|

Le
bénéficiaire de la zakât doit nécessairement
faire partie des 8 catégories de personnes
bien connues. De ce fait, il a certaines
obligations à respecter :
La
première obligation
: il doit savoir qu'Allah
- qu'Il soit exalté
- a alloué la zakât en sa faveur pour lui éviter
les soucis et faire en sorte que son seul souci
soit la recherche de l'agrément d'Allah -.
La
deuxième obligation :
il doit remercier le donateur, le louer et faire
des invocations en sa faveur. Et que cela
soit en fonction de l'action de grâce rendue
pour l'acquisition des moyens seconds. Car
il a été rapporté dans le hadîth : celui qui
ne remercie pas les gens n'a pas remercié Allah
.
D'ailleurs
la plénitude du remerciement consiste à ne pas
mépriser le don même s'il est minime et à couvrir
ce qu'il renferme comme défauts. Car l'obligation
du donateur réside dans la minimisation, et
celle du bénéficiaire réside dans la surestimation.
Tout ceci ne contredit pas la vision du
bienfait comme provenant d'Allah . Car celui qui ne voit
pas la médiation comme médiation est un ignorant.
Mais le plus répréhensible c'est de voir
la médiation comme un principe.
La
troisième obligation
: il doit regarder ce qu'il reçoit comme don.
S'il s'agit de quelque chose d'illicite,
il ne doit pas le prendre, car le fait de s'acquitter
des biens d'autrui n'est plus de l'aumône légale.
S'il s'agit de quelque chose de douteux,
il doit avoir des scrupules sauf s'il ne peut
faire autrement. En effet, celui dont
la plupart des biens sont d'origine illicite
et qui s'acquitte de la zakât sans savoir avec
précision au moment de s'en acquitter l'origine
de ses possessions, la fatwâ (consultation juridique)
stipule qu'il doit les donner en aumône. Voilà
pourquoi l'homme pauvre peut dans ce cas en
recevoir, ceci en fonction de ses besoins, s'il se trouve en difficulté et s'il ne peut pas
recevoir des biens licites qui sont imposables.
La
quatrième obligation
: il doit se préserver de tout ce qui est douteux
pour la part qu'il reçoit, ne prendre que ce
qui lui est permis et éviter de prendre plus
qu'il n'en a besoin. S'il est endetté,
il ne doit pas prendre plus que la valeur de
sa dette. S'il est en campagne militaire,
il doit prendre selon ses besoins. En
fin de compte tout ceci dépend de son appréciation
personnelle, car le scrupule implique d'éviter
ce qui est douteux. Cela dit, les savants
ont divergé à propos de la part de l'aumône
que peut recevoir le riche qui ne peut pas s'acquitter
de la zakât. Ce qui est sûr à ce sujet,
c'est qu'il doit posséder de quoi lui suffire
en permanence grâce à un commerce, à un métier
ou à une rente foncière etc. Autrement
dit, si ses possessions ne couvrent ses besoins
qu'en partie, il peut recevoir des biens de
l'aumone, la part lui permettant de couvrir
entièrement ses besoins.
Quoi
qu'il en soit, il doit prendre ce qui lui suffit
pendant une année, pas plus. D'ailleurs
on a retenu l'année parce qu'à sa fin commence
la récolte des biens de la zakât. Enfin
il ne faut pas qu'il prenne le maximum pour
ne pas gêner les pauvres.

Cliquez
ici pour revenir à l'accueil
Cliquez
ici pour fermer la fenêtre
|