Certains soignants commettent des erreurs et s’éloignent de ce fait peu à peu de la voie de la vérité quant à la façon dont il faut traiter cette maladie. Nous pouvons citer les erreurs suivantes :

 

a. Exagération des coups au point de fracturer les membres du malade

Si l’administration de coups est parfois nécessaire, il faut prendre certaines précautions :

• s’assurer de la présence effective du djinn dans le corps

• frapper préférentiellement la plante des pieds et surtout éviter les zones sensibles telles que le visage, le thorax…

• vérifier que le malade ne présente aucune blessure sur le corps ou n’a pas subi une opération chirurgicale (fragilité de la zone suturée)  

• s’il s’agit d’une femme, assurez-vous qu’elle n’est pas enceinte

•  rappeler vous fréquemment la parole du Prophète : « Celui qui soigne alors qu’il n’a aucune connaissance de la médecine est garant (des conséquences) » (rapporté par Abu Daoud et Ibn Maja)

Par ailleurs, l’expérience nous montre que les coups peuvent parfois être remplacés par de légères pressions répétées et non permanentes sur certains points sensibles du corps du malade. Ces pressions ajoutées à la lecture accentuent la souffrance du djinn.

Voici les differents points :

  •  les sourcils
  • le milieu de la tête
  • les tempes
  • point situé entre les sourcils et le nez
  • derrière les oreilles
  • les articulations du genou, de la cheville
  • point entre le pouce et l’index
  • l’aine gauche et droite
  • le bas de la cage thoracique

Rappelons tout de même que si le malade est une femme, alors ces pressions doivent être effectuées par son mahram normalement présent avec le soignant.

 

b. Certains soignants utilisent les chocs électriques (110/220 V) et se mettent alors à brûler le malade en pensant qu’ainsi le djinn sortira du corps du souffrant. Cette pratique est nulle et interdite selon la parole du Prophète  : « Il n’appartient qu’au Maître du feu de tourmenter par le feu » (rapporté par Abu Daoud)

Il est bien évident qu’une telle pratique est nuisible pour le soignant et le malade puisque leurs coeurs peuvent s’y accrocher et leur certitude de l’effet bénéfique des versets du Coran risque de s’évaporer. Cette pratique n’a aucun fondement dans la sunna et est à rejetée du fait des risques qu’elle comporte.

 

c.La compression des artères et l’étranglement.

Les carotides interne et externe conduisent le sang du coeur à la tête. La veine jugulaire est une grosse veine du cou. Certains soignants, pensant ainsi causer du tort au djinn, compressent fortement les artères et la veine jugulaire au point de bloquer le passage du sang au cerveau. Le cerveau n’étant plus irrigué, la mort du malade devient alors inévitable.   D’autres étranglent le malade et bloquent alors sa respiration, on devine alors les conséquences de telles pratiques.

 

d. Prétention sans fondement selon laquelle à chaque maladie correspond un verset du Coran qui lui convient.

 

e. L’utilisation des plantes sans connaissance des effets de ces plantes sur le malade. Cela s’appelle une médication sans science et implique une réparation  si elle a causé la mort du patient. En effet, le Prophète a dit : «  Celui qui soigne alors qu’il n’a aucune connaissance de la médecine est garant (des conséquences) ». (rapporté par Abu Daoud, Ibn Maja et Nassa’i)

 

f. Le fait que le soignant prétende connaître l’invisible en disant au malade : « tu es touché par telle ou telle chose » alors qu’il n’en a aucune connaissance.

 

g. Le fait de demander au malade de lire une trop grande quantité de Coran dans la journée au point où passés quelques jours, il ne lit plus rien du fait de la perte de motivation et de l’épuisement.

 

h. Innovations blâmables consistant en des pratiques non rapportées du Prophète  telle que le fait de demander au malade de lire 70 fois le verset du Trône sous le clair de lune. C’est ce que l’on appelle communément la « roqia bid’iya ». Ceci est interdit car le Prophète  a dit : « Tout acte non conforme à nos enseignements est à rejeter » (rapporté par Muslim)

 

i. La fausse croyance que certains encens à brûler sont réprouvés par les djinns et les font fuir tel que le safran ou encore que d’autres encens doivent être utilisés lorsque l’on a quitté la maison durant un long laps de temps ou bien encore que d’autres encens annulent la sorcellerie et le mauvais œil. Au contraire, ceci est plutôt une pratique des devins et des sorciers.

 

j.  Certains soignants lisent des versets du Coran sur une quantité de sel qu’il demande de disperser dans la maison en prétendant que cela chasse les djinns.

 

k. Le fait de pratiquer la roqia à une femme sans la présence d’un mahram.  (personne avec qui elle ne peut se marier : père, frère, oncle ...)

 

 

 

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