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Ceux
qui ont remarqué le titre m’ont posé
un tas de questions : le mari, la belle mère,
l’épouse ? Pourquoi pas le beau-père
? Qui vas-tu juger aujourd’hui ? Parce que c’est
aujourd’hui, le tribunal de la belle-mère,
de la belle-fille ou bien du mari ? Comme vous
le savez ces derniers temps on choisit des titres
un peu bizarres pour laisser à chacun l’occasion de réfléchir et de
se situer par rapport à ce que l’on va
dire plutôt que de ne s’occuper que d’un
titre.
C’est
un sujet très délicat et qui fait
très mal au cœur et ces derniers temps
beaucoup de conflits apparaissent dans nos familles
alors que normalement, on est toujours fiers
lorsque l’on apprend qu’un mariage va se faire,
on est toujours fiers lorsque deux familles
vont se rencontrer mais on est étonné
de comment cela se termine et aussi de ce qu’il
se passe avant que cela ne se termine. On va
être sincère aujourd’hui, on va
appeler ça une rencontre de sincérité
même si c’est vrai que l’on se doit mutuellement
le respect, mais on va parler sincèrement.
On
va parler sincèrement du mari, ce jeune
époux, de l’épouse, cette jeune
sœur, et des beaux-parents qui sont nos parents
wa al-hamdulillâh comme vous le savez.
Et on va essayer de dire la vérité
à chacun car chacun d’entre nous commet
des erreurs.
« Koullo bani adam khatâ»
«
Tous les fils d’Adam commettent des péchés.
»
Mais la porte du repentir est toujours
ouverte et il ne faut jamais penser qu’il n’y
a plus moyen de revenir en arrière, qu’il
n’y a plus moyen d’arranger les choses car comme
nous le dit Allâh :
«
[…] Et quiconque craint Allah, Il Lui donnera
une issue favorable, et
lui accordera Ses dons par [des moyens] sur
lesquels il ne comptait pas.[..] » [
Sourate 65 – Versets 2 et 3 ]
Celui
qui a une bonne intention, qui craint Allâh
comme il se doit et qui veut arranger les choses,
Allâh lui trouve toujours une issue à
ses problèmes. C’est pour cela que j’appelle
tous nos frères et sœurs mariés,
tous ceux qui vont se marier aussi afin qu’ils
sachent que fonder une famille ce n’est pas
quelque chose de facile et vous allez le voir,
vivre avec quelqu’un que l’on ne connaît
pas n’est pas une chose aisée alors qu'il
s'agit de son mari ou de son épouse,
que dire alors de ses parents ? Ce sont des
gens qui nous sont souvent étrangers.
Des fois il arrive que ce soient des proches
comme les fils ou filles de ta tante mais tu
restes quand même étrangère.
Donc à ce moment-là comment faire
pour vivre avec ces gens-là, toi, l’homme
ou bien toi, la femme.
Il
faut savoir aussi que maintenant lorsque l’on
parle de couple c’est une génération
assez jeune donc il y a des fois un manque d’expérience
ou bien des petits problèmes qui ne sont
pas vraiment compris. Il y a de grandes différences
d’âge étant donné que maintenant
entre la deuxième et troisième
génération par rapport à
la première et la deuxième il
y en a qui ne remarque pas qu’ils ont des beaux-parents
qui ont 70 ans et certains même 80 ans
!
Imaginez-vous déjà si moi qui
vous parle à mon âge, trente-sept
ans, mon père approche les soixante-dix
ans, alors que penser des jeunes avec qui le
décalage est d’une trentaine d’année,
que penser de ceux qui sont plus jeunes que
moi qui ont dix-huit, dix-neuf ou vingt ans,
qui se marient et qui ont un beau-père
ou une belle-mère de soixante-dix ans.
Cinquante années les séparent
!Ce
n’est pas facile, tu ne peux pas t’adapter comme
ça en dix minutes. C’est pour cela que
l’on va pousser nos jeunes à la réflexion,
pousser nos parents aussi à la réflexion.
C’est vrai c’est une conférence en français
mais chacun d’entre nous a une responsabilité
pour transmettre.
Je
n’oublierai jamais soubhan Allâh, fut
un temps il y avait un cheykh ici ,
qui était venu dans les années
80 et un jour il avait expliqué que la
vie de famille lorsqu’il y a des beaux-parents,
lorsqu’il y a une belle fille et lorsqu’il y
a un beau-fils, il nous disait d’imaginer si
on était dans un village et que la mère
se lève et sort le matin tôt et
passe devant la maison de sa fille, qu’est-ce
qu’elle dit ? « Ma fille tu as raison,
continue à dormir, il n’y a que les fous
qui sortent, il fait froid, repose toi bien
et occupe-toi bien de ton mari. » Et lorsqu’elle
passe à côté de la maison
de son fils, elle interpelle la femme de son
fils « ô mauvaise femme où
es-tu ? Les gens sont sortis, ils ont balayé,
ils ont nettoyé devant la maison, le
feu est déjà allumé pour
le repas et toi tu dors, et tu délaisses
comme ça ton mari ?… Qu’Allâh
te
donne ceci et cela.»
Quand
j’avais entendu cette histoire, Allâh
est Témoin,je ne devais pas dépasser
les douze, treize ans et ça m’est resté
dans la tête car il l’avait racontée
comme un genre de blague et je me disais que
c’était un peu exagéré.
Et au fur et à mesure des années,
avec tout ce que l’on entend ici au travail,
je me suis dis soubhan Allâh, ce cheykh,
, a donné le résumé
de ce que l’on entend en général
aujourd’hui. Il y a toujours du bien, comme
vous le savez, je le rappelle toujours lorsque
l’on fait des conférences, on n’est pas
là pour critiquer l’un ou l’autre loin
de là, c’est pour parler de nos faiblesses,
de nos erreurs. Il y a toujours du bien dans
la communauté et celui qui dit qu’il
n’y a pas de bien il est le premier à
être mauvais. Il y a du bien mais il faut
seulement restructurer les choses. Comme vous
le savez aussi, s’il fallait parler chacun de
sa belle-mère, chacun va donner un avis
différent.
Il
y en a un si tu lui dis de te parler de sa belle-mère,
il ne va même pas lever la tête,
il va te dire « hasbunâ llâh
wa ni’mal-wakil » (Allâh nous
suffit, Il est Le meilleur garant)! Tu vas te dire qu’il
y a un problème déjà…Tu
lui dis de te parler de ton beau-père,
il te dit « wa llâhi il n’y a rien
à dire, je ne sais pas ».
Si
tu demandes à un autre il va te décrire
quelque chose de positif, comme moi par exemple
si vous m’interrogez sur ma belle-mère,
je pourrais faire des éloges jusqu’à
demain matin. Mais est-ce que tout le monde
a cette belle mère là ? Qu’Allâh
la préserve.
Elle a toujours été
à la hauteur et je l’ai même prise
comme une mère car je n’ai pas ma mère.
J’ai trouvé quelqu’un de mature, une
personne qui des fois aurait pu faire des choses
bizarre mais soubhan Allâh elle a toujours
eu une retenue.
Alors que c’est une personne
convertie mais elle a pris l’éducation
qu’elle avait eu depuis qu’elle était
jeune et lorsqu’elle est entrée en Islam
il y a au moins une trentaine d’années,
elle a pris le comportement de l’Islam, la théorie,
pas les traditions, pas ce qu’on entend au pays
dans les villages et autre. Non, non, non !
Elle a pris ce que l’Islam dit.
