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Il y a dans la prière, des
traditions et il est recommandable de bien les maintenir pour obtenir leur
rétribution.
Nous allons les citer dans ce qui suit:
1 - L'élévation des
bras :
Il est recommandé d'élever les bras dans 4 cas:
La
première à la prononciation de la formule du Takbir (Allah Akbar...). Ibn
El-Mundhir a dit: Les ulémas ne se sont jamais mis en désaccord sur le fait que
le Prophète élevait ses
bras au début de la prière. Hafez Ibn Hajar a dit: «50 compagnons ont rapporté
qu'il élevait ses bras, parmi eux les 10 attestés d'être au paradis». De même
Bayhaqy a rapporté d'après Hâkem: «On ne connaît une tradition «Sunna» autre que
celle-ci qui a fait l'objet d'accord des 4 califes, des 10 attestés d'être au
paradis, et des autres Compagnons bien qu'ils soient éparpillés dans tous les
pays.» Bayhaqy a dit: «C'est comme a dit notre maître Abu
'Abdullah.»
La
manière de l'élévation:
Il y a plusieurs traditions concernant
l'élévation des bras. La tradition élue et adoptée par les ulémas, prouve qu'il
élevait ses bras de manière à ce que ses mains longeaient ses épaules, le bout
de ses doigts côtoyait le haut de ses oreilles, ses pouces, le bout de ses
oreilles et les plats de ses mains ses épaules. Nawawy a dit: Ainsi Châfi'y a pu
joindre entre toutes les traditions qui ont prouvé cette action. Les gens ont
aimé cela.
En outre, il est recommandé d'étendre les doigts au moment de
l'élévation.
D'après Abu Hurayra :
Le Prophète étendait ses doigts en élevant ses bras au
moment de la prière. [Les 5 ont rapporté ce hadith à l'exception de Ibn Mâja.]
Le moment de l'élévation:
II faut que l'élévation des bras soit
faite au moment même de la prononciation de la formule du takbir ou avant.
D'après Nafe':
Ibn 'Omar (qu'Allah les agrée) prononçait la formule du
takbir au début de la prière en élevant les bras. Il a dit que le Prophète faisait ainsi. [Bukhâry, Nasâ’Y et
Abu Dawud ont rapporté ce hadith.]
Abu Dawud a dit:
«Le Prophète élevait ses bras au moment de la
formule du takbir de manière que ses mains côtoyaient ses épaules ou presque».
[Ahmad et d'autres ont rapporte ce hadith.]
Quant au fait de devancer
l'élévation de bras sur la formule du takbir c'est Ibn 'Omar qui l'a rapporté.
Il a dit:
«Le Prophète
élevait ses bras au début de la prière de manière à ce que ses mains côtoyaient
ses épaules puis prononçait la formule du takbir». [Bukhâry et Muslim ont
rapporté ce hadith.]
D'après le hadith de Malek bin Huwayreth :
«Il a prononcé la formule du takbir puis il a élevé ses bras.» [Muslim a
rapporté ce hadith.]
Ceci limite le fait de devancer la formule du
takbir sur l'élévation. Mais El Hafez a dit: Je ne connais personne qui a dit
qu'il faut devancer la formule du takbir sur l'élévation.
La deuxième et
la troisième:
Il est recommandé d'élever les bras avant l'inclinaison
puis quand on se redresse de l'inclinaison. 22 compagnons ont rapporté ce qui
suit : Le Messager d'Allah le
faisait, et Ibn 'Omar (qu'Allah les agrée) a dit:
«Le Prophète
élevait ses bras au début de la prière de
manière que ses mains côtoyaient ses épaules puis prononçait la formule du
takbir; quand il voulait s'incliner il faisait de même puis quand il se
redressait de l'inclinaison également. A ce moment il disait: «
Allah
a entendu celui qui L’a loué» Sami'â Allahou liman Hamidah
[Bukhâry, Muslim et Bayhaqy ont
rapporté ce hadith.]
