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L'appel à la prière avant et au début de ses heures
fixées :
L'appel à la prière a lieu au début de ses heures fixées, et on
ne doit pas l'avancer ni le retarder. Sauf pour la prière de l'aube il est
licite de le faire avant le début de ses heures fixées. S'il est possible il
faut distinguer entre le premier appel et le deuxième pour ne pas tomber dans
l'ambiguïté. D'après ‘Abdullah bin ‘Omar (qu'Allah les agrée), le Prophète a dit:
«C'est Bilal qui fera
l'appel à la prière pendant la nuit. Alors mangez et buvez jusqu'au moment où le
fils de Umm Maktum appellera à la prière.» [Ce hadith fait l'objet d'un accord.]
La raison de la permission d'avancer l'appel à la prière de l'aube avant
ses heures fixées est éclairée par le hadith rapporté par Ahmad et d'autres
d'après Ibn Mass’ud qui a dit que le Messager d'Allah a dit:
«Que l'appel de Bilal ne vous empêche pas de
continuer votre repas de nuit (Suhur) car il vise par son appel l'information.»
Ou il a dit:
«Il le fait pour attirer l'attention de l'homme
occupé (soit par la prière de nuit dans la mosquée, soit par une autre chose) et
éveiller le dormeur»
Bilal utilisait les mêmes expressions de l'appel.
Tahawy et Nasâ’y ont dit: «La différence du temps entre l'appel de BilaI et
celui de Umm Maktum (Ibn Umm Maktum était aveugle, cela prouve qu'il est permis
à un aveugle d'appeler à la prière s'il peut distinguer le temps) était le
moment nécessaire pour que le premier descende et l'autre monte.»
La différence du temps entre l'appel à la prière et son exécution
:
Il
faut que le temps séparant entre l'appel à la prière et son exécution soit
suffisant pour se préparer à la prière et à son assistance, car c'est le but de
l'appel, sinon l'utilité est perdue. Tous les hadiths portants sur ce sujet sont
faibles.
Bukhâry a classifié un chapitre ayant pour titre: «La
différence du temps entre l'appel à la prière et son exécution» mais ce temps
n'est pas précisé Ibn Ballal a dit: «Ce temps n'est limité que par
l'entrée des heures fixées et par le moment nécessaire pour la réunion des
exécuteurs de la prière»
D'après Jâbir bin Samura , le
muezzin du Messager d'Allah appelait
à la prière et attendait, quand il voyait le Messager d'Allah sortir, il appelait à son exécution dès qu'il le
voyait. [Cette tradition est rapportée par Ahmad, Muslim, Abu Dawud, et
Tirmidhy.]
Celui qui appelle à la prière, appelle à son exécution
:
Les Ulémas se sont mis d'accord qu'il est permis que l'appel à
l'exécution soit fait par le muezzin lui même ou par un autre: Mais à plus forte
raison il faut que Le muezzin appelle à l'exécution.
Châfi’y
a dit: «Chaque fois
qu'un homme appelle à la prière. Je préfère qu'il appelle aussi à son
exécution.»
Tirmidhy a dit: «La plupart des Ulémas pratique cela, pour eux celui
qui appelle à la prière doit appeler à son exécution».
À quel
moment doit-on se lever pour l'exécution de la prière ?
Malik a dit dans
son livre «El Muwata » :
«Quant au moment où les gens doivent se lever
pour faire la prière après l'appel à son exécution : je n'ai pas entendu à ce
propos un temps limité, or je vois que cela dépend de la capacité des gens car
il y a parmi eux le fort et le faible».
Ibn Mundhir a rapporté d'après Anas
qu'il se levait dès qu'il entendait, le muezzin dire: «qad qâmat El salat».
Le fait de sortir de la mosquée après l'appel à la prière
:

On a rapporté l'interdiction de ne pas répondre au muezzin et de sortir
de la mosquée après l'appel sauf pour une raison considérable ou en ayant
l'intention de retourner - après un certain moment.