Et
c’est ça un des gros problèmes
qu’il y a aujourd’hui dans nos familles. Il
ne faut pas fonctionner d’après la tradition
de un tel ou un tel, du village un tel, de la
nationalité une telle car à ce
moment-là on comprend que ça ne
donne rien dans la vie du couple. J’ai trouvé
aussi un beau-père, qu’Allâh
le
récompense, très mature, qui aurait
pu aussi s’immiscer dans la vie du couple, faire
un tas de choses, il est le père…il a
beaucoup de droits, mais j’ai vu une certaine
maturité, une certaine retenue. Et ça,
c’est une chose telle que si quelqu’un parmi
vous l’a entre les mains, il doit beaucoup louer
Allâh . Parce que sinon c’est
un manque et c’est très important d’avoir
des beaux-parents à la hauteur. Et il
y en a wa al-hamdulillâh mais des fois
c’est l’inverse.
On
va essayer de rappeler à chacun d’entre
nous qu’arrivera un jour où va se passer
deux choses :
Soit tu vas mourir, toi la mère, toi
le père, tu vas devoir rencontrer Allâh
et tu vas devoir répondre de tout ce
que tu as fait sur terre, même la plus
petite injustice vis-à-vis de ceux qui
étaient sous ta responsabilité
et tu seras aussi récompensé pour
tout le bien que tu as fait. Donc fais attention.
Et pourquoi je fais cette remarque, c’est parce
que dès que l’on est beaux-parents, on
a un certain âge et plus on avance en
âge et plus on se rapproche de la mort,
c’est un peu normal. Pour les jeunes c’est la
même chose, ce n’est pas parce que vous
êtes jeunes et là Shaytan il se
joue de vous d’une autre manière, ce
n’est pas parce que vous êtes jeunes que
vous devez vous dire que tout va bien, qu’il
y a le temps de se repentir et autre. Non !
La mort ne prévient personne parmi nous,
comme on le rappelle toujours.
Ce couple qui se plaint ne doit pas oublier
qu’un jour il va devoir à son tour être
beaux-parents. Donc tous ceux que tu accuses
aujourd’hui, un jour tu auras la même
place, tout ceux dont tu fais l’éloge
insha Allâh un jour tu vas prendre
leur place et on espère que tu feras
comme eux alors…Vous voyez soubhan Allâh
la Terre comment elle tourne, vous voyez ce
que fait le temps ?
C’est
pour cela que je pousse nos jeunes à
la réflexion et de voir ce qu’est le
mariage car comme vous le savez, qui dit mariage,
dit acte d’adoration, qui dit acte d’adoration
dit pacte et tu dois honorer ce pacte jusqu’à
la fin de ta vie. Donc tu dois faire très
attention et c’est pour cela que ce n’est pas
facile.
Cette coexistence pacifique à
l’intérieur de cette famille, elle n’est
pas facile, elle est semée d’embûches
et Shaytan est au courant et sait qu’il y a
des bénéfices quelque part. Il
sait qu’il y a parfois de très grands
bénéfices par rapport à
la manière dont tu vas parler à
tes beaux-parents, si par exemple il y a un
débat, est-ce que tu vas t’énerver,
élever la voix, lever la main, comme
il arrive à certains des fois.
Comment
réagis-tu, comment parles-tu ? Donc on
te dit de faire attention. Ta belle-mère
est comme ta mère et ton beau-père
est comme ton père. Il y a un respect
incroyable à avoir et à garder.
Mais
on va voir qu’il y a des limites parfois que
l’on franchit ou bien il arrive que l’on joue
sur les mots ou que l’on profite un peu de certaines
situations et comme vous le verrez il y a des
limites qui sont donc dépassées
et même des fois des petites menaces par
ci par là ou autre. Et en général
lorsque tu convoques ces personnes, beaucoup
d’entre elles lorsqu’elles viennent pour une
médiation elle te disent :
-
« tu
es qui toi ?» -
« Je suis l’Imam.» -
« Qu’est-ce que tu veux ?» -
« Voilà ton beau-fils ou ta belle-fille
nous a appelé pour arranger les choses,
pour discuter… » -
«
Ce ne sont pas tes affaires !»
A
ce moment là on vous dit que si ce genre
d’épreuves ne sont pas travaillées,
que rien n’est corrigé, que vous ne voulez
pas discuter, alors comment voulez vous arranger
les choses ? Qui est- en face de toi ? Ton fils
ou bien ta fille, celui que tu as éduqué
depuis qu’il est petit jusqu’à un moment
où tu as envie qu’il continue le reste
de sa vie heureux et que toi en tant que parent
tu sois aussi heureux.
Nous
allons aussi essayer de discuter de situations
qui sont un peu bizarres mais qui ont été
vécues. On a eu beaucoup d’histoires
qui nous ont été rapportées
durant toutes ces années où l’on
a travaillé un peu dans ce domaine et
vous allez voir que parfois ce n’est pas très
beau à entendre. Ca peut étonner
ou faire rire certains mais le but n’est pas
là.
Aujourd’hui
je vais parler du côté le plus
négatif, parce que ceux qui sont bien
entre eux, al-hamdulillâh je n’ai pas
besoin d’en parler. Mais je veux parler des
erreurs qu’il y a. Des fois, lorsque tu discutes
avec certaines belles-mères qui nous
rendent visite tu les entends te dire : «
oui effectivement je l’avoue, je suis mauvaise,
je suis même méchante mais ne me
jugez pas comme ça. Il y a un manque
de respect de la part de ma belle-fille. Il
y a un manque de respect dans la manière
de parler, dans la manière de regarder…»
Pourtant
la belle-fille ne doit pas oublier une chose,
c’est qu’en face de toi il y a qui ? La mère
de ton mari ! Celui avec qui tu es sensée
faire du bien, alors tu dois continuer à
faire du bien vers cette personne qui est au-dessus
de lui et que lui-même sait qu’il est
sur Terre parce qu’il a eu une mère et
un père qui sont la cause de cette présence
avec la volonté d’Allâh .Et
toi tu viens et tu ne remarques pas ce que tu
es en train de faire, tu attaques justement
ce qu’il a de plus cher, sa mère
! Comment
veux-tu alors que le mari accepte ça
de n’importe quelle manière ou façon.
C’est illogique et ça, c’est déjà
une première erreur bizarre.
Même
si des fois la belle-fille pense qu’elle a raison,
le respect doit quand même rester. Tu
n’as pas le choix. Tous ceux qui veulent revenir
aux conférences qui parlent du respect
des parents ils remarqueront que ton père,
ta mère, wallâhi même si
des fois ils sont en tort et que tu veux leur
parler, est-ce que tu vas lever la main sur
ta mère, est-ce que tu vas lever la main
sur ton père ? Non ! Impossible. Jamais
de la vie. Un vrai musulman ou une vraie musulmane
ne lèvera jamais la main sur ses parents.
Donc si on te dit en Islam que ta belle-mère
est comme ta mère jamais tu ne pourras
lui manquer de respect, lever la main sur elle
ou quoi que ce soit. Et aujourd’hui on a entendu
des disputes, des bagarres entre la fille et
la belle-mère qui en viennent même
aux mains quand c’est une belle-mère
qui est encore jeune, à peine cinquante
ans. Il y a aussi les insultes : "vieille",
"vielle peau", elles ont bien appris
les petits mots et elles viennent et disent
ça au visage de la mère ! Impossible
! Interdiction totale ! Le respect doit rester.
Certaines
belles-filles aussi profitent de la belle-mère.
