L’homme qui se convertit à l’islam doit-il se faire circoncire ?

 

Ce qui est certain c’est que la validité de la conversion ne repose pas sur la circoncision : même au cas où quelqu’un s’est converti mais ne s’est ensuite pas fait circoncire, sa conversion est en soi valable.

La seule question qui se pose est de savoir si se faire circoncire est obligatoire ou pas, et si le fait de ne pas s’être fait circoncire après s’être converti constitue donc un péché ou pas.

D’après ash-Shâfi’î et Ahmad, la circoncision est effectivement obligatoire, tandis que d’après Abû Hanîfa elle est fortement recommandée (Al-Fiqh al-islâmî wa adillatuh, p. 461 et p. 2752).

 Ash-Shawkânî a donné préférence à l’avis disant que ce n’est pas obligatoire (Nayl al-awtâr, tome 1 p. 135).

Je partage le second avis. Il y a certes un Hadîth qui rapporte du Prophète  qu’il a dit :

“Celui qui se convertit, qu’il se fasse circoncire”, mais ash-Shawkânî a écrit qu’aucun Hadîth indiquant le caractère obligatoire de la circoncision n’est authentique (Nayl al-awtâr, tome 1 p. 135).

Même ceux des savants qui pensent que c’est obligatoire disent qu’au cas où, à cause de l’âge, il n’est pas bon pour quelqu’un de se faire circoncire (selon avis médical), alors il ne le fera pas (Fat’h ul-bârî, tome 10 p. 419).

 

 Par Anas Ahmed Lala

 

 

 

Cliquez ici pour revenir à l'accueil

Cliquez ici pour fermer la fenêtre