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2)
PERSPECTIVES HISTORIQUES
Les premières batailles de l’Islam naissant:
les premiers mythes...
La
très grande majorité des auteurs occidentaux
qui ont écrit sur l’Islam, ont imposé l’idée
du “sabre de l’Islam”. Cela va de la couverture “L’Islam” de René Kaliski aux insinuations
perfides et calomnieuses d’un “Mahomet” de Maxime
Rodinson en passant par les insanités du prêtre
jésuite Henri Lammens (ce qui est plus grave).
L’Histoire
nous apprend cependant que l’Islam n’a pas été
imposé, il s’est propagé chez des hommes et
femmes libres de choisir. Oui, l’Islam a accumulé
des victoires militaires. Des victoires foudroyantes
même. Et alors ?
Remplaçons
l’imaginaire et les fantasmes par des faits,
historiques et vérifiables.
La
première bataille livrée par les musulmans,
exilés à Médine, était celle de "Badr": voulant
se dédommager de leurs biens confisqués par
les mecquois, ils voulurent attaquer une caravane
mecqoise. Mais au lieu de cela, ils se trouvèrent
face à une armée bien plus nombreuse et puissante
que la leur: ils gagnèrent malgré tout ce combat
contre l'armée mecquoise. La deuxième bataille,
connue sous le nom de "Ohod", est un combat
de défense contre une offensive mecquoise, près
de Médine. La troisième qualifiée de “Bataille
du fossé” fut simplement un siège inefficace
de Médine (la ville du Prophète) par l'armée
mecquoise. Et à chaque fois, ces mecquois ne
venaient pas à Médine pour la qualité de ses
dattes ! Ils ont traversé des centaines de kilomètres
en direction de Médine, avec l’objectif clair
d'exterminer l'Islam naissant.
Donc
il est, pour le moins, inconvenant d’accuser
les musulmans d’avoir été à chaque fois agresseurs,
simplement parce que victorieux ! Lorsque
l’armée musulmane s’est attaquée aux géants
qu’étaient alors la Perse et Byzance: à chaque
fois c’était contre une armée colonialiste,
sans aucune opposition des habitants des régions
dominées par ces puissances, et qui l'accueillaient
souvent comme libératrice. Tout comme en Espagne,
la population considérait les musulmans comme
une armée libératrice, car elle a combattu non
une armée espagnole, mais comme chacun le sait,
une armée germanique, les oppresseurs Wisigoths.
Le général musulman Tarek a été appelé à l’aide
par une délégation espagnole. À leur demande,
il traversa le détroit, stationna avec ses 7.000
hommes sur ce qui porte maintenant son nom :
Gibraltar (arabe Djebr al Tarek - rocher de
Tarek). Peut-on concevoir conquérir un pays
comme l’Espagne ainsi équipé ? Ou fut-il accueilli
en sauveur par la population, qui comme à Tolède,
lui ouvrit elle même les portes de la ville
?
Il faut donc arrêter ces informations calomnieuses.
L’Histoire est là pour attester des faits : l’Islamisation
de l’Espagne ne porte pas l'empreinte d’une
force, mais se compare au sillage laissé par
les mouvements de Tarek , puis d’autres ensuite.
Qu’en
est-il de la Sicile musulmane alors ?
Cette
île était alors régie par des gouverneurs nommés
par Constantinople. L’amiral de la flotte chargée
de la défense de l’île, Euphémius, sachant que
l’empereur avait ordonné sa mort, tua le gouverneur,
et se déclara souverain de la Sicile. Sentant
le péril bientôt venir, il alla solliciter en
Afrique la protection des musulmans et en revint
avec une armée. Mais, l’accord rompu peu après,
cette armée opéra ensuite pour son propre compte,
et termina, après quelques années de lutte,
la conquête de la Sicile par la prise de Palerme
(212 à 217 Hégire)*.
Tous
les actes de dévastations reprochés aux Arabes
par les chroniqueurs latins étaient une pratique
courante et universelle, communes à toutes les
nations d’alors.
Les
Normands firent bien pire
: appelés à la rescousse
contre les Arabes, ils pillèrent consciencieusement
l’Italie et la Sicile avec une férocité monstrueuse
(1016/1072).