Il y a des belles-mères qui nous disent
«c’est vrai que j’ai changé vis-à-vis
d’elle mais c’est parce qu’elle me prenait pour
la bonne poire… Je suis mauvaise pour tout le
reste mais pour tenir les enfants, je suis bien…»
Et
voilà, la maman n’est là que pour
le travail de l’autre.
D’autres
nous disent « je suis mauvaise, mais je
suis bien pour manger. Et oui,deux ou trois
fois par semaine ils viennent pour manger à
la maison. Tout le monde est content, pour ça,
je suis bien...» Soubhan
Allâh regardez déjà comment
en face de vous vous avec une personne dont
vous pensez qu’elle n’a pas de réaction,
qu’elle ne remarque pas, alors qu’elle a compris
mais elle ne parle pas.
Et ça c’est une
erreur, il faut parler.
La personne elle enregistre
et voit ta façon de fonctionner, c’est
comme ça les beaux-parents, ils voient
souvent ton fonctionnement, ton caractère.
Même si des fois il y a des parents qui
avouent « je n’ai pas besoin de ce beau-fils
ou de cette belle-fille, j’ai toujours vécu
à l’aise wa al-hamdulillâh… »
mais ils veulent voir côté respect
jusqu’où tu es capable d’aller, ce que
tu es capable d’apporter, jusqu’où tu
peux aider.
Montrer des traces d’affection, d’amour
qui prouvent que tu respectes la personne.
Et
puis on verra après qu’il y a un juste
milieu des deux côtés mais au moins
fais le pas.
On
entend aussi : « je profite, mais je ne
dois rien ». Il y a pleins de sœurs qui
me disent lors des médiations avec la
belle-famille : « moi je suis mariée
avec son fils, ça m’est égal si
les enfants ne voient pas leur grands-parents
!
» Soubhan Allâh ! Même si
tu sais que chez les grands-parents ils vont
entendre parler de religion ?
Parce
que al hamdulillâh il y a des familles
qui sont pratiquantes masha Allâh.
Le grand-père il va peut-être apprendre
ou donner des choses à ses petits enfants
que même les parents ne peuvent pas donner.
Ne serait-ce que le jeu. Combien de fois les
enfants passent une heure ou deux heures à
jouer avec le grand-père alors que toi
tu es là à être fatigué
ou à avoir du travail. Des fois les grands-parents
donnent des choses que l’on n’est pas capables
de donner. Ils ont un rôle à jouer.
En fait ils ont une patience qui est très
bizarre ; ils ont éduqué tabârak
Allâh pendant des années des enfants
et ils sont heureux, ils sont fiers de cet aboutissement
de leur éducation qu’ils voient se réaliser
dans le mariage de leurs enfants. Et l’on sous-estime
cela.
D’autres
nous avouent et nous disent que pour elles,
la belle-fille, c’est une rivale. Ce qui veut
dire que la belle-mère est directement
aux aguets, elle surveille sa belle-fille. Et
si tu vas voir du côté de la belle-fille,
qu’est-ce qu’elle te dit ? « C’est vrai
je l’ai senti parce que depuis que je me suis
mariée avec son fils, elle me suis partout.
Elle est toujours derrière. Toutes les
cinq minutes elle téléphone à
son fils pour savoir ce qu’on fait, où
on va… » On
te dit chère sœur que tu ne pourras jamais
rivaliser avec ta belle-mère et ça
je vous le dis à l’avance si vous voulez
partir à la guerre, tu ne pourras jamais
rivaliser et tu sais pourquoi ? Parce qu’elle
reste une mère. Le choix n’est pas à
faire, ça n’existe pas chez nous dans
la religion.
Et on va voir ce point parmi les
erreurs qu’il y a parce que des fois il y a
des sœurs qui remarquent qu’il y a une rivalité
alors la sœur vient un jour voir son mari et
lui dit : « Tu choisis : ta mère
ou moi.» Je vous assure que pour moi cette
sœur c’est une suicidaire, une kamikaze… ! Tu
crois que ton mari il va lui dire « y’a
pas de problème : « Allo el walida
(maman),
tu dégages parce que je viens de faire
un choix et vu les investissements, les pertes
et tout c’est ma femme que je choisis » A’oudhou billâh ! Wallâhi,
jamais de la vie ! Un frère qui craint
Allâh
ne pourra jamais. Et une sœur qui
craint Allâh
ne pourra jamais venir demander
ce genre de chose. Elle ne fera jamais cela.
Mais il y en a qui le font car elles pensent
que c’est une affaire de rivalité mais
ça ne marche pas de cette manière.
C’est
pour cela que l’on te dit lorsque l’on parle
de ces petites erreurs c’est parce que toi la
belle-fille, tu as un certain vécu, il
y a des choses que tu connais et que la belle-mère
ne connaît pas. Tu as peut-être
vécu chez toi à la maison d’une
certaine manière et tes beaux-parents
ne le savent pas. Il y a des fois par exemple
des belles-filles qui oublient qu’elles ont
vécu d’une manière un peu "tranquille", "gâtée",
encore plus si c’était une fille unique.
Alors il faut comprendre pourquoi il peut y
avoir des problèmes assez graves. Quand
tu as une fille unique à la maison avec
que des garçons, il arrive que cette
fille ce soit la reine de la maison, il ne faut
pas la toucher. S’il faut travailler dans la
cuisine, non, laissez-là miskina (la
pauvre), toujours miskina, faut pas la toucher,
faut pas s’approcher, faut pas lui faire…Et
puis du jour au lendemain elle se retrouve belle-fille
dans une famille de quinze ! "elle meurt,
elle est
avalée, wallâhi elle va être
avalée" !
Parfois
le mari est tout content d’aller voir sa mère
avec sa femme et il part plus tôt pour
pouvoir l’aider et là elle tombe la pauvre.
Et
c’est là que les excuses commencent :
« je ne peux pas aller chez ta mère
» « Et pourquoi ? » «
Je ne me sens pas bien… » « Mais
il y a cinq minutes tu allais bien ! »
Et la guerre commence… Qui va faire la part des
choses ?
Des
fois, la connaissance religieuse n’est pas la
même et on a beaucoup de parents qui ne
connaissent pas comme nous la religion. Ils
ne savent pas. Et s’ils ne sont pas formés
en religion, comment vas-tu fonctionner ?
Alors
tu entends des belles-filles dire que leur belle-mère
est une égarée, une innovatrice,
ma
belle-mère ci ma belle-mère cela
! Peut être,
je dis, tu as peut-être raison, mais en disant
cela de cette manière, en critiquant
ta belle-mère ou ton beau-père,
qu’est-ce que tu as gagné ? Est-ce que
tu as arrangé quelque chose ?
Jamais
! Tu n’as rien arrangé, parce qu’elle
restera dans la même
situation. Alors essaye de trouver le moment
opportun, le moment idéal pour aller
lui parler mais d’une certaine manière.
Deuxièmement
on t’a dit que tu ne connais pas le caractère
parce que tu viens d’entrer dans cette famille,
tu es nouvelle. Essaye alors les premières
semaines, les premiers mois de rester silencieuse,
de scruter, d’observer, essaye de voir comment
il est ce caractère, comment elle est
la belle-mère. Pourquoi ?
Et
bien ça va me permettre d’introduire
le sujet de la belle-mère car jusqu’à
présent je n’ai parlé que de la
belle-fille.