Bukhâry a dit:
« Il ne le faisait pas quand
il se prosternait ni quand il se redressait de la Prosternation».
Muslim
a dit:
«Il ne le faisait pas quand il se redressait de la
prosternation». Il dit aussi: «Il ne les élevait pas entre les deux
prosternations».
Bayhaqy a ajouté:
«Il priait de cette manière
jusqu'à ce qu'il rejoigne Allah le Très Haut.»
Ibn El-Madâyiny a dit: «Je
considère ce hadith comme un argument contre les gens qui me contredisent.
(...)
La quatrième
élévation au moment de la troisième rak'a
D'après Nàfe' d'après Ibn
'Omar (qu'Allah les agrée): après avoir terminé 2 rak'as: Ibn 'Omar (qu'Allah les agrée)
a rapporté
que le Prophète faisait ainsi. [Bukhâry,
Abu Dawud et Nasà'y ont rapporté ce hadith.]
D'après 'Ali , en décrivant
la prière du Prophète il élevait
ses bras de manière que ses mains côtoyaient ses épaules et prononçait la
formule du takbir après avoir terminé les 2 premières rak'a, au début de la
troisième. [Abu Dawud, Ahmad et Tirmidhy ont rapporté ce hadith. Tirmidhy l'a
authentifié.]
L'égalité entre la femme et l'homme dans cette tradition:
Chawkany a dit: Les femmes et les hommes participent à cette tradition.
Rien n'a mentionné ce qui indique qu'il y a différence entre les 2 ainsi que
dans ce qui indique qu'il y a différence entre l'homme et la femme dans la
manière de l'élévation.
2 - Le fait de poser la main droite sur la main
gauche :
Il est préférable de mettre la main droite sur la main gauche en
priant. Ceci a été mentionné dans 20 hadiths d'après 18 compagnons et adeptes du
Prophète .
D'après Sahl bin Sa'd:
On ordonnait aux gens du mettre leurs mains droites sur leurs avant bras gauches
en priant. [Abu Hazem a dit: La chaîne de ce hadith revient au Messager d'Allah
(sur lui la bénédiction et la paix d'Allah). Bukhâry, Ahmad et Mâlek dans son
«Muwatta'» ont rapporté ce hadith.]
Hafez a dit: «Ce hadith est marfou' parce
qu'il signifie que c'est le Prophète qui ordonnait ceci.
D'après le Messager d'Allah :
«Nous les Prophètes,
nous avons été ordonnés de nous hâter le rompre lorsque l'heure de rompre le
jeûne arrive, de retarder tant qu'on peut le repas de nuit de ramadan (suhur) et
de mettre nos mains droites sur les mains gauches en priant.»
D'après
Jabir :
«Le Messager d'Allah a passé par un homme qui priait en mettant sa main gauche sur la droite, alors
le Prophète la lui a enlevé et lui a
mis la droite sur la gauche.» [Ahmad et d'autres ont rapporté ce hadith.]
Nawawy a dit: «Sa chaîne est authentique». Ibn 'Abdulbirr a dit: «On
n'avait rapporté d'après le Prophète ce qui contredit cette tradition, la
plupart des compagnons et des adeptes l'ont rapporté aussi. Mâlek l'a mentionné
dans son livre «Muwatta'».
L'endroit de cette position:
Kamâl
Ibn L-Hammam a dit: «Il n'y a aucun hadith authentique qui indique l'endroit de
cette position si elle est sous la poitrine ou sous le nombril. Les hanafites
les posent sous le nombril, les Chafi'ites sous la poitrine. »
Chez
Ahmad il y a 2 doctrines concernant cette question, il voit qu'on peut
considérer les 2 positions.
Tirmidhy a dit: Les compagnons, les adeptes
du Prophète et ceux qui viennent
après voient que l'homme met sa main droite sur sa main gauche en priant
d'autres disent qu'il mette la droite sur la gauche, au-dessus du nombril, un
autre groupe des Ulémas disent qu'ils les mettent au-dessous du nombril. Toutes
ces manières sont exécutoires chez eux.
