ton clan est meilleur que de prier dans la
mosquée collective".
Cheikh
Moûsâ Sâlih Charaf
Question
16 : La
femme peut-elle accomplir la prière en
portant des vêtements courts qui dévoilent
des parties intimes de son corps et en étant
maquillée ?
Réponse
:
Pour
que sa prière soit correcte, il est nécessaire
que la femme couvre ses parties intimes ('awra).
Dans la prière, les parties intimes de
la femme considérées comme 'awra,
c'est le corps tout entier, sauf le visage et
les mains.
L’habit
de la femme doit être non transparent
et ne doit pas dessiner les formes de son corps.
Il ne doit pas ressembler aux vêtements
des hommes. Si la couleur de la peau apparaît
sous le vêtement, la prière de
celle qui le porte n'est pas valable.
A
mon avis, l'exhibition des charmes de la femme
est illicite. La femme, véritablement musulmane,
a une morale et une religion qui la distinguent
des autres femmes. La religion islamique
lui impose la réserve, la retenue et
la pudeur. Quant aux femmes incroyantes, leur
morale ressemble plutôt à l'exhibition
et la séduction. Celle qui considère
que l'exhibition est licite est comme une incroyante.
Si
la femme qui exhibe ses charmes prie dans un
état qui ne respecte pas les règles
précédentes, sa prière
est caduque.
Cheikh
Moûsâ Sâlih Charaf
Question
17 : La
femme peut-elle être imam (guider la prière)
des autres femmes ?
Réponse
:
Oui,
il n'y a aucun mal à cela. Il a
été rapporté des propos
tenus par 'Aicha, Oumm Salama et Ibn 'Abbâs
qui vont dans ce sens. L'imam des femmes se
tient debout au milieu d'elles au premier rang.
Elle récite le Coran à haute
voix dans les prières dans le cas où
cela doit être ainsi.
Cheikh
'Abd al-'Aeiz Ibn Bâz
Question
18 :
Est-il
permis à la femme de célébrer
la prière du mort, dans la mosquée
ou ailleurs ?
Réponse
:
Si
elle assiste à un convoi funèbre,
la femme, tout comme l'homme, doit prier sur
le mort. Elle obtient la même récompense
que lui parce que les textes cités à
ce propos sont généraux
et n'excluent personne.
Les
historiens parlent des Musulmans qui prient
sur le Prophète , les hommes et
derrière eux les femmes. Il n'y
a aucun mal à cela. Il est même
souhaitable, si elle est présente au
convoi funèbre, de célébrer
la prière du mort avec les hommes.
Cheikh
Mohammad Ibn Sâlih al-Outhayrnin
Question
19 :
Est-il
autorisé à la femme enceinte de
prier assise ?
Réponse
:
Parmi
les rites de la prière, il y a ceux qui
doivent être célébrés
debout quand on en est capable. Dans le
cas contraire, il est permis de prier assis.
D'après le dire rapporté
par imrân Ibn Housayn :
"Je souffrais d'hémorroïdes
et j'en ai parlé à l'Envoyé
de Dieu (BSDI-) qui a dit : "Prie debout,
si tu en es incapable, prie assis, si tu en
es incapable, prie allongé sur le côté."
[
Rapporté par Boukhârî.
Dans sa version, an al-Nasâ'î a
ajouté : " Si tu en es incapable,
prie allongé sur le dos ; Dieu n'impose
à un homme que ce qu'il peut supporter
".]
Ar-Rafi'î
a dit : "On ne désigne pas par "incapacité"
seulement l’impossibilité d'accomplir
la prière debout, mais aussi la peur
du danger, de la noyade, de l'aggravation de
la maladie, la peur de souffrir d'énormes
difficultés, du vertige pour celui qui
est sur un bateau ». A ces dangers il
faut ajouter
la peur de perdre un foetus.
Ach-Châfi'î
a dit : "C'est l'incapacité de se
tenir debout si ce n'est avec un effort insupportable.
Celle qui a peur pour elle-même
en faisant d'énormes efforts afin de
se tenir debout, ou qui a peur pour son foetus,
est autorisée à prier assise.