Il
arrive des fois que nos belles-mères,
qu’Allâh les guide, le jour où
elle viennent pour demander la fille de quelqu’un,
elle vient avec ses meilleurs côtés,
hajja mâsha Allâh ! Habillée
tout en blanc, la
politesse, que de belles paroles, tout masha
Allah. Alors la maman de la fille
elle a honte devant elle et ne peut lui refuser
sa fille, d’autant qu’elle lui en a fait un
éloge incroyable ! La fille mesikina quand
elle rentre et voit la future belle-mère,
masha Allâh, elle n’en croit pas ses
yeux, impossible, elle ne parle même pas
! Et si elle parle, que pour dire du bien
! Parce que le fils il sait très bien
que sa mère, surtout si c’est une nerveuse,
elle peut tout casser ce jour là pour
un seul mot qu’elle va lâcher ! Donc
avant d’aller voir la famille de la fille, le
garçon supplie sa mère de se taire
et de se contenter de demander la main de la
fille sans poser aucune question !
Il
y a un frère qui m’a appelé un
jour et me dit que sa mère lui a cassé
son projet de mariage. Quand j’ai reçu
sa mère pour essayer de comprendre les
choses, qu’est-ce qu’elle me dit ? Qu’elle est
allée voir la famille et quand la fille
est rentrée dans la pièce, en
fait elle ne parlait pas un mot d’arabe. Et
là elle qu’est-ce qu’elle me dit ? «
Comment j’allais parler avec elle moi après
!!! » Je lui réponds « mais
elle va se marier avec ton fils hajja, et puis
il va lui apprendre petit à petit »
Mais elle n’a rien voulu savoir…
Regardez sur
quoi elle s’est basée ! Elle n’a pas réalisé
que les jeunes d’aujourd’hui ce n’est pas comme
avant.
Alors les belles-mères sont étonnées
car elles pensent qu’elles vont avoir une belle-fille
comme elles ont été. Parce que
nos mères et qu’Allâh les récompense,
on n’arrive même pas à la hauteur
de leurs chevilles. Elles ont subi ce qu’elles
ont subi et d’une manière très
silencieuse. Nos pères, pour certains
d’entre eux, ont eu un caractère très
dur, ils en ont fait « baver » à
nos mères. Et nos mères sont restées
patientes. D’autres ont été très
gentils, ont fonctionné vraiment bien.
Il y a des mères qui pleurent encore
quatre ans après la mort de leur mari.
C’était un drôle de couple les
anciens. C’était un coupe très
rare, on ne retrouve plus ce genre de «
marque » aujourd’hui. Et c’est pour ça
que la mère miskina elle a peut-être
une bonne intention, elle voudrait bien que
sa belle-fille soit comme elle était.
Mais ça c’est impossible,
ou alors c’est
très rare.
Et
là c’est déjà une erreur
qui se fait à ce moment là, un
jugement qui se fait. Et on ne peut pas. Chaque
génération a sa spécificité.
Il faut garder ça en tête et vous
les maris il faut le dire à vos mères,
à vos pères et les sœurs la même
chose. Chaque époque a une spécificité
incroyable, souvent qu’on ne peut même
pas imaginer.
Il
y a aussi des fois des belles-mères qui
veulent avoir un regard sur tout. Si le fils
a eu le malheur de ne pas appeler durant 24
heures, il est mort !Sa mère l’appelle
le matin : « où tu étais,
qu’est-ce que tu as fait ? Pourquoi tu n’as
pas appelé ? Elle t’a aveuglé
?… » Et le frère meskine, il est
là entre deux. Qu’est-ce qui se passe
alors…
On dit à nos belles-mères
que pour la vie de couple on peut donner des
conseils, mais l’ingérence ça
doit être très bien compris. Même
les maris ne comprennent pas ça. Même
nos parents font des erreurs. On doit respecter
chacun dans son environnement.
Une
fois que ton fils s’est marié ou que
te fille s’est mariée, il y a un nouveau
responsable. Qui reprend la tutelle ? Qui devient
le « walid » (le père) dans
le couple là ? C’est le mari. Et il a
un sale rôle, vous allez le voir après.
C’est le mari qui devient un régulateur,
et à ce moment on ne peut pas laisser
chacun rentrer dans la vie de l’autre ! Jamais
!
Tu peux conseiller ton fils ou ta fille mais
tu ne peux pas être celui ou celle qui
va s’ingérer dans leur vie pour un oui
ou pour un non et demander tous les rapports,
tous ce qu’il se passe, ce n’est pas faisable
je vous assure. On ne peut pas le faire de cette
manière là et c’est ce qui a crée
de graves problèmes ces derniers temps.
Les gens commencent au fur et à mesure
soubhan Allâh à venir et à
vouloir savoir même ce qui se passe dans
le lit conjugal. Et des fois on a des frères
qui nous appellent et nous passent leur mère
qui nous demande si c’est interdit qu’elle demande
à son fils s’il va faire un enfant. On
lui dit : "non ce n’est pas haram si tu
lui demandes comme ça mais si tout les
jours tu vas chez lui et tu demandes : «
Alors ? Vous avez fait quelque chose ? »,
là tu n’as pas le droit". On ne
peut pas parler de ses relations en Islam, c’est
haram, on ne peut pas, qu’Allâh vous accorde
Sa satisfaction, même pas la mère
avec sa fille. On ne peut pas, on ne parle pas des relations intimes.
Il y a des hadith très graves dans ce
domaine là.
Il
y a des belles-mères qui lorsqu’elles
demandent les rendez-vous que le mari a ou que
sa belle-fille a, qu’est-ce qu’elle fait ? Par
exemple elle sait que sa belle-fille doit sortir
le lendemain à 15h, elle appelle son
fils une heure avant pour lui dire qu’elle arrive.
Si le fils lui dit « mais on doit sortir…
», sa mère lui dit « tu n’as
pas honte, tu dois sortir justement le moment
où je te dis que je viens !!! ».
Il
y a même des frères qui nous appellent
pour nous demander : "qui passe avant,
ma
femme qui attend son rendez-vous depuis trois
semaines et moi qui ait pris congé exprès
ou bien ma mère ? " Et il y en a
soubhan Allâh qui n’osent rien dire et
qui sont entre deux feux et on va voir ça
aussi.
C’est
très grave parce qu’il y a des personnes
qui n’imaginent pas que déjà,
venir avec cet esprit un peu malsain, ça
ne se fait pas en Islam. C’est grave parce que
l’intention n’est pas bonne et que les actes
ne valent que d’après leur intention.
On
sait qu’il y a alors des histoires très
bizarres qui commencent à ce moment là
et c’est normal. La belle-fille, ça reste
un être humain, elle est toute contente,
elle s’est préparée pour passer
une journée avec son mari, un pique-nique
ou deux trois jours de vacances avec son mari
et
il y a la belle-mère qui arrive et qui casse
tout… Ce n’est pas normal.
Il
y a aussi des belles-mères qui se permettent
de critiquer la belle-fille devant le fils.
Ou alors l’appeler par des surnoms devant le
mari : « elle est où la tordue
? Elle est où la pierre ? » Tu
entends des mots incroyables en dialecte et
autre. On ne peut pas, il faut qu’il y ait un
certain respect. On ne peut pas critiquer quelqu’un,
aucun être humain n’aime qu’on le critique
comme ça ouvertement. On n’aime pas ça
parce que l’on reste des êtres humains
et parce que la personne va estimer directement
que c’est rabaissant. Toutes
ces remarques lorsqu’elles sont dites l’une
derrière l’autre, après une semaine,
deux semaines, trois semaines comment veux-tu
que la personne continue d’accepter l’autre
personne. C’est très rare.