Il y a des versions qui disent
que le Prophète posait ses mains sur
sa poitrine. D'après Hulb Tà'i:
« J'ai vu le Prophète
mettre la droite sur le poignet gauche sur sa
poitrine». [Ibn Khuzayma l'a rapporté.]
Abu Dawud et Nasâ'y l'ont
authentifié et l'ont rapporté ainsi:
«Puis il a mis sa main droite sur
le plat de sa main gauche et le poignet sur l'avant-bras». C'est à dire qu'il a
mis sa main droite sur le plat de sa main gauche et son poignet sur son
avant-bras.
3 - La supplication ou l'invocation du commencement de la
prière :
II est préférable pour l'exécuteur de la prière de faire une des
invocations que le Prophète faisait
et en commençait sa prière, après la formule du takbir et avant la récitation du
Coran. En voilà quelques unes:
a - D'après Abu Hurayra :
«Le
Messager d'Allah se taisait un petit
moment après la formule du takbir et avant la récitation du Coran, je lui ai
dit: Ô Messager d'Allah, par mon père et ma mère, que dis-tu entre la formule du
takbir et la récitation du Coran? Il m'a répondu: Je dis: Ô mon Dieu éloigne moi
de mes péchés comme tu as éloigné entre l'Est et l'Ouest, O mon Dieu purifie moi
comme on nettoie le linge blanc de la souillure, Ô mon Dieu lave moi de mes
péchés avec de l'eau, de la neige et de la grêle». [Bukhâry, Muslim et les
auteurs des Sunans à l'exception de Tirmidhy ont rapporté ce hadith.]
b
- D'après 'Ali :
«Le Messager d'Allah commençait sa prière par la formule du takbir puis disait: je tourne
mon visage vers celui qui a crée les cieux et la terre, sincère et soumis à Lui,
je ne suis pas des polythéistes. Certes, que ma prière, mes cultes, ma vie et ma
mort appartiennent à Allah , Seigneur des mondes : Il n'a aucun associé, et c'est
ce que j'ai été commandé, je suis parmi les musulmans. Ô Allah Tu es le Roi, il
n'y a point d'Allah sauf Toi. Tu es mon Seigneur et je suis Ton serviteur. Je me
suis fais beaucoup de mal et je reconnais mes péchés. Pardonne-moi mes péchés
car c'est Toi seul qui peut me pardonner. Guide moi vers le meilleur caractère
car c'est Toi seul qui peut me guider vers le meilleur caractère. Débarrasse-moi
des mauvais penchants car c'est Toi seul qui peux m'en débarrasser. Je suis là
devant Toi prêt à Te servir. Tous les bienfaits sont entre Tes mains. Le mal ne
peut être attribué à Toi. Mon existence t'appartient et je me retourne vers Toi.
Tu es en Toi même béni et exalté. Je cherche Ton pardon et je reviens à Toi.»
[Ahmad, Muslim, Tirmidhy, Abu Dawud et D'autres ont rapporté ce hadith.]
c - D'après 'Omar , il disait après la formule du takbir:
«Gloire
à toi Ô Allah! Et louanges à Toi. Que Ton nom soit béni, que Ton pouvoir soit
exalté et il n'y a point d'Allah sauf Toi.» [Muslim a rapporté ce hadith selon
une chaîne munqati', Darqutni l'a rapporté en le considérant comme mawsul et que
sa chaîne s'arrête sur 'Omar.]