D'après Abu Hurayra : Le Messager d'Allah nous a ordonné:
«Si vous êtes dans la mosquée et on appelle à la
prière, vous ne devez pas sortir avant de prier.» [Ce hadith est rapporté par
Ahmad sa chaîne est authentique.]
De même D'après Abu Cha’thâ, d'après
son père d'après Abu Hurayra un homme est sorti de la mosquée après l'appel à
la prière, alors il a dit: «Celui-ci a désobéi à l'ordre de Abu El-qâsem » [Cette tradition est rapportée par
Muslim et les auteurs des «Sunans».]
De son côté Mu'idh
EI-Juhany a rapporté que le Prophète a dit:
«La futilité, toute la futilité, la mécréance et la duplicité
sont les qualités de celui qui entend le crieur d'Allah invitant à la réussite
et ne lui répond pas.» [Ce hadith est rapporté par Ahmad et Tabarani.]
L'appel à la prière manquée et à son exécution :
Il est permis pour celui
qui a oublié une prière ou s'est endormi sans la faire, d'appeler pour cette
prière manquée et pour son exécution, lorsqu'il veut l'accomplir.
Selon la
version de Abu Dawud concernant l'histoire portant sur le sommeil du Prophète et de ses compagnons, lorsqu'ils ne
se sont pas réveillés qu'après le lever du soleil. Dans ce hadith, le Messager
d'Allah a ordonné à Bilal de faire
l'appel à la prière et à son exécution ensuite il a prié.
Si les prières
manquées sont nombreuses il est préférable d'appeler à la prière une seule fois
(sans gêner les gens) et pour chacune des autres un appel indépendant à son
exécution.
Athram a dit: «J'ai entendu un homme interroger Abu
Abdullah à propos de la façon d'accomplir la prière manquée: que doit-il faire
par l'appel ? Alors il a cité le hadith rapporté par Hachim d'après Abuzzubayr
d'après Nafi bin Jubayr, d'après Abu ‘Ubayda bin ‘Abdullah d'après son
père qui a dit:
Les polythéistes ont détourné le Prophète
de 4 prières prescrites le jour de la bataille
du fossé (khandaq) après le passage d'un certain temps de la nuit, il a ordonné
à BilaId'appeler à la prière puis à son exécution et il a fait la prière du
midi, Ensuite il lui a ordonné d'appeler à l'exécution de la prière de
l'après-midi et l'a exécuté, ensuite, à l'exécution de la prière du coucher du
soleil et il l'a fait puis à l'exécution de la prière du soir et il l'a fait.
L'appel à la prière et à son exécution fait par une femme
:
Ibn Omar a dit:
«Les femmes ne sont pas
obligées d'appeler à la prière ni à son exécution ». [Cette tradition est
rapportée par Bayhaqy selon une chaîne authentique.]
C'est aussi l'avis
de Anas, Hasan, Ibn Sirine, Nakh'y, Thawry, Malik, Abu Thawr et ceux qui
se basent sur la raison et l'avis. Châdy et Ibn Ishaq ont dit:
«Si elles
appellent à la prière et à son exécution, cela ne fait rien».
On a
rapporté d'après Ahmad : «Si elles le font cela ne fait rien, si elles ne le font
pas cela est permis aussi». En effet D'après 'Aicha
(qu'Allah soit satisfait d'elle), elle appelait à la prière
et à son exécution puis elle dirigeait la prière des femmes en se tenant au
milieu d'elles. [Bayhaqy a rapporté cette tradition.]
L'entrée à la
mosquée après avoir achevé la prière dedans.