La
belle-mère doit aussi savoir que son
fils ou sa fille n'est pas parfait. Il faut
que nos belles-mères le sachent, elles
doivent le savoir. Pourquoi ? Parce que des
fois, nos jeunes ont une manière de parler,
ils ont une manière de fonctionner parce
qu’ils en ont hérité chez eux
dans leur famille, alors comment elle va faire
la belle-mère ? Au lieu de patienter
de se dire qu’ils sont encore jeunes, qu’ils
vont changer, non, elle met de l’huile sur le
feu et ça n’arrange rien du tout.
Des
fois aussi la belle-mère n’accepte pas
le mode de vie de sa belle-fille. Des fois la
belle-mère, à chaque fois elle
vient chez le fils: « qu’est-ce que tu
as mangé aujourd’hui ?». Et vous
savez les couples d’aujourd’hui ce sont des
couples « light », tout le monde
veut maigrir même le chat ! Alors l’épouse,
comme elle est de l’année 2008 et que
son mari c’est aussi un 2008/2009, vous savez
… ce
n’est plus l’autre génération
où tu rentres chez la « walida
» (maman) la pauvre qui prépare le plat
de un mètre circulaire de lentilles pour
trois semaines, bien congelé en paquets,
tu
rentres, tu n’as pas le choix, tu t’assois et
tu manges ! Aujourd’hui le mari est au travail
et sa femme toute contente l’appelle
et lui demande: -
«
je te fais un coulis de sauce » !? -
«
Oui » -
«
Tu la veux gratinée ou pas gratinée
? » -
«
Gratinée oui »… -
«
Et tu la veux comme ci ou comme ça ?»…
-
«
Oui je préfère comme ci… » -
«
Et le poivre tu le veux doux ou aigre-doux ou
… »
Alors,
imaginez-vous la scène … la femme, version
2008, elle est tout contente, elle a été
dans un magasin spécial pour acheter
une petite brindille, vous savez que l’on met
sur l’assiette au bord avec le coulis de sauce,
et elle te met un petit morceau de steak, 4
cm de côté sur 4 parce que ça
se coupe avec un genre de petit carré
métallique. Elle le coupe, elle le pose
et elle met une « crotte » de purée…Ce
sont des termes très spécifiques…Donc
elle dépose cette « crotte »
de purée et elle met une petite bougie
avec un beau petit verre…
Imaginez-vous la scène
avec une petite lumière tamisée
et là Hajja (la belle-mère) qui
rentre !!! « Qu’est-ce qui se passe ici
? Y’a quelqu’un qui est mort ou quoi ? Qu’est-ce
qu’il se passe ?» Alors la belle-fille
elle est toute gênée. Chez les
jeunes ils appellent ça l’amour… le respect…
La
belle mère elle te dit « Y’a quelqu’un qui est mort ou quoi ? »
J’ai eu
des sœurs avec des histoires comme ça
qui ont été très vexées.
C’est là qu’elles ont juré «
Wa llâhi c’est fini, ne me parle plus
de ta mère ». Vous voyez c’est
tout bête mais voilà. Parfois
on a l’inverse, le mari rentre et il entend
que ça mère va venir, alors il
appelle sa femme : « enlève les
bougies et tout le bazar ma mère arrive…
» Ne
commettez jamais cette erreur, la belle-mère
doit comprendre qu’aujourd’hui les jeunes vivent
autrement qu'elle avec son mari.
Des
fois aussi la belle-mère a moins d’indulgence
pour sa belle-fille que pour sa fille. Si sa
fille est mariée, quand un problème
arrive elle dit : « oh, c’est une erreur,
ça arrive à tout le monde… »
mais si c’est sa belle-fille… : « Ah !
Je l’avais dit qu’elle était tordue…je
le savais qu' il ne fallait pas la prendre…
» Et ça, ça arrive souvent.
On ne peut pas faire de différences comme
ça, c’est de l’injustice, du «
dhulm », il faut faire attention.
Il
y a aussi les belles-mères qui rabaissent,
dénigrent la fille même si elle
fait tout son possible. Une fois j’ai eu le
cas au bureau où une belle-fille était
partie en ville pour acheter un beau pyjama
pour sa belle-mère et aussi un bouquet
de fleur. La pauvre, depuis le matin elle courait
partout. Puis elle va chez sa belle-mère
toute contente pour lui offrir son cadeau. La
belle fille lui montre: " Voilà
c’est un pyjama !" et là la belle-mère
qui lui dit : « Tu m’as vue dormir avec
un pyjama ? Tu sais au moins si je dors avec
un pyjama ? »... Soubhan Allâh,
directement elle rentre dedans ! Pourquoi ? Pourquoi
être comme ça ? Le Prophète nous a dit de se faire
des cadeaux entre nous, ça met de l’amour
entre les personnes. C’est quelque chose de
normal chez nous de faire des cadeaux.
Et
c’est pour cela que l’on dit que rares sont
les compliments. Rares sont les belles-mères
qui viennent qui prennent leur belle-fille dans
leurs bras pour la complimenter : « ah
ma belle-fille al-‘aziza … je t’aime en Allâh
», c’est rare hein ?
Et la belle file
qui serre sa belle-mère et qui lui dit
: « ah khalti l-habiba (ma tante bien
aimée) tu es comme ma mère… »
Et les deux qui pleurent dans les bras l’une
de l’autre…Pourquoi on n’a plus cette scène
? Pourquoi c’est directement le négatif
? Et bien c’est à cause de l’ignorance,
des fois on croit bien faire, ça ne veut
pas dire que la belle-mère est mauvaise,
des fois c’est des caractères mais on
va voir après pour les solutions in sha’a
Allâh.
Des
fois il y a aussi la jalousie, il y a beaucoup
de belles-filles qui oublient et pourtant les
sœurs devraient toujours garder en tête
qu’une mère qui marie son enfant se dit
la plus part du temps: « elle a volé
mon fils.» C’est drôle à
dire et pourtant il ne faut pas sous-estimer
cela.
Et si jamais la belle-fille vit à
l’aise, des fois la belle-mère ne l’admet
pas. Je vous donne un exemple: il arrive des
fois que la mère a vécu toute
sa vie sans machine à laver, sans lave-vaisselle,
sans sèche-linge ; pas de micro-ondes,
pas de mixer, pas de four à pain…Dans
nos couples maintenant, on a tous
les appareils et ta mère la pauvre ça
fait juste un an qu’elle a sa machine à
laver.
Alors toi tu te maries, tu es jeune,
tu as de l’argent, tu as tout et c’est normal,
ce n’est pas interdit, et tu achètes tout
un tas de petits appareils et il y a des belles-mères
qui rentrent en conflit à cause de ça.
Yâ khaltî, Allâh
a donné des choses que vous dans votre
temps vous avez eu alors que vos parents ou
grands-parents n’avaient pas eu. Au contraire,
il faut que les belles-mères voient ce
progrès pour leurs enfants comme une
ni’ma (un bienfait). Hélas, pour certaines,
la jalousie fait qu’elles veulent que cette
fille n’ait rien à la maison. Pourquoi
? Ca aussi c’est un sujet à étudier.
On ne peut pas penser comme ça. Si la
personne vit à l’aise, il faut que nos
parents soient contents, disent hamdullâh
!
Et
il y a un pourcentage qui a quel type de belle-mère
? Celles qui sont divorcées ou bien veuves.
On a remarqué statistiquement que lorsqu’une
femme est veuve ou divorcée, qui prend
la place de son mari ? Son fils. Elle choisit
souvent un de ses fils qui prend la place et
à chaque fois qu’elle a besoin de quelque
chose elle l’appelle, toutes les dix secondes
s’il faut.