Ibn Qayim a dit: Il est connu que 'Omar la prononçait dans la mosquée du Prophète il la proclamait et l'apprenait aux autres, de ce point il peut être jugé
comme marfu', pour cela l'Imam Ahmad a dit: Quant à moi, je suis de l'avis de
'Omar, si quelqu'un commence sa prière par l'une de ces formules: Ce sera
meilleur.
d - D'après Abdulrahmàn bin 'Awf :
«J'ai demandé à 'Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) comment le Prophète commençait sa prière de l'aube. Elle a
répondu: Il commençait sa prière de l'aube ainsi: Ô mon Dieu, Seigneur de
Jibril, Mikàïl et Isràfil, Toi qui a fendu les cieux et la terre, le connaisseur
du mystère et du témoignage, c'est Toi qui juge parmi tes adorateurs lorsqu'ils
sont en désaccord, guide moi par ta permission vers le droit divin, c'est Toi
qui guide qui Tu veux vers le droit chemin». [Muslim, Abu Dawud, Tirmidhy,
Nasà'y et Ibn Mâja ont rapporté ce hadith.]
e - Nàfe' bin Jubayr bin
Mut'em a rapporté d'après son père: J'ai entendu le Messager d'Allah prononcer dans la prière bénévole ce qui suit:
«Allah est le plus grand, l'éminent 3 fois, louanges très fortes à Allah 3
fois, gloire à Allah matin et soir, 3 fois. Ô mon Dieu je me réfugie auprès de
Toi contre le maudit démon, contre ses suggestions, son souffle et son orgueil.»
J'ai demandé: Ô Messager d'Allah, qu'est que ses suggestions, son souffle et son
orgueil? - «Quant aux suggestions, répondit-il, c'est son inspiration qui attire
l'homme. Quant à son souffle c'est la production poétique, et son orgueil c'est
son sentiment élevé de dignité.» [Ahmad, Abu Dawud, Ibn Mâja et Ibn Hibbân ont
rapporté ce hadith d'une manière abrégée.]
f - D'après Ibn 'Abbas : «Le
Prophète disait au début de sa
prière prolongée de la nuit:
«Ô mon Dieu, louange à Toi, le juge des
cieux, de la terre et de ceux qui les habitent, louanges à Toi, lumière des
cieux de la terre et de ceux qui les habitent. Louanges à Toi, possesseur des
cieux, de la terre et de ceux qui les habitent, louanges à Toi, tu es le Juste
et la permission est juste. Ta rencontre est vraie, Ta parole est vraie, le
paradis est vrai, l'enfer est vrai, les prophètes sont vrais. Muhammad est vrai
et l'heure du jugement est un droit. Ô mon Dieu je me soumets à Toi, je crois en
Toi, je me procure à Toi et je parviens à Toi, je me suis querellé pour Toi,
j'ai jugé pour Toi, pardonne-moi toutes mes fautes passées et futures, ce que je
fais en public et ce que je fais en secret, Tu es celui qui avance tout et qui
retarde tout, il n'y a point d'Allah sauf Toi ou il n'y a pas d'autre Dieu que
Toi, il n'y a ni force ni puissance qu'en Allah». [Bukhâry, Muslim, Abu Dawud,
Tirmidhy, Nasà'y, Ibn Mâja et Malek ont rapporté ce hadith.]
Abu Dawud a
rapporté d'après Ibn 'Abbas que le Messager d'Allah disait ainsi après la formule du takbir.
4 - La demande
du refuge:
Il est recommandable à l'exécuteur de la prière de demander
le refuge après l'invocation du commencement de la prière et avant la récitation
du Coran, pour le propos d'Allah :
{ Quand vous lisez le Coran,
cherchez refuge en Allah contre Satan le maudit }.
Dans le hadith de
Nàfe' bin Jubayr déjà cité a rapporté que le Messager d'Allah disait:
«Ô mon Dieu, je me réfugie
auprès de Toi contre le maudit Satan.» ...
Sa prononciation à voix
basse:
La tradition de la prononcer à voix basse. Dans le livre «El
Mughni»:
«la demande du refuge auprès d'Allah se dit à voix basse et non
pas à voix haute. Je ne connais pas une contradiction».
Mais Châfi’y trouve que
l'individu a le choix de la prononcer à voix basse ou à voix haute dans la
prière faite à voix haute.
On avait rapporté d'après Abu Hurayra selon une
chaîne faible qu'on la prononce à voix haute.
