Anas Ibn Mâlik  a dit: « Un vieillard est venu voir le Prophète , mais les gens présents mirent beaucoup de temps à lui céder le passage. Le Prophète dit alors : « Ne fait pas partie de notre communauté celui-là qui ne se montre pas clément avec notre petit et n'honore pas notre grand » (At-Tirmidhî).

 

Le Prophète , dans ce hadith, désavoue ceux de sa communauté qui ont le coeur dur, ne prennent pas en pitié les enfants ni n'honorent les gens plus âgés qu'eux. Car un tel agir ne procède pas de la Tradition (Sunna), la bonne orientation, la voie et la morale qui sont celles du Prophète  et de la communauté qui est la sienne.

En disant: « Ne fait pas partie de notre communauté celui-là ... », le Prophète  n'entend pas l'exclusion de l'auteur de ce comportement, désavoué par lui, de la communauté islamique, mais cette expression a pour seul but de montrer la gravité de son action et de le menacer.

 

L'enfant, pour devenir un bon citoyen, a besoin que l'on soit, à son égard, miséricordieux et bienveillant. Car le négliger, être dur avec lui et le priver d'amour alors qu'il en a tellement besoin, peut le conduire vers le chemin de la déviance et de la délinquance, emprunté par les criminels. La perversion de ceux-ci est en grande partie due au défaut d'un comportement doux et bienveillant à leur égard.

Il est à remarquer ici que le fait de ne pas assurer à l'enfant une bonne éducation et une instruction utile, l'abandonnant à la rue et à la mauvaise fréquentation, est de la part des parents un comportement dénué de la clémence recommandée par le Prophète . De même, il est inhumain de confier à l'enfant des tâches insupportables pour lui ou de le corriger avec une main lourde. Plus l'on apporte de la bienveillance, du soin, de la douceur à l'enfant, plus l'on contribue à faire de lui un bon citoyen.

 

Du reste, l'Envoyé de Dieu    a désavoué le comportement de l'homme qui tient à l'égard de ses propres enfants un comportement rigide. C'est ce qu'affirme le hadith suivant rapporté par Abû Hurayra  :

« Le Messager de Dieu embrassa une fois son petit fils Al-Hassan Ibn 'Ali en présence de Al-Aqra' Ibn Habis qui lui dit: «J'ai une douzaine d'enfants et je n'en ai jamais embrassé un seul». Le Messager de Dieu  le regarda et lui dit: « Celui qui n'est pas clément avec les autres, Dieu n'est pas clément avec lui » ( unanimement reconnu authentique )

Autrement dit, celui-ci n'est pas digne que Dieu lui fasse miséricorde, surtout s'il n'est pas clément et compatissant envers ses enfants.D'ailleurs la prévenance envers l'orphelin participe de cette miséricorde due à autrui, c'est pourquoi l'Islam a-t-il montré beaucoup d'intérêt pour celle-ci. Dieu ne dit-Il pas:


« Quant à l'orphelin, ne l'opprime pas »
[ Sourate 93. Le jour montant (Ad-Duha). verset 9 ]

 

De son côté, le Messager de Dieu , montrant la rétribution qui échoit à celui qui prend en charge un orphelin, dit:

« Celui qui entretient l'orphelin (qu'il soit ou non de sa famille), nous sommes moi et lui,
dans le Paradis comme ces deux doigts ». Et il groupa son index et son majeur puis les sépara »
(Al-Bukhârî).

 

Dans ce hadith que nous étudions présentement, le Messager de Dieu  dit: « Et n'honore pas notre grand». Les personnes plus âgées que nous ainsi que les vieillards ont droit au respect et aux honneurs. Violer ce droit est un signe de manque de fidélité et d'impolitesse pouvant conduire à l'irrespect des droits des gens. Car la génération montante a une dette envers les vieillards, et c'est faire preuve d'ingratitude que de ne pas les honorer.

Par ailleurs, le Messager de Dieu  incite au respect des personnes âgées. Il dit à ce propos :

« Il n'est pas un jeune homme qui n'honore un vieillard à cause de son âge, auquel Allah ne destine,
sur ses vieux jours, quelqu'un qui l'honorera pour la même raison »
(At-Tirmidhî).

 

Le respect dû à la personne âgée consiste à l'écouter attentivement, notamment lorsqu'elle nous prodigue des conseils, à satisfaire ses besoins, à ne pas parler avant elle ni marcher devant elle, à lui consacrer toutes formes de respect et à ne pas la blesser par des mots inconvenants.

De ce qui précède, il ressort que l'Islam prend en haute considération les enfants ainsi que les personnes âgées et qu'il dirige les musulmans vers le bien, cela aux fins d'établir une société vertueuse et solidaire où sont préservés les droits de tous, de quelque âge qu'ils soient.
 

 

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