C’est là cher fils que tu
as intérêt à faire attention
parce que tu devras absolument apprendre à
jouer 50/50 et la belle-mère devra comprendre
qu’effectivement on perd un mari, ce n’est pas
facile mais tu ne peux pas substituer ton fils
à ton mari. Le fils oui, il doit rester,
il doit rester absolument présent si
jamais sa mère a besoin de lui mais la
mère doit comprendre qu’il y a des heures
qu’il est obligé de donner à ses
enfants et s’il est intelligent, il y a alors
moyen de s’occuper de tout le monde.
De la mère
et des enfants. Mais à condition de mettre
un juste milieu comme il se doit et dans le
respect. Mais il y a des mères qui ne
veulent pas, qui veulent que le fils soit là
tout le temps.
Il y a encore un autre cas, c’est
les filles qui se marient
avec des garçons du "Bled". Alors, la
fille des fois elle est maligne… Il
y en a une qui m’a raconté avec son mari
et regardez un peu la « niyya »,
l’intention, un peu tordue, elle m’a dit, «
moi j’ai pris un mari tranquille, il n’a aucune
famille ici ». Je lui dis «
et alors ? » Elle me dit « sa mère
vient dans trois semaines » Je lui dit
« c’est bien, tu as du ajr (récompense)
en plus » Et là elle me dit : «
non, elle m’a même menacé par téléphone, en
me disant
« j’arrive… » » Soubhan
Allâh on dirait un gladiateur qui sort
de l’arène et qui arrive chez toi…
Une
fois j’ai dû appeler une belle-mère
au Maroc, pour lui demandé de ne
pas venir s’installer chez son fils ici en Belgique
! Car
qu’est-ce qui se passe alors, la femme avant
même que la belle-mère ait quitté
le Maroc elle est déjà chez nous
au bureau pour parler de quoi ? De divorce…
Alors
le fils se pose la question de savoir qui il
doit choisir ! L’appartement avec ma femme ou
partir avec ma mère ?
C’est pas un choix
qui existe en Islam. Si tu as décidé
de faire venir ta mère, c’est toi qui
doit en subir les conséquences. Tu prépares
un deuxième étage ou alors tu
lui prends un logement. Et si t’as pas l’argent
et bien fais tout ton possible pour que la famille
là bas s’occupe de ta mère. Soubhan
Allâh khaltî ! Tu as eu le bienfait
de vivre toute ta vie dans un pays musulman,
reste là bas, ne viens pas en Europe.
Et vous savez de quoi je parle.
Il y a des mères
les pauvres qui arrivent ici et elles restent
mourantes dans un hôpital, puis elle devient
lourde pour la famille, les enfants commencent
à n’y aller qu’une fois sur deux…Comment
est-ce qu’on fait ? On a même des couples
qui nous appellent et j’ai même gardé
une lettre que l’un d’entre eux m’a envoyée
avec des questions comme preuve. Regardez les
questions : Ma belle-mère est malade, combien de
fois je dois lui rendre visite par semaine
? Allâhou
Akbar ! Ca se pose cette question ? Ca se demande
? Cette belle-mère qui est comme ta mère,
combien de fois je dois lui rendre visite ?
-
Ma belle mère va venir habiter chez nous.
Est-ce que je lui donne la plus grande pièce
ou bien la plus petite parce qu’elle est toute
maigre et petite ! C’est
quoi ces questions ? On voit déjà
que l’intention elle est bizarre. On dirait
que c’est un animal qui arrive, tu lui prépares
sa cage, la plus petite… Hacha lillâh !
Donc vous voyez jusqu’où ça va
?
"-
Je prends une décision pour notre couple,
est-ce que je dois appeler ma mère ?"
- "
Peut-on refuser le contact avec une personne
externe à la famille si ma belle-mère
ne veut pas ?" Mais
qu’est-ce que la belle-mère a à
voir la dedans
? Regardez jusqu’où on
a été soubhan Allâh. Ca
c’est comme des fois celui qui n’a pas de travail,
qui n’a rien à faire il prend un clou
et un marteau et il se dit « ah tien …il
y a de la place sur ce mur.» Et bien il
y a des couples maintenant c’est la même
chose, ils ont tout vécu, ils ont tout
fait, la seule chose qui leur reste c’est de
savoir où est-ce qu’on va mettre un tel
ou bien où est-ce qu’on ne va pas le
mettre, si on va appeler ou on ne va pas appeler,
si on va expliquer ou on ne va pas expliquer!
C’est une grave erreur, faites attention.
Il
y a aussi beaucoup de belles-mères qui
jouent avec l’affectif. Elles vont jusqu’à
demander à leur fils de divorcer leur
femme. Et si il refuse, elle lui dit et c’est
arrivé dans le bureau devant moi : «
tu veux la malédiction d’Allâh
ou bien tu veux l’agrément de ta mère
? » Et une fois il y en a un qui a divorcé
devant moi !! Mon frère, crains Allâh,
c'est interdit !
haram ! On ne peut pas divorcer suite à
la demande de son père, de sa mère
ou de qui que ce soit.
Pourquoi divorcer ? Parce que ta mère
ne l’aime pas ? Haram, lâ yajouz (ce n’est
pas permis).
Il
y a aussi des fois des belles-mères veuves
ou divorcées qui viennent dormir tous
les jours chez leur fils alors qu’il est marié.
Ca aussi, on dit à la belle-mère,
fais attention. Ton fils est marié, il
a une certaine vie privée, intime. C’est
important, c’est la vie de couple. Donc fais
attention. Viens passer la soirée et
puis on te raccompagne à la maison par
exemple. Mais il y a beaucoup de problèmes
à cause de ça. Vous voyez comment
c’est délicat ? On veut se respecter
tous, mais comment faire ? Ce n’est pas facile.
Maintenant,
le mari ! Le pauuuuvre ! La victime…
! Il est celui en vérité qui est
le plus à plaindre quand tu réfléchis…D’un
côté sa femme, de l’autre ses parents
! Sa
femme lui dit « je t’aime ... »
et sa mère lui dit « moi aussi
je t’aime ... » ! Sa femme lui dit «
je veux ton bien », sa mère lui
dit « moi aussi je veux ton bien! »
Sa femme lui dit « suis-moi », sa
mère lui dit « suis-moi ».
Et
là il les regarde. Et des fois il nous
appelle. Il nous demande ce qu’il doit faire.
Il nous dit que sa femme le menace et que sa
mère l’appelle toutes les 24 heures et
le menace aussi.
Dans
l’Islam on n’a pas ça et c’est pour ça
que vous allez comprendre que celui que je vise
le plus, ce n’est ni la belle-mère, ni
la belle-fille mais c’est l’époux. Le
plus grand régulateur, le thermostat
de la famille c’est l’époux parce que
c’est lui qui a tout entre les mains. Il a le
« qawwâmah », il est responsable
de son couple, il connaît sa mère,
son père, il connaît les limites,
il connaît la religion, il sait que celui
qui transgresse les limites fixées par
Allâh
il ne va faire de
mal qu’à lui-même. Il connaît
tout cela. Donc c’est lui le plus grand des
régulateurs dans le couple, c’est lui
qui doit savoir normalement quand est-ce qu’il
peut dire oui ou quand est-ce qu’il peut dire
non. Il a un "sale boulot" parce qu’il doit plaire
aux deux. Et là on lui dit de faire attention
parce que c’est lui qui va devoir savoir comment
apaiser, comment faire lorsque quelqu’un vient
se plaindre chez lui.