Sa légalité dans les
premières rak'as sans les autres:
La demande du refuge auprès d'Allah se
fait à la première rak’a : seulement. Abu Hurayra a dit:
«Le Messager d'Allah commençait la deuxième rak'a
par «louange à Allah, Seigneur des mondes» puis continuait le reste tout de suite».
[Muslim a rapporté ce hadith.]
Ibn El Qayim a dit que les ulémas se sont
mis en désaccord. Est-ce la place convenable pour la demande du refuge ou non?
Ils se sont mis d'accord sur le fait que ce n'est pas la place convenable des
suggestions. Il y a 2 avis que les compagnons de Ahmad ont établi
: la première
est-ce que les récitations dans la prière sont une seule récitation pour
laquelle suffit une seule demande du refuge auprès d'Allah ? Ou les récitations
des rak'as sont indépendantes les unes des autres ?
Mais ils ne sont pas mis
en désaccord que l'invocation du commencement de la prière se fait pour toute la
prière en une fois.
Le contentement d'une seule demande de refuge auprès
d'Allah
revient au hadith authentique, et il a cité le hadith de Abu Hurayra ,
puis dit: Il suffit d'invoquer une seule fois parce qu'il n'y a pas d'arrêt
entre les deux récitations. Elles sont considérées comme une seule récitation
intercalée par une louange, une glorification, une citation de la formule: «Il
n'y a point de Dieu autre qu'Allah» ou une demande que la bénédiction et la paix d'Allah
soient sur le Prophète - ou autres –
Chawkany a dit: «par mesure de
précaution, il est préférable de se contenter de ce que la tradition prophétique
dit: c'est la demande du refuge auprès d'Allah contre Satan le maudit avant la
récitation de la première rak'a seulement.
5 - Dire «
Amen »
:
Il
est de la tradition que chaque exécuteur de la prière, qu'il soit Imam, ou qu’il
suive l'Imâm ou prie seul de dire «Amen» après la récitation de sourate
«El-Fâtiha». Il la dit à haute voix dans la prière faite à haute voix et à voix
basse dans la prière faite à voix basse.
D'après Na'im El Mujmir: J'ai
fait la prière derrière Abu Hurayra , il a dit: {
Au nom d'Allah Le très
Miséricordieux Le tout Miséricordieux } puis récita la
sourate «El-Fâtiha» la mère
du Coran jusqu'à arriver à «le chemin des égarés» il dit alors «Amen».
Les
gens ont dit derrière lui «Amen», à la suite Abu Hurayra demanda la bénédiction
et la paix d'Allah sur son Messager et dit:
«Par celui qui tient mon âme
entre ses mains, je vous imite la prière du Messager d'Allah». [Bukhâry a rapporté ce hadith sans mentionner
sa chaîne.]
Ainsi Nasà'y, Ibn Khuzayma, Ibn Hibbân et Ibn Siraj l'ont
rapporté.
Dans le livre de Bukhâry, Ibn Chihab a dit: Le Messager d'Allah disait: «Amen».
‘Atà` a
dit: ««Amen» est une invocation, Ibn Zubayr et ceux qui priaient derrière lui
ont dit Amen d'une manière que la voix remplisse la mosquée.»
Nàfe' a
dit: «Ibn 'Omar ne la quittait pas, il incitait les gens à la dire, j’ai même
entendu d'après lui un hadith à son propos.».
D'après Abu Hurayra :
«Lorsque le Messager d'Allah arrivait à { Non le chemin de ceux qui ont encouru ta colère, non le chemin des
égarés } il disait «Amen» d'une voix que ceux qui sont au premier rang derrière
lui l'entendent. [Abu Dawud et Ibn Mâja ont rapporté ce hadith.]
Cependant
Ibn Mâja a dit:
«D’une voix que tout le premier rang l'entend et que la
mosquée tremble.» [Hâkem l'a aussi rapporté, il a dit que sa chaîne est
authentique selon leur condition.]