L'auteur du livre
«EI-Mughni» a dit : «Celui qui entre à la mosquée où on a déjà exécuté la prière,
il peut, s'il le veut, appeler à la prière et à son exécution. Cet avis est
mentionné par Ahmad conformément à ce que EI-Athram et Said bin Mansur ont
rapporté d'après Anas qu'il est entré dans une mosquée où on a déjà exécuté la
prière. Alors il a ordonné à un homme d'appeler à la prière et à son exécution
(une 2ème fois) et il a dirigé leur prière, en commun. Cependant il est
permis également s'il le veut, de ne pas faire les 2 appels car 'Urwa a dit:
«Si tu entres dans une mosquée où des gens ont déjà fait la prière après
avoir appelé à elle et à son exécution, leurs 2 appels sont suffisants pour
ceux qui viennent après eux, c'est l'avis de Hasan Cha’by et Nakhy.
Cependant
Hasan a dit: il était préférable selon eux d'appeler à son exécution et s'il
appelle à la prière il est préférable de le faire discrètement pour que les gens
ne pensent pas que c'est un vrai appel et tombent dans l'illusion.»
La séparation entre l'appel à l'exécution et la prière
:
Il est permis de
séparer l'appel à la prière de l'appel à son exécution par la parole ou d'autre:
et il ne faut pas répéter l'appel même si ce moment de séparation dure
longtemps.
Anas bin Malik a dit:
On a appelé à l'exécution de la prière
pendant que le Prophète chuchotait à
un homme dans un coin de la mosquée et quand il s'est levé pour la prière les
gens étaient endormis. De même une fois le Prophète s'est rappelé qu'il était en état d'impureté, après l'appel à
l'exécution de la prière. Alors il est retourné chez lui, s'est lotionné puis
s'est rendu à la mosquée et a dirigé la prière de ses compagnons sans répéter
l'appel à son exécution.
L'appel fait par un homme autre que le
muezzin (qui est déjà nommé) :
Il n'est pas permis à un homme autre que
le muezzin, d'appeler à la prière, sans sa permission. Cependant si le muezzin
(déjà nommé) est retardé dans ce cas il est permis que l'appel soit fait par un
autre, de peur de manquer le moment précis pour l'appel.
Les
formules ajoutées à l'appel et qui ne font pas partie de lui :
L'appel à
la prière est un culte et la pratique de tout culte doit se baser sur
l'imitation. Il est illicite d'ajouter ou de retrancher quelque chose de notre
religion.
D'après un hadith authentique:
«Toute hérésie ajoutée
à notre religion est invalidée»
Nous allons citer des innovations
illicites pratiquées par un grand nombre de gens à tel point que certains
pensent qu'elles font partie de la religion et en réalité elles n'ont aucune
relation avec elle:
1 - Si Le muezzin dit lors des 2 appels:
J'atteste que notre Seigneur Muhammad est le Messager d'Allah. Hafez bin Hajar a
vu qu'il ne faut pas ajouter ce mot dans l'appel, et il est permis en dehors de
lui.
2 - Le Cheikh Ismaïl El-Ajluni a mentionné dans son livre «Kachf EI-Khafa»:
«Il faut s'essuyer les yeux par les 2
index après les avoir embrassés en disant: «J'atteste que Muhammad est l'esclave
et le Messager d'Allah», «J'ai accepté Allah comme Seigneur, l'Islam comme
religion et Muhammad comme Prophète», lorsqu'il entend le muezzin dire:
«J'atteste que Muhammad est le Messager d'Allah». Cela est rapporté par Daylamy
d'après Abu Bakr qui, quand il a entendu le muezzin dire: «J'atteste que
Muhammad est le Messager d'Allah» l'a répété et a embrassé ses index, et en a
essuyé les yeux. Alors le Prophète a
dit: «Celui qui fait comme l'a fait mon ami, a droit à mon intercession.
»
L'auteur du Livre «EI-Maqasid» a dit: «Ce hadith n'est pas juste ainsi
que le hadith rapporté par Ab EI-Jabbas bin Abu Bakr ElRaddad EI-Yamaany, dans son livre: «Les actes qui accordent la miséricorde et le pardon»
selon une chaîne de transmission découpée qui comporte des anonymes.