Il
ne faut donc pas juger le passé avec des yeux
et critères moraux du présent.
Et
la France ? Les Arabes n’ont-ils pas essayé d’islamiser
par la force des armes, notre bon pays ?
Nos
livres d’histoire nous ont religieusement appris
que sans Charles Martel en 732 à Poitiers, la
Gaule et même l'Europe chrétienne seraient passées
sous la bannière de ces “Sarazzins barbares”
et de la loi mahométane (sic). Rien que ça.
Merci cher Charles.
Cette
opinion qui est maintenant ancré en chacun de
nous, contient plusieurs contre-vérités comme
nous le verrons.
Les
Arabes dirigés par Abd al-Rahman, de retour
d’un raid sur Tours, ont été battus par Charles
Martel à Poitiers. Voilà les faits.
1)
Rien, aucun document historique, ne prouve que
les Arabes aient eu une quelconque intention
de s’installer en France ou en Europe du nord,
avec leur climat pluvieux et froid, dans l’intention
d’une espèce de croisade à l’envers pour imposer
l’Islam à l’Europe. Aucun élément n’existe,
que chacun le sache BIEN.
Seul
l’Europe méditerranéenne aurait pu les intéresser
du point de vue climatique.
Cette
opinion est donc dénuée de tout fondement, et
contrevient même à l’Histoire. L’expédition
d’Abd al-Rahman n'avait pour but que d’enrichir
ses soldats, CONFORMEMENT à l’habitude de l’époque.
Charles Martel, lui-même et son armée victorieuse,
à la poursuite des Arabes, après avoir assiégé
en vain ces derniers en retraite à Narbonne,
ils (Charles Martel et son armée) se mirent
à piller scrupuleusement toutes les contrées
avoisinantes, CONFORMEMENT à l'habitude de l’époque.
Je répète qu’il ne faut pas analyser le passé
avec notre mentalité de ce siècle, il convient
de mettre les événements en perspective.
Cependant
demeure une légitime interrogation : pourquoi
nos livres d’histoire ne parlent-ils pas des
pillages de Charles Martel ? Pourquoi filtrer
l’Histoire pour mieux faire haïr un peuple,
une religion ? Pourquoi en rajoute t-on là, en
omettant ici ?
2)
Près de 2 siècles après Charles Martel, car
il n’a jamais pu les chasser de France, les
Arabes étaient toujours présents dans le Midi
:
en Provence, à Arles, à St Tropez, à Narbonne,
etc. Ils n’ont jamais songé à y imposer leur
religion ! Soyez certains que cela se saurait
... Car
je n’ose espérer ce qu’aurait pu être la France
si les Arabes d’alors voulaient vraiment "l'islamiser"
... La
Saint-Barthélemy, le massacre des Vaudois, l’Inquisition,
et toutes les autres guerres de religion, entre
autres, disparaîtraient de nos livres d’histoire.
“L’Édit de Nantes ?... C’est quoi ?”
3)
A Poitiers, il convient de rappeler que
:
-
les barbares étaient les francs, qui, tout comme
l’ensemble de l’Europe étaient plongés dans
une grossière barbarie. Légère erreur de nos
livres d’histoire, en pâture à nos enfants,
qui doivent malgré cela tout avaler.
-
Il suffit de rappeler qu’en terre d’Islam, Espagne
ou Baghdad, à la même époque, régnait une civilisation
raffinée et brillante, où chacun, de toute l’Europe,
venait parfaire son savoir et sa science. Et
cette civilisation a été introduite et cultivée
en Espagne par ces mêmes “Sarrazins barbares”,
les Arabes !
Il
y a comme une légère inversion, toute innocente,
dans nos livres d’histoire.
Anatole
France - qui n’est pas vraiment musulman - (1844-1924,
sociologue, écrivain, académicien, prix Nobel),
lui, a beaucoup étudié les faux témoignages
de l’histoire. Et dans une autobiographie, “La
vie en fleur”, non sans humour, nous rappelle
que le jour le plus néfaste de l’histoire, fut
le jour de la bataille de Poitiers en 732, quand
la science, l’art, et la civilisation arabe
reculèrent devant la barbarie franque.