Bayhaqy également a dit : Sa chaîne
est bonne et authentique. Darqutny a dit que sa chaîne est bonne.
D'après
Wâ’Il bin Hojr:
«J'ai entendu le Messager d'Allah réciter: { Non le chemin des égarés } Et
l'ensuivit par «Amen» en étendant sa voix. [Ahmad et Abu Dawud ont rapporté ce
hadith.]
Abu Dawud a dit: «Il hausse la voix.» Tirmidhy l'a considéré
comme bon et dit: La plupart des ulémas, des compagnons, des adeptes et ceux qui
l'ont suivi ont rapporté que l'individu doit hausser la voix en disant «Amen».
Hafez a dit: «La chaîne de ce hadith est authentique.». ‘Ata dit: «J'ai
rencontré 200 compagnons dans cette mosquée, ils disaient tous Amen à voix haute
lorsque l'Imâm disait {
non le chemin des égarés}
».
D'après 'Aïcha
(qu'Allah soit satifait d'elle) le
Prophète a dit:
«Les juifs
ne vous ont envié sur une chose plus que sur votre formule du salut et dire Amen
derrière l'Imâm». [Ahmad et Ibn Mâja ont rapporté ce hadith.]
Il est
recommandé de dire Amen en harmonie avec l'Imâm:
Il est recommandé à
l'exécuteur de la prière de dire Amen en même temps que l'Imam, ne pas le
dépasser ni se retarder.
D'après Abu Hurayra :
«Le Messager d'Allah a dit: lorsque l'Imâm dit {
Non le chemin de ceux qui ont encouru ta colère, non le chemin des égarés }
dites tout de suite Amen, car celui que son dire s'harmonise avec le dire des
anges, Allah lui pardonnera ce qu'il avait commis de fautes.» [Bukhâry a rapporté
ce hadith.]
D'après lui également, le Messager d'Allah a dit:
« Lorsque l'Imam dit: { non le
chemin de ceux qui ont encouru ta colère, non le chemin des égarés } répétez
avec lui Amen car les anges disent Amen et l'Imam dit Amen. Celui que son dire
s'harmonise avec le dire des anges, Allah lui pardonnera toutes ses fautes.»
[Bukhâry a rapporté ce hadith.]
D'après lui également, le Messager d'Allah a dit:
«Lorsque l'Imam
dit Amen répétez Amen avec lui car celui que son dire s'harmonise avec le dire
des anges, Allah lui pardonnera ses fautes.» [Tous les Ulémas ont rapporté ce
hadith.]
Le sens du mot Amen:
Le mot Amen n'est pas un verset de
sourate «El-Fâtiha» mais plutôt une invocation qui signifie : «Ô mon Dieu,
réponds -nous».
6 - La récitation après sourate «El-Fâtiha»
:
D'après la tradition prophétique, l'exécuteur de la prière doit réciter
une sourate ou une partie du coran après la récitation de sourate: «El-Fâtiha»
dans les 2 rak'as du midi, de l'après midi, du coucher du soleil, du soir et de
toutes les rak'as des prières bénévoles.
D'après Abu Qatâda :
Le
Messager d'Allah récitait dans la
prière du midi, dans les 2 premières rak'as sourate «El-Fâtiha» et 2 sourates,
et dans les 2 dernières rak'as sourate El-Fâtiha, il nous la faisait entendre
parfois. Il allongeait la première rak'a plus que la seconde et faisait ainsi à
la prière de l'après-midi et de l'aube. [Bukhâry, Muslim et Abu Dawud ont
rapporté ce hadith]
Abu Hurayra a dit:
«Nous récitons à chaque prière ce que le Prophète récitait, ce que nous avons entendu de lui, nous
vous le ferons entendre, ce que nous n'avons pas entendu, nous ne vous le ferons
pas entendre...». [Bukhâry a rapporté ce
hadith.]
Comment récite-t-on après la sourate «El-Fâtiha»:
On
peut réciter après la sourate «El-Fâtiha» ce qu'on veut et ce qu'on peut des
sourates.
