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Le
suivi ne se concrétise que par six caractéristiques.
L’adoration doit correspondre à la législation
(As-Sharî’a) dans sa cause, son
genre, sa quantité, sa manière,
sa période et son lieu.
1) L’adoration
doit correspondre à la législation
dans sa cause.
Quiconque
adore Allâh
par une adoration basée
sur une cause que la législation n’a
pas confirmée ; cette adoration est alors
rejetée car elle ne provient pas de l’ordre
d’Allâh
et de son Messager
.
[...]
Il
faut savoir que l’innovation est une chose qu’il
ne faut pas prendre à la légère.
Les cicatrices qu’elle marque sur le coeur sont
néfastes. Même si l’homme dans
ces instants éprouve une sensation
de légèreté et de douceur,
celle-ci sera, après peu, tout
à fait le contraire car la joie du coeur
dans le faux ne dure pas mais elle est, plutôt,
suivie par la douleur, le regret et la déception.
De plus, toutes les innovations possèdent,
en elles-même, un danger, car elles sous-entendent
un dénigrement vis-à-vis du message.
En effet, l’innovation sous-entend que le Messager
n’a pas achevé la législation
malgré bien qu’Allâh
ait dit :
[…Aujourd’hui,
J’ai parachevé pour vous votre religion,
et accompli sur vous Mon bienfait. Et J’agrée
l’Islam pour vous comme religion…] (sourate
Al-Mâidah verset 3).
Il
est étrange que certains éprouvés
par les innovations, persévèrent
fermement dans leur application alors qu’ils
se relachent dans l’application de ce qui est
plus bénéfique, authentique et
sérieux. [...]
2) L’adoration
doit correspondre à la législation
dans son genre.
Prenons
l’exemple de l’immolation d’un cheval pour
le jour du sacrifice qui est Al 'Aîd-al-Adhâ.
En effet, si une personne venait à sacrifier
un cheval ce jour-là, alors ce serait
en opposition à la législation
dans son genre .
( En effet,
le jour du sacrifice, il faut que l’offrande fasse partie, exclusivement, de la
famille des ovins, bovins ou des camélidés. Ainsi, le cheval faisant
partie de la famille des équidés n’est pas le genre d’animal correspondant à
cette adoration.) (NdT)
3) L’adoration
doit correspondre à la législation
dans sa quantité.
Si
quelqu’un venait à dire qu’il prie le
Dhouhr (prière du midi) six rak’ats (unités
de prière), son adoration serait-elle
en accord avec la législation ? Non,
bien sûr, car cette prière n’est
pas en conformité avec la législation
dans sa quantité.
[...]
4) L’adoration
doit correspondre à la législation
dans sa manière.
Si
quelqu’un mettait, conformément, en application
une adoration dans son genre, sa quantité
et sa cause, mais en étant en opposition
à la législation dans sa manière
; alors, cette adoration n’est pas valable.
Prenons
l’exemple d’un homme qui perd ses ablutions
; seulement pendant qu’il refait ses ablutions,
il commençe par laver ses pieds puis
s'essuie la tête, ensuite se lave les
avant-bras pour enfin finir par son visage :
Ses ablutions sont-elles correctes ? Non,
car il s’est opposé à la législation
dans la manière . (En effet,
un grand nombre de savants a démontré que l’ordre (At-tartîb) de lavage
des membres fait partie des obligations des ablutions (cf v.6 sourate maidah).
Celui qui ne l’a pas respecté doit obligatoirement refaire ses ablutions.
Ainsi, l’homme, évoqué dans l’exemple, aurait dû commencer par son visage,
ensuite ses avant-bras, ensuite sa tête pour enfin finir par ses pieds.) (NdT)
5) L’adoration
doit correspondre à la législation
dans sa période.
Prenons
l’exemple d’une personne qui jeûne le
mois de Cha’bân ou Chawâl au lieu
de jeûner le mois de Ramadân. [...]
On
ressort, de cela, une règle importante
dans ce chapitre qui est : « Toute adoration
qui est délimitée par une période
et qui est accomplie, sans excuse valable, en
dehors de son temps, ne sera pas acceptée
mais, bien au contraire, rejetée ».
La preuve de ceci est le hadith rapporté
par Aicha
selon le Prophète dit : «
Tout acte non-conforme à nos enseignements
est rejeté».
6)
L’adoration doit correspondre à la législation
dans son lieu.
Si
un homme venait à stationner le jour
de Arafat (le neuvième jour de Dhoul-hijja)
à Muzdalifah, alors son acte ne serait pas valable
à cause de la non-conformité entre
l’adoration et le lieu qui correspond à
la législation.
[...] (Le stationnement à Arafa est un pilier
du pèlerinage comme l’a dit notre Prophète: « Le pèlerinage, c’est
Arafa ». Cette adoration consiste à rester toute la journée à
l’intérieur du lieu d'Arafa, située près de la Mecque, jusqu’au coucher du
soleil. Ainsi, remplacer le stationnement de
Arafa à Muzdalifah n’est pas en conformité avec les prescriptions de notre Prophète). (NdT)
Voici
donc, ces six critères, dont le regroupement
est nécessaire pour que le suivi soit
concrétisé.
Et
Allâh est plus savant et que la prière
et le salut soit sur Muhammad, sa famille et
ses Compagnons.
Cheikh
Saleh el Outheymine

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