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Nous
avions parlé des droits d’Allâh
ainsi que des droits du Messager d’Allâh
, et aujourd’hui nous allons discuter des droits
des parents vis-à-vis de leurs enfants
et s’il reste du temps nous parlerons du droit
des enfants vis à vis de leurs parents.
Allâh a demandé à
chacun des parents et des enfants des droits
et des devoirs et chacun doit s’acquitter de
ses devoirs et attendre ses droits pour que
la joie, le bonheur puisse régner au
sein des familles et au sein de la communauté.
Nous
allons voir deux chapitres :
1-
L’importance de l’obéissance aux parents
et leurs droits :
C’est
un devoir, une obligation, un conseil, une prescription
et une recommandation d’Allâh .
Allâh
a ordonné, recommandé,
conseillé que l’on n’adore que Lui sans
rien Lui associer et d’être bienfaisant
avec les parents.
Allah
a mis côte à côte
Son droit avec celui des parents : juste après
avoir ordonné de L’adorer sans rien Lui
associer, Allâh a ordonné
l’obéissance et la bienfaisance envers
les parents.
L’obéissance
aux parents fait partie des actes les plus aimés
d’allâh .
D’après
Abdallâh ibn mas’oud :
«
J'ai demandé
à l'Envoyé d'Allah : Quelle est
la meilleure oeuvre ? " Il me répondit
: "Faire la prière à son
heure fixe". - ensuite ? Repris-je. "
Etre bon envers tes père et mère,
dit-il. Ensuite, répliquai-je. Le combat
dans la voie d'Allah rétorqua-t-il. »
[
Rapporté par Al-Bukhari et Muslim ].
Le
combat dans le sentier d’Allâh vient après l’obéissance
aux parents. Même des fois il est plus
recommandé de s’acquitter de l’obéissance
aux parents que du jihadu fî s-sabili
llâh.
Jâhima
est venu voir le Prophète
et lui dit:
« O Messager de Dieu ! je désire
m'engager dans le combat sur la voie d'Allah,
c'est pourquoi je viens te consulter. »
Il lui dit : « Ta mère est encore
en vie ? » Il dit : « Oui »
Il lui dit : « Demeures auprès
d'elle, car le Paradis est à ses pieds.
» [Rapporté par Ahmad].
Donc,
elle est même mieux que le Jihad.
L’obéissance
aux parents est une porte du Paradis et même
plus que ça, c’est une condition pour
rentrer au Paradis.
Le
prophète
a dit :
"
Le père est la
porte du milieu du Paradis, à toi de
choisir de la garder ou de la perdre. "
Un
homme est venu vers le prophète
et lui
a dit :
«
Ô prophète ! J’atteste
qu’il n’y a pas d’autre divinité digne
d’être adorée en dehors de Allâh
et j’atteste que tu es Son messager et j’accomplis
les cinq prières et m’acquitte de la
zakat et jeûne le mois de ramadhan. »
 Le prophète
lui répondit : «
si c’est ainsi, celui qui fait cela sera avec
les prophètes, les pieux et les martyrs
sauf s’il a désobéi à ses
parents.»
C'est-à-dire
que celui qui fait cela sans obéir à
ses parents, il n’a pas toutes les conditions
remplies pour rentrer au Paradis.
Et
là je m’adresse aux jeunes plus particulièrement
: faites très attention parce que l’on
ne joue pas avec les parents. On ne joue pas
avec l’obéissance aux parents. C’est
une des conditions pour entrer au Paradis. Tu
peux être le plus pieux des hommes mais
si tes parents ne sont pas satisfaits de toi,
tu n’as aucune garantie pour entrer au Paradis.
2-
Que doit-on faire pour être de bons musulmans
qui obéissent à leurs parents
?
-
Il y a le fait de leur obéir dans tout
ce qu’ils ordonnent ou tout ce qui est possible
tant que ça ne s’oppose pas à
la religion. Car la règle est : pas d’obéissance
aux créatures dans la désobéissance
au Créateur.
Allâh
dans le Coran dit :
«
Et si tous deux te forcent à M’associer
ce dont tu n’as aucune connaissance, alors ne
leur obéis pas; mais restes avec eux
ici-bas de façon convenable.…».
[
Sourate 31 – Verset 15 ]
Et
ça c’est très important pour le
musulman converti dont les parents ne le sont
pas. Ce n’est pas parce que les parents sont
non musulmans, ou ne pratiquent pas qu’il faut
leur désobéir. Il ne faut pas
leur obéir dans ce qui est contraire
à la religion mais il faut rester bienfaisant
avec eux.