Maintenant
des fois on a l’inverse. On a des hommes, des
maris, qu’Allâh les guide, dès
qu’ils ont un problème ils appellent
leur mère. Il faut choisir quelqu’un
de neutre pour une médiation car il doit
être juste, sans avoir aucune pitié
ni pour l’un ni pour l’autre. Il ne faut pas
que le cœur aille vers l’une ou vers l’autre
personne. C’est normal si tu parles à
ta mère, qu'après il y ait des
problèmes entre ta femme et elle. Pour
une mère c’est normal de penser que son
enfant est le meilleur. Un père c’est
pareil. Et c’est pour cela qu’il y a des disputes
entre voisins si des enfants ont fait une bêtise
car aucun des deux n’accepte et chacun dit que
c’est les enfants de l’autre. C’est naturel
soubhan Allâh ! Donc
ne va pas te plaindre chez ta mère ou
ton père. Tu es un homme ! Laissez les
parents tranquilles. Laissez-les vivre. Ils
ne doivent rien savoir.
Ton père, laisse-le tranquille,
ta mère, laisse-la tranquille. Parce
que tu es des fois la cause de l’allumage entre
les deux. On ne peut pas. C’est important, même
si on s’emporte un peu là-dessus, c’est
important. Le mari doit rester dans ses limites.
C’est lui qui a reçu la responsabilité,
c’est fini, il doit s'arranger dans son couple
et dire les choses comme elles sont. Pourquoi
? Parce que des fois il est lâche. Des
fois les maris sont très lâches.
Il voit la vérité, il sait que
la vérité est peut-être
du côté de sa mère ou bien
de sa femme d’autres fois, mais il se tait,
pour faire plaisir aux deux. Ce n’est pas permis.
Il ne faut jamais se taire devant la vérité.
Si ta mère a fait une erreur, passe dans
un magasin, prends un petit cadeau, rentre,
embrasse-lui la tête, demande lui: «
ma mère j’ai une simple question ; imagine
si un jour je te vois aller vers l’Enfer et
je ne te dis rien, est-ce que tu accepterais
?" Ta mère, elle va te dire qu’elle
voudrait que tu lui dises, que tu l’arrêtes,
que tu la préviennes non ? Et là
tu lui expliques
le problème avec sa belle-fille et tu
les réconcilies bi idhnillâh. Tu
lui demandes de pardonner à ta femme
insha Allâh. Explique-lui que chacun
d’entre nous peut commettre des erreurs… Le
mari a un rôle très important.
Il
doit être aussi très diplomate
et on a des maris qui ne le sont pas du tout.
Quand sa femme a le malheur de lui dire: «
Allâhi jazik, parle un peu avec ta
mère parce que là vraiment elle
fait des trucs bizarres… », qu’est-ce
qu’il fait alors ? Il lui dit : « Et toi
tu t’es pas vue ?»
Et directement il va
critiquer sa femme. Non ! Si tu t’es mariée
avec elle c’est parce qu’elle est honnête,
tu ne t’es pas marié en disant al-hamdulillâh
j’ai pris la plus tordue du quartier, et si
tu as pris celle qui a la religion, alors tu
as fait le bon choix. Et pour l’homme c’est
la même chose, si on a pris un homme qui
a
la religion et le comportement, al hamdulillâh.
Comment se marier pour la religion et après
traiter l’un ou l’autre de menteur ? Ce n’est
pas logique. Donc on dit au mari : "Sois
quelqu’un qui va être capable de parler,
de discuter. Parfois il est bon que tu laisses
ta femme parler à ta mère."
Il y a des maris toujours dans le domaine de
la lâcheté, qu’est-ce qu’ils font
? D’un côté ils savent que leur
mère est dure mais ils ne laissent pas
leur femme lui parler, s’expliquer, s’exprimer.
Pourquoi ? « Parce que chez nous à
la maison on n’est pas comme ça, on parle
pas à la mère. » Il ne faut
pas partir comme ça avec une idée
négative, non, il faut être positif et Allâh , Il t’aide.
Il
y a également des maris qui ne remarquent
pas que la femme peut détester sa belle-mère
sans qu’il n’y ait aucun contact entre elles.
Vous savez comment ?
C’est le style de mari
qui fait l’erreur par exemple toutes les cinq
minutes il rentre dans la cuisine il voit sa
femme préparer un œuf et il lui dit :
« ah c’est comme ça que tu fait
l’œuf…parce que ma mère elle le fait
pas comme ça… » Elle le regarde
et elle le fait comme sa belle-mère.
« Ah mais tu le mets dans une assiette
comme ça l’œuf… Parce que ma mère
elle le met dans une assiette comme ça… » Alors
la femme elle prend l’œuf et le met dans l’autre
assiette…
A la fin elle sait même plus
ce qu’elle va manger, son mari ou l’œuf !!!
Il
y a des maris comme ça, toutes les deux
secondes, ma mère ci ma mère ça,
ma mère elle fait comme ci, ma mère
elle fait pas comme ça. A force la femme
miskina elle lui dit : « Eh bien tu sais
quoi ? Va chez ta mère !!! » Certaines
soeurs viennent nous voir et nous disent «
soubhan Allâh on dirait que je ne suis
pas marié avec lui, je suis mariée
avec sa mère !!! ». Ce
n’est pas bon, parce que tu casses la personne.
Ta femme elle est cassée à ce
moment-là. Ce n’est pas bien.
Il
y a des maris, si sa femme fait une erreur avec
sa mère, il ne pardonne rien. Il veut
la justice directement. Mais si jamais c’est
sa mère qui fait une erreur avec sa femme,
qu’est-ce qu’il lui dit ? « Pardonne-lui,
il faut être indulgent.» Ca c’est
grave parce que la femme elle peut le pendre
comment ? Et bien elle va penser que tu ne reconnais
pas qu’une injustice a été commise.
Il ne faut pas bien sûr venir dire à
ton mari qu’il aille se fâcher avec sa
mère, ça c’est haram mais il peut
aller pour discuter avec sa mère et de
préférence avec toi. Ca dépend
si jamais tu sens que ça peut s’envenimer
entre elle et toi, alors à ce moment
n’y va pas et laisse ton mari aller avec ta
mère par exemple parler à sa mère.
Il
existe un autre groupe dans la famille qui ont
beaucoup de pouvoir mais qu’on sous-estime,
ce sont les filles de la belle-mère.
Ce sont souvent des « chipies ».
Elles sont là, elles regardent un peu
la belle-fille comment elle fonctionne. De toutes
les façons, pour elles, elle ne sera
jamais bien. Je connais plusieurs familles comme
ça. Je ne connaissais pas ce cas et quand
j’ai eu les histoires de deux ou trois je me
suis dis soubhan Allâh ça va jusque
là ! Et des fois dans le bureau tu as
un tribunal : trois sœurs avec la belle-fille
qui est là qui demande: -
« Mais qu’est-ce
que je vous ai fait ? » -
«
On t’aime pas c’est tout. Depuis qu’on t’a vu,
ta tête elle ne nous revient pas.»
Et
elles font quoi soubhan Allâh, elles vont
parler à la mère pour la monter
contre elle. Il y a des mères, elles sont
gentilles mais elles font confiance à
leurs enfants. La maman elle te dit: «
Moi mes filles, c’est elles qui reconnaissent
qui est mauvais ou qui est bien. Elles sentent
ça, elles remarquent ça. Donc
si mes filles m’ont dit que cette fille est
mauvaise, alors elle est mauvaise.» Haram,
c’est de l’injustice. Faites attention, les
sœurs du mari doivent rester neutres dans la
vie du couple. On peut se conseiller, on peut
s’entraider mais faites attention lorsque ça
arrive comme à des situations où
on provoque la fitna, « les troubles ».
