Abu Hurayra   rapporte que le Messager de Dieu a dit :

« Fait partie du bel Islam de quelqu'un le fait, pour lui, d'éviter de se mêler de ce qui ne le regarde pas. »
[ Rapporté par At-Tirmidhî et Ibn Mâja ]

 

Ce hadith fait partie des paroles totalisatrices de l'Envoyé de Dieu et témoigne de sa merveilleuse éloquence.


Il nous donne un exemple de la bonne éducation, du comportement élevé et du fait de s'adonner aux devoirs. Car l'Islam revient à se soumettre à la législation que Dieu a faite pour Ses serviteurs.
Quant au bel Islam c'est appliquer vraiment la législation de Dieu et l'accepter en observant scrupuleusement ses prescriptions (Amr et Nahy).

Parmi les bonnes choses que l'Envoyé de Dieu recommande au musulman il y a le fait d'éviter de se mêler de ce qui ne le regarde ni de près ni de loin.
Car ce qui importe pour le musulman c'est de contrôler constamment sa propre âme (Nafs) en la parant des bons caractères ; c'est aussi de parfaire son oeuvre et de s'acquitter des droits de Dieu comme de ceux des serviteurs.

Le musulman est aussi concerné par sa famille, les membres de sa communauté envers qui il doit se montrer bienfaisant, ainsi que par sa patrie qu'il a l'obligation, de toutes ses forces, de défendre et d'oeuvrer pour sa grandeur.

Lorsque chacun a conscience de ce qui le regarde, il lui est de fait facile de savoir ce qui ne le concerne pas ; les choses se distinguant par leur contraire. Ainsi tout ce qui n'est pas d'importance touchant la religion ou le monde ici-bas ou encore la vie personnelle présente ou à venir, ne nous regarde pas ; c'est le cas du verbiage, des actes inutiles ou des choses futiles qui absorbent notre temps. Décrivant les croyants qui récoltent le succès, le Coran parle en ces termes :

{ Qui évitent les propos vains (Laghw) }
[ Sourate 23 – Verset 3 ]

Au regard de l'Islam, est considéré comme vain tout ce sur quoi - qu'il s'agisse de paroles ou d'actes - l'on ne peut compter et ce qui est inutile. Par ce vocable (Laghw), l'on entend aussi le vice (Ithm).

Nous citerons ci-dessous quelques exemples qui illustrent les choses dont l'homme ne doit pas s'occuper :

• Chercher à connaître les propos échangés par deux personnes qui se font des confidences.
C'est là une curiosité malsaine.
• Chercher à savoir ce que quelqu'un met dans sa poche ou son sac.
• Poser des questions insupportables du type :
D'où venez-vous ? Où allez-vous ? Comment vit untel ? Que possède-t-il ? etc., qui poussent autrui à mentir, ce qui les fait supporter un péché, ou à dire la vérité, ce qui les met dans l'embarras.

 

Parmi les formes de curiosité blâmable, il y a lieu de citer le comportement des gens qui se réunissent pour s'attaquer à l'honneur des gens, passer en revue leurs affaires publiques comme privées, les juger, et qui se laissent aller à la médisance, aux propos calomnieux et au mensonge. Ils perdent leur temps dans des inutilités. Et leur islam n'est pas sans défectuosité, car ils désobéissent à Dieu .

Il est à considérer que le fait de ne pas se mêler de ce qui ne le regarde pas constitue pour l'homme la seule voie menant au succès dans la vie ; ainsi, peut-il se concentrer sur les oeuvres qui le concernent et consacrer à celles-ci sa pensée et ses efforts, ce qui lui permet de les soigner et de les réussir. Il s'avère en effet que seul se vouer au travail permet de se distinguer, d'innover et d'exceller.

Or, l’une des caractéristiques majeures des savants qui se sont distingués dans leurs domaines respectifs, réside dans le fait qu'ils s'y sont adonnés, se détournant de toutes les futilités et tirant profit de leur temps précieux.

Les peuples avancés d'aujourd'hui se différencient eux aussi par leur désintérêt des choses qu'ils pensent être inutiles pour eux, tandis que les nations arriérées épuisent leurs actions ainsi que leurs énergies dans des oeuvres et des entreprises stériles.

 

 

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