Abu Hurayra a rapporté que le Messager de Dieu a dit :

« Cependant que quelqu'un poursuivait sa route, voilà qu'il trouva une branche épineuse qu'il en retira.
Dieu loua son acte et lui accorda Son absolution. »

[ Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim ]

 

L'un des bienfaits de Dieu, à la faveur de l'Homme, est qu'Il a aménagé, pour lui, la terre et y a tracé des chemins; ainsi celui-ci peut-il la parcourir sans difficulté pour assurer sa subsistance et mettre à profit ses ressources.

Rappelant à Ses serviteurs ces bienfaits, Allah dit :  "C'est Lui, en effet qui a fait pour vous de la terre un berceau, y a tracé des sentiers afin que vous puissiez vous guider." [ Sourate 43 – Verset 10 ]

Or, les chemins ont, en Islam, un caractère inviolable (Hurma), l'homme les utilisant et en tirant avantage. Aussi celui qui s'emploie à enlever de la voie publique ce qui nuit aux passants aura un salaire auprès de Dieu. C’est ce qui se dégage de ce hadith décrivant le comportement, loué par Dieu, d'un homme appartenant à une communauté ancienne.

A travers ce hadith, l’on discerne l'élévation civilisationnelle ainsi que l'élan humaniste sublime que le Messager de Dieu établit dans l'esprit de sa communauté en promettant une récompense divine immense à celui qui ôte les objets nuisibles de la voie publique.

Si les pays développés affectent des budgets considérables à la construction des routes ainsi que pour assurer leur entretien et leur praticabilité, le Messager de Dieu
a été le premier à mettre en valeur cette conception civilisationnelle et à mobiliser, pour la concrétiser - dans la vie quotidienne - tous les musulmans.

Ôter de la voie publique ce qui gêne les gens est un acte qui peut revêtir diverses formes :

• Combler une excavation qui peut représenter - surtout l'hiver où les pluies viennent la cacher à la vue - un danger réel aussi bien pour l'homme que pour l'animal ou prévenir les services compétents pour le faire. Un tel geste attire la rétribution de Dieu.

• Ôter de la route une grosse pierre qui peut gêner la circulation des voitures et même provoquer des accidents pouvant être graves.

• Enlever la pelure d'une banane jetée sur le chemin sur laquelle peut glisser un piéton et se casser un membre ou subir un choc grave, c'est également accomplir une bonne action dont l'on est récompensé.

 

Ces exemples illustrent bien le sens qui émerge du hadith cité par nous, et que vient consolider le hadith suivant :

« Tu retires de la voie publique ce qui peut nuire aux passants et c'est pour toi une aumône. »
[ Rapporté par Muslim ]

Oui, un tel acte entraîne une récompense au même titre que celle découlant d'une aumône faite aux pauvres et aux nécessiteux. Mais si s'acquitter de cette tâche représente une aumône à l'actif du musulman, jeter sur la voie publique ou laisser ce qui est susceptible de causer une nuisance aux passants est un péché dont l'homme se rend coupable devant Dieu et la société des hommes.

La gêne la plus grave consiste à jeter sur la voie publique les déchets ménagers, en raison de leurs conséquences nuisibles : odeurs nauséabondes qui gagnent l'ensemble du quartier, pullulement des insectes et des microbes et risque de propagation des maladies. Plus grave encore est l'acte de brûler ces déchets dehors, polluant ainsi l'air que respirent les gens.

II incombe à tous de placer les détritus dans des sacs poubelle, de bien les fermer et d'attendre le passage des services municipaux pour les enlever et non les jeter dans la rue, causant ainsi de la gêne à autrui. Une telle attitude est observée dans les pays civilisés qui, en cas d'infraction, sévissent.

Il est malheureusement des gens qui ne respectent pas ces qualités procédant pourtant de la religion qui est la leur ; le Messager de Dieu
dit en effet :

« La foi compte un peu plus de 70 branches ; la plus élevée est la proclamation qu'il n'est de dieu que Dieu
et la moindre est le fait d’ôter de la voir publique ce qui peut nuire aux passants. »

 

 

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