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Quelques
Remèdes et Nourritures


AIL
Il
est proche de l'oignon.
Dans
ce Hadith : «
Qui en mange doit les cuire bien jusqu'à la
mortrissure ».
On
lui offrit un plat contenant de l'ail ; il l'envoya
à Abi Ayyoub Al-Ansari, celui-ci lui dit : Ô
Envoyé d'Allah; Tu le détestes, et tu me l'envoies
?! Il lui répondit: "
Je me fais des confidences à ce à qui tu ne
lui parles ? ".
De
plus,
l'ail est chaud et sec de quatrième degré,
il rechauffe fortement, et déssèche de grande
proportion et très utile à ceux qui ont froid,
à ceux dont le tempérament est flégmatique,
et celui qui est au point d'être paralytique;
il
dessèche le sperme, ouvre l'obstruction, décompose
les grosses flatuosités, digère la nourriture,
désaltère, relâche le ventre, et il est diurétique.
Il
pique tous les vermines et toutes les tumeurs
froides, tout en remplaçant la thériaque.
Si
l'on pile et on en fait un pansement contre
la morsure des serpents et contre la piqure
des scorpions,
on aura l'établissement de l'état en extrayant
le venin; il rechauffe le corps et augmente
sa chaleur; il
arrête les flegmes, décompose l'enflure du ventre,
purifie la gorge et garde la santé de la plupart
des corps, il est aussi utile contre le mal
produit du changement de l'eau, et de la toux
chronique.
On
le mange
cru, cuit ou grillé; il est utile contre le
mal à la poitrine
produit par le froid; il fait sortir la sangesue
de la gorge. Si on le pile avec le vinaigre,
le sel et le miel, et si l'on met la combinaison
sur la dent qui s'est cariée, il l'émiette;
et
apaise la douleur de la dent douloureuse.
Si
l'on pile deux douzièmes de l'once de l'ail,
et on le prend avec l'eau
du miel,
c'est utile pour chasser
le flegme et les vers;
et quand enduit le vitiligo avec le miel, ce
sera utile aussi.
Ses
inconvénients : nous devons mentionner qu'il
cause le
mal à la tête et au yeux,
il affaiblit la
vue et le coït,
il altère et irrite la bile jaune et rend l'haleine
de la bouche pareille à l'odeur de la charogne.
On élimine son
odeur
quand on mastique les feuilles des sadthab.
ALOÈS
Abou
Daoud , raconte dans son oeuvre Al-Marassil,
d'après un récit de Quaïs ben Ragea Al-Quaïssy
(qu'Allah soit satisfait de lui!) que l'Envoyé
d'Allah dit
:
«
Quelle guérison y-a-t-il dans les deux choses
les plus amères ? l'aloès (Saber) et les grains
du Cresson (ou la moutarde) »
[
Thouffa'a, veut dire: grains du cresson parfois
on dit: c'est la moutarde.]
Dans
les Sunans d'Abi Daoud, on lit : d'après un
récit de Oumm Salamah
qui dit :
«
Au moment de la mort de Abou Salamah, l'Envoyé
d'Allah est
entré chez moi -alors que je portais sur moi
l'aloès... Il me dit : Quoi ? Oumm Salamah !.
-
Je répondit : C'est
de l'aloès, O Envoyé d'Allah ! il n'y a plus
de parfum.
Et
l'Envoyé d'Allah me dit : il
brûle le visage, ne le mets que pendant la nuit;
et il l'a interdit pendant la journée ».
L'aloès
a beaucoup d'avantages :
Tout
particulièrement l'indien,
car il épure les excédents
biliaires de la tête et des nerfs
de la vision; si on en enduit le front, la tempe
avec l'huile de roses il sera utile contre
la migraine.
Il est aussi utile pour soigner les
ulcères nasales et buccales,
et il relâche la bile noire et la mélancolie.
Quant
à l'aloès perse
: il épanouit
la raison, raffermit le coeur,
épure les excédents biliaires
et flegmatiques de l'estomac
: si on en boit deux cuillerée avec l'eau.
Il
rétablit l'appétit corrompu.
Si on en boit au temps froid, il pourrait aboutir
à la diarrhée sanguine.