Husayn a dit: «Nous avons expédié Kharâsân avec 300
compagnons, l'un d'eux faisait l'Imâm dans notre prière, il récitait quelques
versets d'une sourate puis fait l'inclinaison».
D'après Ibn 'Abbas, il
récitait la sourate «El-Fâtiha» et un verset de sourate «la vache» à chaque
rak'a. [Darqutny a rapporté ce hadith selon une chaîne forte.]
Bukhâry a
dit dans le paragraphe de l'addition de 2 sourates dans une même rak'a, et la
récitation des dernières sourates et d'une sourate avant l'autre: 'Abdullah bin
Sa`ib a dit:
Le Prophète a récité la
sourate «les croyants» dans la prière de l'aube. Quand il arriva aux noms de
Mussa et Hârun ou de 'Issa il toussa alors il s'inclina. 'Omar a récité dans la
première rak'a 120 versets de la sourate «la vache» et dans la deuxième rak'a
une sourate de «Mathâni». Ahnaf a récité quelques versets de la sourate «la
caverne», dans la première et dans la deuxième rak'a quelques versets de sourate
«Younous» ou «Yousouf». En plus il a dit qu'il a fait une prière de l'aube avec
'Omar de cette manière et que Ibn Mass'ud a récité 40 versets de la sourate «le
butin» dans la première rak'a et une sourate de Mufassal dans la deuxième rak’a.
Qatada a dit a propos de celui qui récite une seule sourate dans les
deux rak'as ou la même sourate dans les deux rak'as: tout cela est du livre d'Allah.
'Ubayd Allah bin Thâbet a rapporté d'après Anas:
« Il y
avait un homme des Ansars qui faisait l'Imâm de la mosquée de Qibâ', à chaque
fois qu'il récitait quelques versets d'une sourate, il changeait pour réciter la
sourate

{ Dis, Allah est unique } [
Sourate 112 - Verset 1 ]
puis récitait une autre encore. Il faisait
ainsi à chaque rak'a. Les gens lui disent: «pourquoi fais-tu ainsi? Récite la
sourate «Dis, Allah est unique seule ou bien récite une autre seule». Il leur a
répondu: «Je ne change pas et je ne quitte pas cette sourate. Si vous désirez
que je sois votre Iman acceptez cela, sinon je vais vous quitter.» Mais les gens
n'ont pas trouvé un autre meilleur que lui pour qu'il soit leur Imam. Alors ils
ont raconté cette affaire au Prophète qui a demandé à son tour à l'Imam: «Ô tel qu'est ce qui t'empêche de faire
ce que tes compagnons désirent, et qu'est ce qui t'oblige à réciter cette
sourate à chaque rak'a? L'homme répondit: «Je l'aime». Le Prophète lui dit alors: «C'est cet amour qui va te faire
entrer au paradis».

{ Dis, Allah est unique }

{ Allah, Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons }

{ Il n'a jamais engendré, n'a pas été engendré non plus }

{ Et nul n'est égal à Lui }
[
Sourate 112 - Versets 1 à 4 ]
D'après Un homme de la tribu Juhayna :
«
Il
avait entendu le Messager d'Allah réciter «la convulsion terrestre» dans les deux rak'as et il dit: «
je ne sais
pas si le Messager d'Allah avait oublié, ou s'il a fait ainsi exprès
?» [Abu Dawud a rapporté ce hadith.
Sa chaîne est bonne.]
Ce que récitait le Messager d'Allah dans sa prière après la sourate «El-Fâtiha»:
Nous allons citer ce que Ibn Qayim a abrégé à propos de la récitation du
Messager d'Allah après la sourate
«El-Fâtiha». Il a dit:
«Quand il terminait la sourate «El-Fâtiha» il l'ensuivait
d'une autre sourate longue parfois, petite dans un état occasionnel comme un
voyage ou autre et moyenne la plupart des fois».

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