Cela
mérite réflexion...
Des pays qui n’ont pas connu d’armée musulmane...
Puis
il existe tant de pays, les plus grands pays
musulmans en fait, où nulle armée musulmane
n’a mis le pied : Indonésie (200 millions de
musulmans), Malaisie, Inde, Afrique noire, Asie
orientale, etc. Où fut l’épée
?
Mieux
même, il y eut une armée aussi irrésistible
que barbare, les Mongols, qui a vaincu la Chine,
l’Inde, une grande partie de l’Europe chrétienne,
une bonne moitié des pays musulmans. Extraordinaire
déferlante ! Et eux, qui donc avaient pourtant
connu toutes les civilisations d’alors, choisiront
peu après de se convertir à l’Islam : la religion
des vaincus. Soutiendra-t-on qu’eux aussi se
convertirent...sous la menace du “sabre de l’Islam”
?
Ces “barbares”, au contact de l’Islam dont ils
furent ensuite les grands défenseurs, surent
se raffiner et même, au fil des siècles, laisser
pour la postérité quelques uns des plus grands
monuments que compte le monde aujourd’hui.
Enfin
il faut aussi savoir que, pendant près de 1.000
ans, seuls les pays musulmans ont donné refuge
aux juifs persécutés partout ailleurs; que,
les érudits juifs vous le diront, la plus longue
période d’épanouissement de la civilisation
juive fut atteinte par les juifs de...l’Espagne
musulmane. Cela est vérifiable ce jour: la plupart
des livres liturgiques juifs sefarades sont
en hébreu espagnol (hébreu transcrit en espagnol).
Les
mythes s’évanouissent au contact des faits,
et au vu de ces quelques éléments historiques
et ceux énoncés ci-dessus, chacun pourra aisément
contrôler, puis se faire une idée sur les fondements
réels, les éléments moteurs, de la propagation
éhontée de ce mythe du “Sabre de l’Islam”. Même
les pires contorsions d’une quelconque vérité
Historique ne pourraient jamais aboutir à, ou,
justifier des conclusions aussi calomnieuses
à l’encontre de l’Islam.
Malgré
l’évidence des faits, la fiabilité des sources,
et l’invraisemblance de ce mythe, certains resteront
persuadés dans leur croyance en ce mythe. Cette
notion leur a été inculquée depuis si longtemps,
et fort habilement rabâchée par la presse, que
maintenant cela fait partie de leur personnalité.
C’est grave. C’est grave parce que pour ceux-là,
renier “le sabre de l’Islam”, c’est comme se
récuser soi-même, c’est comme se séparer d’une
partie de soi. Alors, en attendant l’invention
de la machine à remonter le temps, afin qu’ils
le constatent eux-mêmes, le seul conseil amical
qu'on peut leur donner c’est de puiser leurs
informations à des sources saines, et d’utiliser
ce merveilleux outil dont notre Créateur, Omniscient,
nous a pourvu, notre intelligence, notre raisonnement,
pour se forger une opinion qui repose sur autre
chose que le postulat, ou les fantasmes de certains
“historiens”.
3)
PERSPECTIVES DÉMOGRAPHIQUES
L’observation
des dernières tendances (1,325 milliard en 1991,
selon l’ONU) permet d’avancer avec certitude
que le nombre de musulmans s’est multiplié au
moins par douze en quelque deux siècles (105
millions en 1800, selon A. Miquel, “L’Islam
et sa civilisation”, A. Colin, Paris, 1977).
Avec quelle épée ? Aucune loi de la démographie
ne peut adéquatement expliquer cela...Il faut
donc admettre les conversions...libres.
De
nos jours, l’Islam est la religion qui connaît
la plus large expansion, et les musulmans n’ont
pas d’épée ! Quelle est l'épée qui a converti
Mike Tyson ? Ou encore les quelques 400 à 500
mille français de souche ? L’Islam progresse
dans les cœurs, grâce à la cohérence, à la vérité,
à la sagesse de son message. C’est tout. Dans
un avenir plus ou moins proche, bien d’autres
célébrités, françaises et internationales, étonneront
le monde, pour rejoindre et grossir le nombre
des victimes...du sabre.**
Appel à la logique et à une mutuelle compréhension
La
religion repose sur la foi et la volonté. Elle
n’aurait aucun sens autrement. La
force permet les conquêtes, pas les conversion!