-
Il faut montrer du respect et donner de la valeur
à ses parents et surtout pour celui dont
les parents sont encore vivants. Il faut leur
donner de l’importance car ils ont cette importance
et c’est allâh
qui leur
a donné cette importance.
-
Il faut être modeste devant eux, être
humbles, miséricordieux, avoir de la
compassion pour eux.
-
Il faut leur faire honneur que ce soit par la
parole ou par les actes en ayant un bon langage
envers les parents. Il ne faut pas appeler nos
parents par leur prénom. Il faut dire
: « abî », « oummî
» et pour les jeunes arrêtez de
les appeler le « daron » et la «
daronne ». Non ! Dis : « mon père,
abî », « ma mère, oummî
». N’appelle pas ton père par
son nom, ni ta mère. C’est eux qui t’ont
mis au monde, c’est grâce à eux
que tu es venu au monde.
- Il faut être bienfaisant avec eux avec
tout ce que l’on possède, tout ce qui
est à notre disposition.
-
Les soigner lorsqu’ils sont malades, les nourrir,
les vêtir…
Aujourd’hui,
c’est l’inverse, même s’il est riche,
il oublie ses parents. Il a une belle maison,
une belle voiture, mais son père et sa
mère ne montent jamais dans cette voiture
là. C’est fait pour les copains et les
copines.
Son argent il le dépense pour
ses copains dehors ou alors pour sa femme et
ses enfants et il oublie ses parents, alors
que c’est un devoir de s’occuper et de prendre
en charge ses parents. Tu n’as pas le droit
de donner la zakat à tes parents car
Allâh
te donne le devoir
de dépenser de ton argent et de t’occuper
de tes parents.
Il
faut les protéger, dépenser pour
eux, les aider, surtout à la maison.
Maintenant, les enfants mangent et laissent
la table comme elle est. Et la maman toute la
journée elle fait la vaisselle, elle
lave les habits, elle repasse mais les enfants
ne font rien à la maison. Ils mangent
et se mettent devant la télé et
le jour où sa mère lui demande
de faire la vaisselle il lui dit qu’il n’a pas
que ça à faire et il sort dehors
perdre son temps alors qu’il aurait dû
aider sa mère.
Le père aussi bien
qu’il soit fatigué, malade, âgé,
c’est lui qui va faire les courses et les enfants
ils sont à la maison ou bien en train
de faire des tours à droite et à
gauche. Comment
peut-on prétendre être des bons
musulmans ?...
Celui
qui a ses parents vivants à côté
de lui qu’il en profite. Quand il rentrera chez
lui aujourd’hui qu’il embrasse les pieds de
ses parents. S’il y a quelque chose entre eux,
qu’il demande pardon à ses parents. Ton
paradis et ton enfer c’est tes parents. Ne laissez
pas passer cette occasion.
«
…Si l'un d'eux ou tous deux atteignent chez
toi la vieillesse, ne leur dis pas «ouf»,
ne leur réponds pas avec brutalité
et tiens-leur un langage généreux.
Baisses pour eux l'aile de l'humilité
par miséricorde et dis : «Seigneur
! Aies-les en Ta clémence comme ils m'ont
élevé enfant. » [
Sourate
17 – Versets 23/24 ]
On
ne peut pas leur dire « ouf ». N’élève
pas la voix sur tes parents.
Maintenant
dans nos sociétés c’est le contraire,
c’est les enfants qui commandent les parents
et ce sont les parents qui baissent la voix...
Et il y a pire, il y a des enfants, comment
veulent-ils réussir alors qu’ils insultent
leur mère et qu’ils frappent leur père.
Quel bien peut-on espérer de cette personne
?
Alors qu’ils prétendent venir à
la mosquée faire la prière.
Comment
veux-tu qu’Allâh
soit
satisfait de toi
alors que tu désobéis à
tes parents, que tu as un mauvais comportement envers
eux. A l’extérieur, avec les gens avec
qui tu n’as aucun lien c’est la politesse et
le grand sourire, avec les copains et les copines
tu as un bon comportement et dès que
tu rentres à la maison tu es un autre
homme, tu es une autre fille. On ne te reconnaît
pas.