Sa récompense n'est pas inférieure
à celle de celui ou celle qui a prié
debout, car elle a une excuse.
Professeurs
Hamza et Mâjid
Question
20 :
La
femme qui a ses menstrues ou qui vient d'accoucher
doit-elle faire la prière et le jeûne
des jours qu'elle a manqués ?
Réponse
:
La
femme qui a eu ses menstrues ou qui a accouché
doit rattraper les jours de jeûne qu'elle
a manqués, mais ne doit pas rattraper
ses prières, comme l'a rapporté
'Aïcha :
"Lorsqu'on
avait nos menstrues, il (le Prophète ) nous ordonnait de rattraper les jours
de jeûne manqués".
Le
consensus des savants ('ijmâ'a) est total
sur cette question, dans le sens où la
prière s'accumule et qu'il y a alors
difficulté à l'accomplir, contrairement
au jeûne. Dieu Exalté dit
: "
Il ne vous a imposé aucune gêne
dans la religion " [
Sourate 22 - Verset 78 ]
Toutefois,
il faut savoir que :
Si la femme a eu ses menstrues une fois que
l'heure de la prière est arrivée
alors qu'il reste une durée suffisante
pour accomplir la prière avant l'heure
de la prière suivante, mais qu'elle ne
l'a pas accomplie, cette prière reste
due et elle doit la rattraper.
Si elle s'est purifiée et qu'il reste
un temps suffisant pour prononcer takbîratou
al-ihrâm, elle doit accomplir la prière
du moment.
Si les règles se sont arrêtées
à l'heure de la prière de 'asr,
la femme doit célébrer la prière
de dhohr, ou à l'heure de 'ichâ',
elle doit accomplir la prière de maghrib.
Professeurs
Hamza et Mâjid
Question
21 :
Quels
sont les actes qui différencient l'homme
de la femme dans l'accomplissement de la prière
?
Réponse
:
Il
y a plusieurs actes qui différencient
l'homme de la femme dans l'accomplissement de
la prière:
1
- Les parties intimes de l'homme se situent
entre son nombril et ses genoux. Pour
la femme c'est tout son corps, sauf visage et
ses mains. On désigne par parties intimes
('awra), les parties du corps qui, si elles
sont découvertes, annulent la prière.
2
- Il est souhaitable que l'homme écarte
les coudes de son corps quand il est en position
de prosternation, car le Prophète
le faisait. La femme doit les rapprocher,
car c'est plus pudique.
3
– L’homme éloigne son ventre de ses cuisses
quand il est en position de prosternation car
le Prophète , "quand il est
en prosternation, écarte ses genoux de
son ventre" [
Rapporté par Mouslim ].
Dans une version rapportée par
Aboû Dâwoûd : "Quand il
est prosterné, si un animal le voulait,
il passerait (sous son ventre)". La
femme, quant à elle, rapproche les parties
de son corps.
4
– L’homme récite à haute voix,
lorsque cela doit être ainsi. La
femme, quand elle est imam des autres femmes
ou quand elle prie seule, récite à
haute voix, s'il n'y a pas d'hommes étrangers
présents, cependant à voix moins
haute que celle de l'homme. Elle récite
à voix basse, si des étrangers
sont présents.
5
- Quand l'homme veut attirer l'attention de
l'imam ou alerter un aveugle, il dit "soubhâna
Allâh". Quant à la femme,
elle tape dans ses mains. Le Prophète
a dit :
"Celui à qui il arrive
quelque chose durant sa prière qu'il glorifie Dieu, car quand il prononce le tasbîh,
l'imam y prête attention. Taper
des mains est réservé aux femmes" [
Rapporté par al-Boukhârî
]
Dans une autre version rapportée
par al-Boukhârî :
"Celui qui
a été touché par quelque
chose durant sa prière qu'il dise : Gloire
à Dieu (soubhâna Allâh) dans
le but de rappeler ou d'alerter. Taper
des mains pour les femmes consiste à
taper avec la paume de la main droite sur le
dos de la main gauche".
Il n'y a
aucun mal à répéter cela
si les causes se renouvellent, de la même
manière que le tasbîh.
Professeurs
Hamza et Mâjid

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