Il est préférable pour celui qui appelle à la prière (le muezzin) d'observer les qualités suivantes :

 

1 - Il faut qu'il n'observe cette action que pour l'amour d'Allah et en vue de Son agrément, et qu'il ne prenne pas d'argent en contrepartie de son acte. 'Othman Ibn Abu 'As a dit : J'ai demandé :

« Ô Messager d'Allah ! Fais que je sois l'imam de mon peuple ». Il m'a dit : « Tu es leur imam, prends l'exemple du plus faible parmi eux et cherche un muezzin qui ne prend pas de salaire contre son appel »
[ Abu Daoud, An-Nasaï, Ibn Majah et At-Tirmidhy ont rapporté ce hadith ].

Son énonciation était : « La dernière recommandation que le Messager d'Allahm'a confié était de prendre un muezzin qui ne prend pas de salaire contre son appel ». At-Tirmidhy a ajouté à la suite de cette version : « C'est un hadith bon. La plupart des savants le pratique et ils ont détesté la prise d'un salaire en contrepartie de l'appel à l'appel, et ils ont préféré celui qui le fait pour l'amour d'Allah ».

 

2 - Il faut qu'il soit purifié de toute impureté comme l'indique le hadith de Mouhâjir Ibn Qounfoudhqui a dit que le Prophète a dit :

« Rien ne m'a empêché de lui rendre (le salut) mais j'ai détesté de mentionner Allah en état d'impureté»
[ Ce hadith est rapporté par Ahmad, Abu Daoud, An-Nasaï et Ibn Majah ; Ibn Khuzayma l'a authentifié ].

Pour les Chafi'ites, il est permis mais détestable d'appeler à la prière sans se purifier. D'autre part, selon les doctrines de Ahmad, Abu Hanifa et d'autres, cela n'est pas détestable.

 

3 - Il doit se tenir debout dirigé vers la Qibla. Ibn Mundhir a dit : « Selon l'unanimité des savants, il fait partie de la sunna de se tenir debout car dans cette position la voix est plus puissante. Aussi, fait partie de la sunna le fait de se diriger vers la Qibla. Tous les muezzin du Messager d'Allah se dirigeaient vers la Qibla en faisant l'appel ». Alors il est haïssable de négliger cette tradition mais l'appel à la prière reste valide si cela n'est pas observé.

 

4 - Il faut tourner la tête, le cou et la poitrine à droite, à gauche pour dire : « Haya 'ala As-Salat - Haya 'ala Al-Falah ». An-Nawawy   a dit à propos de cette façon : « C'est la façon la plus authentique ». Abu Jouhayfa a dit :

« Bilal a appelé à la prière alors je me suis mis à poursuivre la direction de sa bouche deci delà, à droite et à gauche –en disant : « Haya 'ala As-Salat - Haya 'ala Al-Falah » [ Cette tradition est rapportée par Ahmad et les deux Cheikhs ]

Dans le livre El-Mughni, on a rapporté d'après Ahmad : « Il ne doit pas se tourner (c'est-à-dire le muezzin) sauf s'il se trouve sur un minaret et qu'il vise par son appel les peuples des deux côtés ».

 

5 - Il lui est recommandé de mettre les doigts dans ses oreilles. Bilala dit :

« J'ai mis les doigts dans les oreilles et j'ai appelé à la prière » [ Cette tradition est rapportée par Abu Daoud et Ibn Hibban ].

At-Tirmidhy a dit : « Les savants ont préféré que le muezzin mette ses deux doigts dans ses oreilles en appelant à la prière ».

 

6 - Il doit appeler à haute voix même s'il est seul dans un désert.

D'après 'Abdullah bin Abderrahman Ibn Abi Sa'sa'a, d'après son père, Abu Sa'id AI-Khoudry a dit :

« Je vois que tu aimes les moutons et le désert alors si tu t'isoles parmi tes moutons ou dans ton désert, appelle à la prière à haute voix car tout djinn, tout homme ou tout objet qui entend la voix du mouadhin lui servira comme témoin (en sa faveur) le jour de la résurrection ».

Puis Abu Sa'id a ajouté :

« J'ai entendu le Messager d'Allah dire ce hadith » [ Ahmad, Al-Boukhâry, An-Nasaï et Ibn Majah ont rapporté ce hadith ]

 

7 - Il faut qu'il appelle à la prière de manière posée, c'est-à-dire qu'il sépare entre deux expressions par un moment de silence. En revanche, il doit se hâter dans l'appel à son exécution. On a rapporté plusieurs hadiths portant sur la préférence de ce fait, selon plusieurs chaînes de transmission.

 

8 - Il ne doit pas parler pendant l'appel à l'exécution de la prière. Un groupe de savants a détesté de parler pendant l'appel à la prière, mais Hasan, 'Ata et Qatada l'ont toléré.

Abu Daoud a dit :

J'ai dit à Ahmad : « Est-ce que le muezzin peut parler pendant son appel ? ». Il a dit : « Oui », alors on lui a dit : « Et pendant son appel à l'exécution ? ». Il a répondu : « Non, car il est préférable de se hâter dans ce cas ».

   

 

 

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