Le
prophète
est monté sur le minbar et a dit
amine trois fois. Les compagnons l’ont interrogé
et lui demandé pourquoi. Le prophète
a dit :
Jibril
alayhi assalam est venu me voir et m’a dit :
« qu’il soit humilié, éloigné
celui qui entend le nom du prophète sans faire de salutations
sur lui. » Le prophète a dit : amine. Puis Jibril a
dit : « qu’il soit humilié, éloigné
celui qui a ses deux parents vivants et qui
ne rentre pas au paradis. »
Qui
a fait l’invocation : c’est Jibril
.
Qui a dit « Amine » ? C’est le prophète . Comment peut-on
espérer du bien que ce soit dans dunia
ou bien al akhira pour quelqu’un sur qui Jibril a fait du’a et pour laquelle
le prophète a dit « amine » ?
Il
y a des parents qui disent que leurs enfants
ne les respectent pas, ne leur obéissent
pas. Ils ne les « calculent » même
pas.
S’il
vous plait, pour que cela soit pratique, cessons
de désobéir aux parents. Soyons
bienfaisants envers les parents et lorsque l’on
va rentrer aujourd’hui que chacun prenne son
père dans ses bras, que chacun prenne
sa mère dans ses bras. Leur embrasser
les pieds, la tête, leur demander pardon.
La
satisfaction d’Allâh dépend
de la satisfaction des parents et c’est le prophète qui nous le
dit dans un hadith :
« si tu veux qu’Allâh
soit satisfait de toi, il faut que tes parents
soient satisfaits de toi. »
Premièrement
parce que tes parents sont la cause de ta vie
ici bas. C’est un ordre d’Allâh . Et si tu veux que
Allâh
te récompense il faut que tu sois
sincère dans ton obéissance à
tes parents.
De
quelle façon ? Lorsque tes parents ne
sont pas musulmans ou bien s’ils sont durs envers
toi, ne font pas attention à toi, fais
du bien envers eux et espère la récompense
d’allâh .
Je
voudrais parler aussi des droits des enfants
sur leurs parents. Parce que parfois, parmi
les causes de la désobéissance
des enfants vis-à-vis de leurs parents
c’est que les parents ne s’acquittent pas de
leurs devoirs envers leurs enfants.
Quand
le père rentre à la maison c’est
comme si c’était un lion qui rentre à
la maison, les enfants se dispersent. Il n’y
a pas d’amour entre le père et ses enfants.
Quand le père rentre c’est comme si un
étranger rentrait.
Le
premier de ses droits c’est que tu choisisses
sa mère.
Tu
dois aussi lui donner un beau prénom,
lui faire sa ‘aqiqa le 7ème jour après
sa naissance. Tu dois t’occuper de son éducation
de son instruction et lui apprendre à
aimer et craindre Allâh ,
aimer et suivre Son prophète , à pratiquer la prière,
à avoir un bon comportement, à
être un bon musulman depuis son jeune
âge. N’attends pas qu’il ait 14,15 ou
18 ans, c’est trop tard. Il y a des parents
maintenant qui attendent que leur fils ou leur
fille atteigne l’âge de la puberté
et ils commencent alors à lui dire qu’il
faut faire la prière ou mettre le hijab.
Le prophète nous dit :
«
Ordonnez-leur de faire la prière à
7 ans et frappez-les à 10 ans. »
Il
ne faut pas les frapper fort, juste pour qu’il
sache qu’il a fait une bêtise, le fait
de délaisser la prière. Tu ne
le frappes pas comme tu veux. L’islam
t’apprend comment corriger ton enfant. C’est
ton devoir de l’éduquer et de le punir
mais pas brutalement, pas de n’importe quelle
manière.
Il
faut aussi être équitable entre
les enfants, entre les filles et les garçons
car le contraire engendre la jalousie et la
haine entre les frères et les sœurs.
L’histoire de Youssouf et ses
frères est un grand exemple.
De
l’âge de 10 à 14 ans, sois ami
avec ton fils et après il devient ton
confident. Consulte-le dans les affaires de
dunia ou de religion pour qu’il sente que tu
l’aimes. Certes tous les parents aiment leurs
enfants et tous les enfants aiment leurs parents
mais il faut qu’on l’apprenne, qu’on le pratique
pour que notre communauté soit unie.
Si les familles sont déchirées,
les enfants d’un côté, les parents
de l’autre, comment peut-on espérer que
notre communauté connaisse un essor,
qu’elle puisse évoluer ?
Il
faut que nous invoquions allâh en faveur de nos parents, qu’ils soient
vivants ou morts.
Sermon
donné par l'Imam Abou Younes

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