D'après EI-Khadir il a dit: «Celui qui, quand
il entend le muezzin dire: «J'atteste que Muhammad est le Messager d'Allah»,
dit: «Salut mon amour, plaisir de mes yeux, Muhammad bin ‘Abdullah puis embrasse ses index et les met sur ses
yeux, ne sera jamais aveugle ni atteint d'ophtalmie»: on l'a rapporté aussi
selon d'autres versions. Mais tous ces hadiths sont faibles, et inauthentiques.
3 - Le fait de chanter et psalmodier l'appel de façon qu'on ajoute ou
retranche une lettre, un son ou une voyelle. Cela est haïssable et s'il provoque
un changement du sens ou une confusion dans l'appel il est alors interdit.
D'après Ya
ya EI-Bakka: J'ai vu Ibn Jamar dire à un homme:
«Je te
hais pour l'amour d'Allah» puis il a dit à ses compagnons : «il chante son appel
à la prière et prend du salaire contre lui.»
4 - La glorification d'Allah
avant l'aube: Les hanbalites ont dit dans le livre «EI-Iqna» et
dans son interprétation: Ce qui est récité avant l'aube autre que l'appel, comme
la glorification, les hymnes, l'invocation d'Allah
à haute voix et d'autres
actions faites sur les minarets, n'est pas de la tradition prophétique et aucun
des Ulémas n'a dit qu'il est préférable, au contraire, il est parmi les hérésies
haïssables car il n'existait pas à l'époque du Prophète ni à l'époque de ses compagnons
et n'a pas des origines qui
servent comme références.
Alors personne ne peut pousser les gens à le faire et
personne ne peut blâmer ceux qu'ils ne le font pas. De même ces actions ne
peuvent pas être liées au pain de l'homme car dans ce cas, on participe à
l'exécution d'une hérésie, ce qui est interdit même si celui qui a fait le legs
pieux stipule cela. Car il contredit la tradition prophétique.
Dans son
livre: «Talbis Iblis» Abdurahman bin Jawzy a dit:
«J'ai connu des gens
qui passent la plupart de la nuit, sur le minaret, invoquer Allah, faire des
sermons et réciter le Coran à haute voix alors ils empêchent les gens de dormir
et troublent la récitation de ceux qui se lèvent la nuit pour prier et tous ces
faits sont abominables».
Hafez a dit dans son livre «El-Fath»: Les
louanges inventées avant l'aube et avant la prière du vendredi comme la prière
sur le Prophète n'appartiennent pas
à l'appel dans son sens légale ni linguistique.
5 - Il est illicite de
dire à haute voix après l’appel à la prière: Que la bénédiction et la paix d'Allah soient sur le Messager. Ce fait est même une hérésie et haïssable. Ibn
Hajar a dit dans son Livre «Les grands Fatwa»: «On a consulté nos ulémas et
d'autres à propos du dire après l'appel: (Que la bénédiction et la paix d'Allah
soient sur le Messager). Comme le font les muezzins - de nos jours - ils ont dit
alors qu'à l'origine, la prière sur le Messager d'Allah est une Sunna mais la méthode traitée par les muezzins est
une hérésie.»
On a demandé au Cheikh «Muhammad Abdo», Le Mufti d'Egypte
à propos de ce sujet, il a répondu: Dans le Livre «EI-Khaniya» on trouve que
l'appel n'est pas fait pour les prières surérogatoires et il est formé par
15 expressions dont la dernière est «La Ilaha Illa llah» - (Il n'y a nulle
divinité digne d'être adoré
en dehors d'Allah) et on n'a rien cité de ses hérésies inventées ni avant ni
après.
D'autre part on ne peut pas dire que cette innovation est bonne car toute
innovation ajoutée sur les cultes de cette façon est mauvaise, en plus celui qui
prétend qu'il n'y a pas de modulation dans ces actions, est un
menteur.»

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