Si,
au terme de cette lecture, des personnes soutiennent
toujours que la force ou l’épée furent utilisées
pour convertir des peuples à l’Islam, alors
sachez, que ce jour même, les minorités chrétiennes
en Syrie, Irak, Egypte, Palestine hurlent le
contraire ! Car, si tel fut le cas, il n’existerait
aujourd’hui, plus aucun chrétien en Syrie, Irak,
Egypte, ou Palestine etc...Et l’Espagne serait
aujourd’hui toujours une civilisation musulmane,
tout comme l’Inde, la Sicile, et au moins une
partie de l’Italie.
La
foi en Dieu ne s’élabore, ni ne se forge sous
une quelconque contrainte. Est-il encore nécessaire
de le prouver ? C’est une évidence, pour ceux
qui réfléchissent.Car la foi du cœur n’est-elle
pas par définition un acte volontaire, car profondément
intime ? En effet, NUL ne peut sonder la profondeur
d’une âme. Une
religion qui est censée être d’origine divine,
donc de Dieu, ne peut, sans mentir à ses principes,
s’imposer par la violence, la haine ou la torture.
Logique ! Car Dieu, Créateur de l’Univers, serait-Il
si dépourvu pour avoir besoin de la dévotion
forcément hypocrite d’un homme ? Est-ce concevable
?
Ou, est-ce du nombrilisme de notre part ? Dieu
se suffit à Lui-même, alors que nous sommes
dépendants ! Nulle nécessité pour Lui d’une foi
“forcée”, l’Univers atteste de Sa Grandeur.
Pour
votre confort intellectuel, il vous a été présenté
ici des éléments concrets et vérifiables par
vous-même, amis lecteurs. Afin que vous puissiez
vous forger et défendre votre propre opinion,
et non celle que l’on vous impose par médias
interposés. Non. L’Islam n’active pas l’on ne
sait quel gène ou instinct pour transformer
les musulmans en des êtres sanguinaires imposant
leur religion par la force et l’épée.
Il
faut faire usage de notre capacité de raisonnement,
et analyser des faits. Il est trop facile de
prendre des miettes de l'Histoire et les utiliser
pour élaborer un endoctrinement caractérisé,
de par la collusion nécessaire à sa vulgarisation.
La
même remarque peut être faite lorsqu’on veut
réduire le Coran à un livre guerrier, ridicule,
appelant sans cesse à “la Djihad”, alors que
la traduction même de ce dernier mot est fausse
!
Amis lecteurs, je vous invite chaleureusement
à lire une bonne traduction/interprétation de
ce livre. Nul nécessité de spécialistes pour
... lire
un livre. Et un livre ne peut être qualifié
de mauvais simplement parce qu’on ne l’a pas
lu !
Jugez sur pièce et non sur l’avis des grands
spécialistes (du maquillage intellectuel
!).
Je parle-là, par ex., de “L’Alcoran de Mahomet”,
traduction (sic) par André Du Rier, Tome 1 et
2, imprimé à Amsterdam chez Pierre Mortier en
1734. En passant par “L’introduction au Coran”
de Régis Blachère (Éd. Maisonneuve et Larose),
et ses inepties,et par la pseudo-traduction
du Coran de Bibirstein Kasimirski: des monstruosités
intellectuelles. “L’Alcoran de Mahomet” commence
par un “Avertissement au lecteur” (pages 2 et
3) dont je cite la 1ère et dernière phrase:
“Ce livre est une longue conférence de Dieu,
des anges, et de Mahomet, que ce faux prophète
a inventé assez grossièrement.” La dernière
:
“Tu seras étonné que ces absurdités ayant infecté
la meilleure partie du Monde et avoueras que
la connoissance de ce qui est contenu dans ce
livre, rend cette loi méprisable.” Il s’ensuit
un “Sommaire de la religion des Turcs (sic)”...que
je vous laisse deviner.