AMBRE
Dans
les deux Sahihs on l'a mentionné, d'après Jaber,
dans l'hisoire d'Abi 'Oubaïdah qui mange
avec ses compagnons de l'ambre un demi mois
durant;
et qu'ils se sont approvisonnés de sa viande
découpée et asséchée dont ils ont envoyé au
Prophète .
Cela
désigne que l'autorisation
à manger ce qui vit au fond de la mer
ne concerne pas les poissons strictement, et
la mort de l'animal marin est une mort licite;
une conteste: La mer le jette vivant mais après
le reflux il devient mort; on dit que cette
mort est licite,
car la mort fut à cause de sa séparation de
l'eau. Cette conteste n'est pas juste, Car on
le trouve mort sur la côte, sans le voir sortir
vivant, et l'eau de s'en séparer.
-
On dit aussi: s'il était vivant, la mer ne le
jette pas à la côte, car il est bien connu que
la mer jette ses animaux morts
à la côte, et n'en jette jamais les vivants.
Mais
si cela est possible, il ne sera pas la condition
nécessaire et suffisante à l'autorisation, parce
qu'on n'autorise pas une chose dont l'autorisation
est douteuse; c'est pourquoi le Prophète interdit
de manger le gibier, si le chasseur le trouve
noyé dans l'eau, sa mort est donc douteuse,
s'est-elle passée à l'eau, ou au moyen de l'outil
a chasser ?
Mais
l'ambre
qui est une sorte des parfums,
est un des plus superbes après le musc; et il
a tort celui qui le devance au musc et le considère
le maître de tous les parfums. Il est bien confirmé
que le Prophète dit
à propos du musc:
«
Il est le plus agréable de la parfumerie » et
s'il plaît à Allah , nous mentionnerons les caractéristiques
et les avantages propres au musc, au point de
le considérer comme le parfum paradisiaque;
et les dunes (couthbance)- qui sont les sièges
des droits là- bas sont du musc et pas d'ambre.
L'illusion
aveugle celui qui dit que
l'ambre ne change pas,
comme l'or, avec le temps; et cette qualité
ne désigne pas qu'il est meilleur du musc, car
cette qualité unique ne peut pas résister les
caractéstiques propres au musc. Après tout,
l'ambre a beaucoup de sortes et de couleurs
diverses.
Il y en a du blanc, grison, rouge,
jaune, vert, bleu, noir et multicolore.
Le meilleur est le
grison, puis le bleu, ensuite le jaune, et
enfin le pire est le noir.
Les
gens ne sont pas d'accord à propos de son origine;
certains dirent que c'est une plante
du fond de la mer
dont certaines de ses bêtes l'engloutissent,
quand elles s'en grisent elles le renvoient
et la mer le rejette vers ses côtes.
-
On dit aussi que c'est de la brune qui descend
du ciel sur les îles maritimes, où les flots
la jettent à la côte.
-
On dit également: Qu'il est la fiente d'une
bête marine, pareille à la vache.
-
Et d'autres disent: Que c'est une sorte dure
de l'écume marine.
L'auteur
du Quanoun dit :
«
On croit qu'il se rejaillit d'une source dans
la mer; et ce qu'on dit qu'il est de la fiente
d'une bête ou de l'écume marine est bien loin
de cela ».
Son
tempérament, est
chaud et sec
: il fortifie
le coeur, le cerveau, les sens et les organes
du corps;
il est avantageux contre la
paralysie et la paralysie faciale,
les maladies flegmatiques, les douleurs de l'estomac
froid, les grosses flatuosités, et l'obstruction;
si l'on en boit ou si l'on en enduit extérieurement,
et si l'on en s'évaporise, aura l'avantage contre
le rhume, la migraine froide et le mal à la
tête.
AUBERGINE
Dans
ce Hadith posé et monté sur la langue de l'Envoyé
d'Allah :
"
L'aubergine est mangée pour la maladie
propre à elle ".
Ces
paroles sont vicieuses quand on les attribue aux
hommes communs de bon sens, et à priori aux
prophètes. Après tout, elle est de
deux sortes :
blanche et noire.
Les
opinions sont divergentes si elle est froide
ou chaude.
Ce
qui est vrai est qu'elle est chaude, et engendre
la
bile noire, les hémorroïdes, l'obstruction,
la lèpre; elle gâte la teinte et la rend noire
et il nuit l'infection buccale.
La
blanche qui est oblongue est exempte de cela.

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