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Le mot walîma est dérivé
de l'infinitif walam, qui signifie l'union,
car les deux époux s'unissent ensemble.
Walîma désigne en particulier le
repas de noces ; cependant, dans certains dictionnaires
arabes, il est dit que walîma désigne
non seulement le repas de noces, mais aussi
tout repas auquel on est invité.
Le statut légal du repas de noces
Le repas de noces est vivement recommandé
-sunna mu-akkada- , on en a pour preuve les
traditions prophétiques suivantes : Le Prophète
dit à 'Abd ar-Rahmân
Ibn `Awf
:
« Donne un repas de noces,
ne fût-il composé que d'un seul
mouton. »
Al-Bukhârî et Muslim rapportent
ceci d'après Anas :
« Je n'ai pas
vu l'Envoyé de Dieu
faire pour une seule de ses femmes
un repas de noces comme celui qu'il fit pour
Zaynab. Le repas consista en un mouton. »
Al-Bukhârî
rapporte que:
«
l' Envoyé de Dieu donna un repas de noces pour certaines
de ses femmes consistant en deux mesures d'orge.
»
Cette différence de traitement
n'est pas due au fait que le Prophète
préférait
certaines de ses femmes à d'autres, mais
elle dépendait de la situation financière
du moment.
À quel moment se fait le repas de
noces ?
Le repas de noces peut se faire lors du contrat
de mariage ou à la conclusion de celui-ci,
suivant les convenances et les usages de chaque
pays. On trouve dans le Sahîh d'al-Bukhârî
que le Prophète invita ses convives après
avoir consommé l'union avec Zaynab .
L'acceptation de l'invitation à un
repas de noces
Accepter l'invitation à un repas de
noces est une obligation qui incombe à
celui qui y est invité, et cela, afin
de montrer des égards pour la personne
qui invite et lui faire plaisir.
AI-Bukhârî rapporte, d'après
Ibn 'Umar , que l'Envoyé de Dieu
a dit :
«
Si l'un d'entre vous est invité à
un repas de noces, qu'il s'y rende. »
Al-Bukhârî rapporte, d'après
Abû Hurayra , que
l'Envoyé de Dieu a dit :
« Qui ne répond
pas à l'invitation [à un repas
de noces] a désobéi à Dieu
et à Son Envoyé. »
Si, par contre, l'invitation a un sens général
et ne désigne pas une personne ou un
groupe de personnes en particulier, on n'est
pas obligé de l'accepter et cela n'est
même pas recommandé ; comme lorsque
l'invitation est formulée en ces termes
: « Avis à tous ! Répondez
à l'invitation au repas de noces ! »,
sans plus de précisions. Ou lorsque l'invitation
est formulée ainsi : « Invite ceux
que tu rencontreras ! », comme a fait
le Prophète .
En effet, Muslim rapporte ce propos de Anas
:
« Le Prophète se maria et consomma
l'union avec sa femme. Umm Sulaym prépara
du hays, le mit dans un pot et me dit : "Ô
mon frère ! Emmène ce pot chez
l'Envoyé de Dieu, ce que je fis. Arrivé
chez lui, le Prophète me demanda de le
poser, puis il me dit : " Invite untel et
untel, ainsi que ceux que tu rencontreras en
chemin ", ce que je fis»
On a prétendu aussi que l'acceptation
de l'invitation à un repas de noces était
une obligation collective qui incombait au moins
à une fraction de la communauté,
si minime soit-elle ; on a prétendu également
qu'elle était recommandée.
À
notre avis, c'est le premier avis qui prévaut,
étant donné que la tradition rapportée
par Abû Hurayra appelle désobéissance
le fait de ne pas répondre à l'invitation
; or, il n'y a désobéissance que
dans le cas où il y a délaissement
d'une obligation.
Voilà pour ce qui concerne le repas
de noces , pour ce qui est d'accepter l'invitation
au repas de cérémonie, cela est
recommandé de l'avis de la majorité
des docteurs de la loi.
Quant aux Shâfi`ites, ils estiment
pour leur part que l'acceptation de l'invitation
est obligatoire dans tous les cas. Ibn Hazm
a prétendu que c'était là
l'avis de la majorité des Compagnons
et de leurs Successeurs, car les traditions
laissent entendre qu'il faut répondre
à toutes les invitations, qu'elles aient
rapport au mariage ou à une autre occasion.
Sous quelles conditions doit-on répondre
aux invitations qui nous sont faites ?
Dans son Fath al-Bârî, Ibn Hajar
al-'Asqalânî
a dit :
« Les
conditions sous lesquelles on doit répondre
aux invitations qui nous sont faites sont les
suivantes :
1- La personne qui invite doit être
responsable, de condition libre et réfléchie.
2- Elle ne doit pas inviter les riches en
laissant les pauvres à l'écart.
3- Elle ne doit inviter une personne ni par
intérêt ni parce qu'elle la craint.
4- La personne qui invite doit être
musulmane, selon l'avis le plus sûr.
5- Elle doit fixer le repas au premier jour
de noces, selon l'avis le plus connu.
6- Son invitation ne doit pas être
précédée d'une autre, à
défaut de quoi il faudra répondre
à la première des deux.
7- Il ne doit pas y avoir de choses réprouvées
dans la salle de réception.
La personne invitée ne doit pas avoir
une excuse valable. Al-Baghawî a dit :
"Qui a une excuse légitime ou se
trouve à une distance telle que le voyage
est rendu difficile, nul blâme pour lui
à manquer à l'invitation qui lui
est faite." »
Il est blâmable d'inviter les riches
au repas de noces, en laissant les pauvres à
l'écart.
Muslim
rapporte, d'après Abû
Hurayra , le propos prophétique suivant
:
« Le pire des repas de noces est celui
où on interdit à ceux qui s'y
rendent d'y assister, et où on invite
ceux qui répugnent à y aller.
Qui ne répond pas à l'invitation
a désobéi à Dieu et à
Son Envoyé. »
AI-Bukhâri
rapporte également,
d'après Abû Hurayra
, que l'Envoyé
de Dieu
a dit :
« Le pire des mets est celui
d'un festin auquel on a invité les riches
en laissant les pauvres à l'écart.
»

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