Rien
que cela. C’est ce qu’on appelle une vraie mise
en condition ! Ensuite les uns s’étonnent, naïvement
et hypocritement, dans de grandes diatribes
sociologiques, des fossés que chaque génération
creuse davantage entre l'Islam et l’Occident
!
Reprenant à loisir d’anciens travaux qu’ils
réactualisent. Il en eut été tout autrement,
non s’ils avaient du talent (car, cela ne s’invente...),
mais s’ils avaient eu la rigueur intellectuelle
de lire un Coran correctement interprété avant
d’en parler.
N’est-ce
pas inventer l’Histoire, que tout cela? Seule
une volonté de nuire, pleine de préjugés, peut
expliquer cet acharnement à renier des faits
historiquement indéniables, ou à les travestir
à loisir, tant les faits que les documents.
Qui
et pourquoi refuse-t-on de voir que la “seule
épée” que brandissait Mohammad
c’était l’épée de sa foi en l'unicité de Dieu,
de la Miséricorde divine, de la compassion,
de la sagesse d’un prophète de Dieu ? Celle-là
même qui vainc et convainc l’ennemi en purifiant
les mœurs, purifiant les cœurs.
Car,
il est temps de penser à ranger les vieux clichés
fanés dont on a abusé pour tromper l’opinion.
Et admettre que ce milliard et quelques d’hommes
et de femmes, de toutes races, rangs, et origines,
sont, après tout, sains d’esprit et de corps,
et ne peuvent pas tous être des terroristes
ou fanatiques ! Ce sont des gens comme les autres,
comme ceux que l'on croise à chaque coin de
rue. L’Islam ne pourra jamais être défini sereinement
dans cette dialectique de culture dominante,
qui cherche à contenir l’Islam sous un sphère
de contrôle et de manipulation. La vérité finira
par percer, malgré les subterfuges, tous les
subterfuges.
Le
véritable chercheur de vérité doit pouvoir transcender
par un savoir acquis de source sûre toutes les
impostures à l'endroit de l’Islam. Et évaluer
ainsi, grâce à l’intellect, et non sur la base
d’émotions “télé visuellement” sciemment provoquées,
une religion tant calomniée, déformée, diffamée,
depuis des décennies.
Ainsi,
et à l’aide d’efforts sincères de compréhension
mutuellement partagés, seront jetés des passerelles,
des ponts, des “autoroutes”, entre l’Occident
et l’Orient, entre deux civilisations qui sont
condamnées à se comprendre, à se compléter.
Chacun apportant à l’autre ce qu’elle a de mieux.
Et, ne parlons plus de tolérance, qui induit
une condescendance, mais de fécondation mutuelle.
Aujourd’hui,
ou demain. L’Histoire, a le temps, de prendre
le temps.
4)
ÉPILOGUE
Un
célèbre théologien Suisse, le professeur Hans
Küng, résidant en Allemagne, directeur de l’Institut
de recherche œcuménique de Tübingen, a émis
l’opinion que les occidentaux ne savent que
peu de choses sur l’Islam.
Il
prit tant de positions confortant le Coran et
le Prophète Mohammad , qu’on
le suspectât de s’être clandestinement converti
à l’Islam ! Ce fait divers est éloquent à plus
d’un titre, et ce professeur avait mis le doigt
sur le fond du problème.
La
nature humaine veut que lorsqu’on ne connaît
pas une chose, l’on soit tenté, d’instinct,
de s’opposer à elle. C’est ainsi. Les sondages
le disent, les experts en communication le disent.
Aussi, c’est donc l’humble objectif de cet opuscule
que d’essayer de montrer le vrai visage de l’Islam.
Chaque pièce de monnaie a deux faces. Dans l’espoir
que cesse une opposition aveugle au monde musulman...
Notre
souhait c’est que ces pages contribuent à une
meilleure compréhension entre l’Occident et
l’Islam, présenté ici par des personnes, la
plupart occidentales, qui l’ont choisi comme
mode de vie, ou celles qui, parmi d’autres,
sans être musulmans, ont exprimé un avis neutre
sur la question.
