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La
vie du Prophète
- sur lui la Grâce
et la Paix , son
comportement dans son foyer et avec les gens
les plus proches et les plus aimés, indiquent
sa vision prophétique particulière vis-à-vis
des biens qu'Allah
lui octroya, mais aussi vis-à-vis
de l'existence en général. C'est la vision
de qui prend conscience de la majesté d'Allah
et de sa grandeur, ainsi que du Jour dernier,
et l'exprime alors de cette manière :
«
Seigneur ! il n'y a de vie que la vie
dernière ».
De même, il invoqua Allah et dit ensuite
: « Je me
rassasie un jour et ressens la faim un autre
jour » .
Il
dit aussi :
« O
mon Dieu ! octroie à la Famille de Mûhammad
de quoi subsister ».
Il
ne trouvait point le repos avec le surplus de
biens dépassant ses besoins et celui-ci était
destiné à l'aumône.
Àïcha
- qu'Allah l'ait
en son agrément -
a relaté :
"
Le Messager d'Allah avait chez moi six ou sept
dinars, cela lors de sa maladie. Il m'ordonna
de les distribuer. Cependant, ses douleurs
m'avait fait oublier cela. Il demanda
par la suite ce que j'avais fait avec les six
ou sept dinars. Par Allah, lui dis-je,
je n'en ai rien fait. Ta maladie m'a occupée.
Il les demanda alors, les posa dans sa
paume et dit : « Qu'en sera-t-il du Prophète
d'Allah s'il rencontrait Allah, Puissant et Majestueux,
alors qu'il détient cela ».
Il
est aussi attesté qu'il dit :
«
Qui a de quoi porter quelque chose en
supplément sur ses montures, qu'il le destine
à celui qui ne dispose pas de monture. Qui
a une provision en supplément, qu'il la destine
à qui n'en a pas ».
Le
très savant Ibn Qayyim al-Jawziya affirme, au
chapitre de la pratique du Prophète pour les aumônes surérogatoires le Prophète
était
parmi les gens celui dont les aumônes étaient
les plus importantes.
Il ne considérait
point important ce qu'il donnait en vue d'Allah
Très-Haut et ne le méprisait point non plus.
On ne lui demandait quelque chose qu'il
le donnait alors, que ce soit en petite ou en
grande quantité. Ses dons étaient ceux
de qui ne craint guère la pauvreté. Les
dons et les aumônes étaient ce qu'il
aimait
le plus.
Sa joie pour ce qu'il donnait
était plus forte que celle de celui qui reçoit.
Il était le plus généreux en bienfaits
et sa main était telle le vent bénéfique. Lorsque
quelqu'un dans le besoin se présentait, il faisait
précéder celui-ci à sa personne, tantôt par
sa nourriture et tantôt par ses propres vêtements.
Il
variait aussi ses dons et ses aumônes. Tantôt
il pouvait s'agir de don, tantôt d'aumône, tantôt
de cadeau, tantôt de l'achat de quelque chose
qu'il redonnait alors au vendeur, avec son prix,
tel qu'il le fit avec Jâber. Il pouvait
aussi emprunter et donner ensuite plus et mieux.
Il pouvait de même acheter quelque chose
et donner plus que son prix, de même qu'il acceptait
les dons et les rétribuait ensuite d'une valeur
supérieure ou multipliée. Cela, par souci
de bienveillance, de diversification des formes
de l'aumône et de générosité avec tout ce qu'il
était possible de donner. "
Sa
pratique pour l'aumône légale zakât était la
plus parfaite, que ce soit pour son temps d'exigibilité,
sa valeur, sa tranche d'exigibilité, ses ayants
droit et ses affectations. Il tenait compte
pour celle-ci de l'intérêt des possédants ainsi
que de celui des pauvres.
Allah
- qu'Il soit glorifié et exalté -
en fit une purification pour les biens et pour
celui qui s'en acquitte, et a lié la grâce sur
les riches par son acquittement.
Sa
voie consistait à distribuer la zakât à ses
bénéficiaires, dans la ville où se trouvaient
les biens. Ce qui restait en surplus lui
était apporté et il le distribuait alors en
personne. Il était de son usage de n'envoyer
les collecteurs de la zakât que pour les biens
apparents, tels le bétail, les grains et les
fruits. Cette collecte ne concernait pas
le meilleur des biens mais ce qui était moyen
parmi ceux-ci.
Il
commanda aussi de verser l'aumône de la rupture
du jeûne de ramadan (zakât al-Fitr) et sa pratique
consistait à ce qu'elle soit acquittée avant
la prière de la Fête.

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