Des
fois aussi on a des filles qui n’osent pas dire
la vérité. J’ai eu un cas il y
a quelques mois où les sœurs sont témoins
qu’il y a une injustice et quand j’ai demandé
à ces filles de témoigner, elles
ont refusé. Pourquoi ? « Parce
que ça ne se fait pas chez nous dans
notre famille.» Ah d’accord, dans votre
famille parce que vous avez vos règles
mais en Islam, vous êtes en train de témoigner
dans le mensonge, c’est comme si vous disiez
à votre frère qu’il ne se passe
rien. Vous mentez.
Et vous commettez une injustice
sur une personne, si elle lève les mains
vers le ciel et demande à Allâh
Sa justice et que la porte de l’invocation est
ouverte et exaucée, wallâhi c’est
grave.
Et
ça on le sous estime, on n’y fait pas
attention.
A
présent le beau-père…
Je l’ai laissé
à la fin le pauvre. Le beau père
c’est spécial, c'est un peu
comme "le pacha" qui est assis
et qui regarde le couple de loin. Ca ne veut
pas dire qu’il est « bête »,
et même, on a peur qu’il « s’allume
», qu’il se réveille, parce que
son réveil est très dur. Et même
lui des fois il est à plaindre et il n’a pas forcément une bonne place parce
que d’un côté il y a sa femme et
de l’autre la femme de son fils. Mais c’est un
homme, il est un mari, celui de sa femme, et
comme pour le mari de sa belle fille, son fils,
il doit être strict, il doit connaître
les limites. Il doit raisonner.
Et combien de
fois j’ai remarqué que le père
il y a moyen qu’il arrange les choses en cinq
minutes mais il n’ose pas. Comme m’a dit une
fois un beau-père : « Hajja, je
vis avec elle tous les jours, mais la femme
de mon fils, je la vois une fois par semaine…
» Qu’est-ce que tu vas dire à celui-là
? Ce n’est pas bien ! On ne peut pas fonctionner
comme ça. Et des fois on n’emploie le
père que pour les menaces, pour la casse
ou alors pour aller au Maroc, pour aller au
Tribunal, pour aller faire les démarches.
On ne l’emploie que pour les petits besoins
personnels comme ça, c’est assez étrange.
Mais ce n’est pas comme ça que ça
fonctionne, pas de cette manière. Des
fois tu appelles le beau-père pour qu’il
intervienne dans le couple et il refuse, il
te dit : « c’est lui (son fils) qui s’est
marié avec elle.» Soubhan Allâh
!Cette
phrase on l’entend tout le temps. Non ! cher
père. Intervient, parle quand il faut
intervenir parce que maintenant c’est nous qui
te demandons de parler donc fais ton possible
pour être présent. Et
il y aurait encore un tas de choses à
dire, le sujet est très long mais on vous apporte des pistes,
on vous montre les problèmes,
pour que vous essayiez de mettre fin à
cela.
Le
principal c’est qu’il est important d’avoir
la crainte d’Allâh
quoi
que vous fassiez, belle-mère, belle-fille,
beau-fils, beau-père, s’il n’y a pas
cette crainte d’Allâh, il peut y avoir
n’importe quoi.
On
vous rappelle aussi que nul n’est parfait et
que c’est un pacte que vous avez signé
entre vous et Allâh
dans ce couple. Il
faut aussi qu’il y ait de l’honnêteté
parce que des fois avant même le mariage,
au moment de demander la main, le futur mari
il sait que sa mère ou son père
est dur et il ne dit pas la vérité.
C’est bien qu’il le dise à la future
mariée, qu’il la prévienne sur
le caractère de ses parents. Comme ça
soit elle accepte soit elle refuse. Il faut
dire la vérité car sinon on ne
l’apprend qu’une fois marié et là
comme vous le savez c’est parfois trop tard.
Il
faut aussi savoir prendre ses responsabilités.
Ca c’est aussi une des solutions, un remède.
Si tu ne sais pas prendre tes responsabilités,
comment veux-tu avancer dans ce couple ? Il
faut aussi voir que le couple est un investissement,
tu as le « ajr » (récompense)
pour chaque minute passée avec ton épouse
ou toi ma sœur avec ton époux. C’est une adoration,
une ‘ibada. Donc partant de là il faut
bien gérer cela et ne pas laisser les
choses aller n’importe comment ou même
des fois semer la discorde ou la zizanie dans
ce couple.
Tu
dois au mieux gérer ce que j’appelle
la forteresse parce que wallâhi le couple
c’est une forteresse attaquée de tous
les côtés. Soir par shaytan, soit
par les jaloux, soit par n’importe, il y a de
tout, ceux qui sont mariés savent de quoi
je parle. Donc il faut que tu sois quelqu’un
qui sait gérer tout cela. Il faut aussi
savoir qu’il y a des personnes qui sont très
exigeantes, qui demandent trop, n’ont jamais
assez et tu dois être au courant en tant
qu’époux et en tant qu’épouse
pour te préparer à cela pour lorsque
tu seras marié(e).
Et
on appelle aussi nos enfants à la patience,
à l’endurance comme on appelle les futurs
époux à demander à leurs
parents de leur dire ce qu’est le mariage, c’est
quoi être un époux, c’est quoi
être une épouse et là des
fois, la mère peut expliquer à
sa fille ce qu’est une belle-mère, la
bonne et la mauvaise, elle lui donne les deux
cas comme ça le jour où il y a
un problème elle est au courant. Que
le mari demande à son père comment
ça fonctionne avec le beau-père,
comment est-ce qu’il faut parler avec comment
est-ce qu’on fait.
Nous on ne nous a jamais appris
ça il faut être honnête.
Demandez autour de vous, chez les maghrébins
c’est comme ça, tu te maries, débrouille-toi.
Comment le couple a-t-il appris à vivre
ensemble ? Dans les petits livres en français.
Et nous notre génération, il n’y
avait pas les livres en français et si
tu ne savais pas lire l’arabe,
on teste et on verra si ça passe ou ça
passe pas. On n’était même pas
au courant des règles, ni de jurisprudence
ni rien du tout.
Non, une vie de couple il faut
qu’il y ait un apprentissage, il faut qu’il
y ait un enseignement car c’est un acte d’adoration
et à ce moment là, elle doit être
faite comme il se doit.
Et
n’oubliez pas une chose ; il ne faut pas être
de ceux qui interprètent à chaque
fois toute petite situation qui apparaît
dans le couple, tout problème qui apparaît,
non
!
Derrière le soupçon il y a un
péché. Donc ne soyez pas de ceux
qui ont à chaque fois des doutes.
Invoque
Allâh
pour ta mère,
invoque Allâh pour ton père
et fais de même pour tes beaux-parents
et la fille la même chose, qu’elle invoque
Allâh pour ses parents et
ceux de son mari. Qu’Allâh
leur ouvre
les yeux, les guide et fasse que ce soient des
personnes qui
vous apportent des bénéfices
insha Allâh.
Et on vous demande aussi
de faire preuve de franchise et que les rencontre
avec la belle famille ne soient pas juste d'arriver bien habillé, poser un gâteau,
manger et repartir. Non ! Parlez d’un sujet
de religion, faites un petit dars (cours), que
le mari fasse un petit dars devant sa femme,
ses parents, ses enfants. On n’a pas ça
aujourd’hui, on ne parle pas de religion lorsque
l’on est en famille, on ne discute de rien.
Qu'Allah
nous guide.
Soubhanaka
allâhoumma wa bihamdik, ash-hadou anlâ
ilâha illâ anta, astaghfirouka wa
atoubou ilayk.
Conférence
audio du frère Rachid Haddach retranscrit
par l'équipe sajidine

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