Cet
imprimé est donc destiné à réfuter l’image néfaste
et calomnieuse de l’Islam répandue par les médias
et autres lobbies. C’est une réponse à l’encontre
de ceux qui s’efforcent de maintenir un fossé,
le plus large possible, entre l'Occident et
les musulmans, en ternissant et calomniant,
l’Islam en tant que religion du quart de l’humanité,
et son prophète Mohammad .
Mais
pour qui réfléchit un peu, l’évidence est que
la raison nous impose de nous entendre, et ainsi
créer des liens et une fraternité solide entre
nos peuples. Plus que se tolérer, s’accepter
et se comprendre. C’est une tâche difficile
que de se débarrasser du jour au lendemain de
préjugés autant enracinés de la mémoire collective
moderne. Des préjugés tels que ceux qui considèrent
les musulmans comme des fanatiques grossiers,
imposant leur religion par le sabre; tout comme
ceux qui font croire qu’en chaque non-musulman
sommeille Satan. Amis lecteurs, il faut que
les uns perdent leur complexe d’infériorité,
et les autres leur complexe de supériorité,
pour qu’enfin, puisse s’établir dans un cadre
de respect mutuel, un véritable dialogue de
civilisations. Un dialogue fécond et un immense
espoir, exempts de fantasmes désuets ou de compromissions
avilissantes. Le musulman n’est et ne doit être
qu’une personne qui construit sa foi, ses principes
et sa vie autour du dogme fondamental de l’Unicité
de Dieu, et se soumet, dans la paix, à la Souveraineté
du Créateur de toutes choses. Tout n’existe
que par Lui et grâce à Lui. La manifestation
de cette foi est l’amour, la bonté, l’égard,
le respect de la pluralité dont parle le Coran
:
“ Si Dieu l'avait voulu Il aurait fait
de vous une communauté unique” [
Sourate 5 - Verset 48 ]
puis encore
:
“Ô hommes
! Nous vous avons créés
d’une seule paire (un homme et une femme), et
Nous avons fait de vous des nations et tribus,
afin que vous vous entre connaissiez (et non
que vous vous méprisiez). Le plus noble d'entre
vous auprès de Dieu, est le plus pieux.” [
Sourate 47 - Verset 13 ]
Le
pluralisme n’est donc pour un musulman qu’un
signe de Dieu : Lui, l’Omniscient donc, nous
informera de ce sur quoi nous divergions, comme
le montre ces versets ici citées. Cette diversité,
attestée par le Coran, exige de tous la transcendance
de nos préjugés afin de ne point s’ériger en
juge, afin de ne point se dénigrer les uns ou
les autres parce que...différents.
Mais
le musulman ne peut rester insensible aux attaques
de sa religion ou de son identité. Il existe
un pays, Israël, qui pratique avec la bénédiction
de nos démocraties, ce qu’en anglais on appelle
“self-fullfiling prophecies” (l’équivalent français
est à peu près: prédictions dont on forge soit-même
les réalisations). Pourquoi cela ici, dans ce
livre ? Parce que la France est en train de renier
ses valeurs démocratiques, en faisant de même
:
on vous dit, voyez ces islamistes sont dangeureux
pour la nation, la télé nous tartine de l’islamisme
à toutes les sauces, puis imposant toutes sortes
de vexations quotidiennes à la plus large minorité
religieuse de la France, on fait tout pour radicaliser
une frange de désoeuvrés, ne leur offrant que
la violence comme exutoire. Ensuite, on s’exclame:
on vous l’avait dit !
Que
l’on ne m’accuse d’être ainsi l’avocat des extrémistes
par ces lignes, car j’essaye simplement d’analyser
un phénomène, pas d’exonérer d’aveugles meurtriers
au croissant gammé ! Ils font le plus grand mal
à l’Islam. Le scandaleux “Envoyé Spécial” du
27/02/96 sur l’islamisme est un exemple révélateur
de l’harcèlement des musulmans français et du
matraquage de l’opinion. Il eut un mérite. Celui
de fédérer l’ensemble des associations musulmanes
de France et de Navarre, dans un élan protestataire
unifié auprès du CSA , A2, et en Justice. Vous
n’en avez pas eu nouvelle ? Vous m’étonnez !
Ce
n'est pas en avilissant l’Islam que l’on intègrera
les musulmans, mais en cultivant, de part et
d’autres, une communauté de valeurs, basée sur
cet intérêt réciproque de coexistence, voire
d’existence. Nous potentialiserons les richesses
communes à chacun, pour l’édification d’un monde
meilleur, pour tous, et non une élite seule.
L’avenir
de la paix de notre monde se jouera à ce prix.
Est-ce
trop cher payé ? Que chacun juge.
Si
le 19ème siècle a célébré la mort de dieu,
alors le 20ème siècle est en train de célébrer
la mort de l’homme. “Le 21ème siècle sera spirituel
ou ne sera pas”, a t-on dit. Il sera selon toutes
probabilités celui de la Renaissance spirituelle,
l’âge des Lumières, sur Dieu, à travers une
approche universelle.
5)
CONCLUSION
Je
termine sur la question de départ :
L’Islam
s’est-il propagé par la force, l’épée ou le
fusil ?
-
La réponse est, sans aucune ambiguïté : NON.
C’est ma conclusion.
-
Le Coran déclare explicitement : Nulle
contrainte en religion, la vérité se distingue
de l’erreur. [Sourate 2 - Verset 256]
Ce
message est réitéré sous différentes formes,
maintes fois dans le Coran.
C’est
donc aussi le verdict du Coran, parole de Dieu
pour les musulmans.
-
Et pour faire bonne mesure, je compléterai ces
négations, comme pour mieux les potentialiser,
par le témoignage d'un Missionnaire Chrétien
T. W. Arnold:
“...nous
n’avons jamais entendu parlé d’une quelconque
tentative de forcer une population non-musulmane
à accepter l’Islam; ni non plus de la moindre
persécution dans le but d’éradiquer le Christianisme.
Si les califes (musulmans) avaient, eux, choisi
une de ces deux alternatives, ils auraient certainement
balayé le Christianisme aussi aisément que Ferdinand
et Isabelle de Castille (conquérants chrétiens
de l’Espagne musulmane) ont éliminé l’Islam
d’Espagne;ou encore imité Louis XIV qui décréta
le Protestantisme hors-la-loi, ou enfin, ils
auraient agi comme les anglais envers les juifs
qui furent interdits de séjour en Angleterre
pendant 350 ans...(mais les musulmans n’ont
fait rien de semblable). De plus, comme les
églises orthodoxes de l’Asie et de l’Est et
celle de Rome s’excommuniaient mutuellement,
ces églises orthodoxes étaient isolées du reste
de la Chrétienté. Personne n’aurait donc levé
le doigt pour les aider si les musulmans les
avaient attaqué. Par conséquent, la simple existence
de ces églises encore aujourd’hui (le coeur de
l’église orthodoxe se trouve en Turquie), est
une solide preuve de l’attitude généralement
tolérante des gouvernements mahométans [SIC!]
envers elles.”
Arnold,
Sir Thomas W. “THE PREACHING OF ISLAM, A HISTORY
OF THE PROPAGATION OF THE MUSLIM FAITH”, Westminister
A. Constable & Co., Londres, 1896, p. 80.
Il
est virtuellement certain que l’Islam n’est
PAS ce que vous pensez de lui.
Tous
nous apposons des labels sur des notions ou
concepts et les rangeons dans notre cerveau,
comme tels, selon un système d'archives propre
à chacun. Et on n’en parle plus. Conformisme,
ou paresse intellectuelle, c’est selon. Cependant,
quelles que soient vos conceptions actuelles
sur l’Islam, il convient de vous en débarrasser
:
elles n’ont rien à voir avec le vrai visage
de l’Islam.
Nous
vous invitons à vous découvrir GRATUITEMENT
ce mode vie, nous vous invitons à juger directement
à partir des sources, et non sur de vagues rumeurs
ou sur ouï-dire. Tentez l’audace d’une ouverture
d’esprit, nous sommes prêts à vous aider. Découvrir,
non pour se convertir, mais pour s’informer:
c’est forger une conviction sur des faits, afin
de mieux comprendre son prochain, sa culture,
son mode de vie.
Étudier
l’Islam, oui mais pourquoi donc ?
Au
pire, vous risquez d’agrandir votre champ culturel
et nul mal en cela; au mieux, vous allez au
devant d’heureuses surprises ... Mais,
vous conviendrez, que rien ne sert d’utiliser
maints artifices pour camoufler l’Islam, voire
d’essayer de se convaincre de son absence.
Si
la quête de la vérité est votre motivation essentielle,
il conviendrait au préalable de se libérer des
préjugés irrationnels ou des réserves traditionnelles,
qui empêcheraient son impartiale exploration.Cela
serait, déjà, servir la cause de la vérité.
Que Dieu nous aide.
6)
INTRODUCTION
Je
place intentionnellement ici mon introduction
:
comprenne qui peut...
N’importe
quelle analyse sérieuse et impartiale de l’Islam
montre que l’Islam offre le point de rencontre
de toutes les religions monothéistes, il ne
rejette ni Issa (Jésus), ni Moussa
(Moïse) (Paix sur eux). Et
ainsi donc il se distingue clairement des autres
cultes. Il ne s’agit pas non plus d’un syncrétisme
béat, mais tout simplement, de la logique qui
veut qu’Abraham, Moïse, Jésus, Mohammad (Paix
sur eux tous), procèdent tous du même Dieu,
Créateur de l’Univers, d'où, unicité du message
:
Un Dieu, UN. L’Islam n’est pas une nouvelle
religion, et ne l’a jamais clamé !
Que
les uns l’appellent Yahvé, Elhohim, Dieu, God,
Dios ou Allah, c’est le même Dieu, dont le nom
est véhiculé dans différente langue. C’est tout.
Les
musulmans, comme les chrétiens, attendent avec
impatience le retour eschatologique de Issa
(Jésus) , leur prophète. Peu le savent.
Beaucoup veulent le camoufler.
Mais
l’unification des peuples autour de valeurs
spirituelles communes n’arrangent pas les affaires
:
ni celles du capitalisme mutilant, ni celles
de l’étatisme communiste, ni celles de l’idolâtrie
du marché, ni celles de l’extrémisme athée,
voire du laïcisme athée, ni celles de nos grands
stratèges ou encore celles de puissants lobbies.
L’Islam
est donc devenu l’ennemi public N°1. Aucune
religion sur la planète Terre n’a été autant
calomniée, autant diffamée, autant diabolisée
:
dans la presse certes, exploitant les moindres
événements, mais aussi dans les livres (environ
60.000 livres différents écrits contre l’Islam
durant ces 15 dernières années), dans les films
d’Hollywood, au cinéma, à la télé ou ailleurs.
Voire dans des émissions de TV ! Le 1er
trimestre 1997, n’est pas terminé que la France
a le triste record de plus de 6 émissions
ou films à caractères anti-islamiques. C’est
du lavage de cerveau !
Mais
comment se fait-il que malgré tout l’Islam soit
si répandue ?
“Mais
ne savez-vous pas que l’Islam s’est propagé
à la pointe de l’épée ?”
Un
mythe antique, entretenu régulièrement, que
l’on a apposé sur l’Islam, afin d’expliquer
ce qui, sinon, est inexplicable. L’hypothèse
est plausible, c’est ce que ces quelques pages
vont démontrer, avec une ironie et une méthode
particulière, pour aboutir à une conclusion
qui ne souffre d’approximation : c’est incroyable...mais
FAUX.
En
effet, comment mieux analyser le phénomène de
la propagation de l’Islam par l’épée, qu’en
donnant la parole aux victimes de cette épée
ET vous donner à vous, amis lecteurs, la possibilité
de les interroger directement. En matière de
transparence, il est difficile de faire mieux.
C’est une première du genre.
Chacun
est ensuite libre de maintenir sa position ou
préjugés antérieurs sur l’Islam, ou bien, de
réviser la conception qui lui a été inculquée,
et ainsi forger la voie vers la vérité, le vrai
visage de l’Islam, et un dialogue fructueux
de civilisations entre lesquelles tant de lobbies
s’acharnent à attiser haine et rejet.
Mohammad
Amine ALIBHAYE

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