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La
première démarche que le Prophète
accomplit,
après s’être installé chez Abou
Ayyoub, fut l'édification
de la mosquée dont il ordonna la construction
à l'endroit où sa chamelle s’était
agenouillée.
Il acheta le terrain à deux garçons orphelins
qui en étaient les propriétaires.
Lui-même
participa à la construction cette mosquée
afin d’inspirer aux musulmans le désir de travailler.
A cet égard, transportant des briques et des
pierres, il
disait
:
«
Seigneur ! Il n'y a d'autre vie que celle de l'Au-delà.
Alors, pardonne aux Ansars et aux émigrés
».
Les
compagnons
redoublaient d'efforts. L'un d'entre eux dit : «
Si nous restons assis tandis que le Prophète
travaille, cela sera de notre part un acte insensé
».
Le
Messager d'Allah donna
l'ordre de niveler les décombres et de couper
les arbres qui se trouvaient sur ce terrain, ainsi que
d'orienter
la mosquée vers Jérusalem. Les deux pilastres
de la mosquée furent faits de pierres, les murs
bâtis à partir de briques et d'argile,
le toit réalisé avec des feuilles de palmier
et les colonnes perpendiculaires avec des troncs d'arbres.
On dalla Ie plancher et ouvrit trois portes.
La
mosquée mesurait, de la Qibla à l'autre
bout, 100 coudées. Le Prophète construisit
des chambres à côté de la mosquée,
des chambres en briques ayant une toiture recouverte
de feuilles de palmier et de troncs d'arbres à
l'intention de ses femmes. Une fois ces chambres construites,
il quitta la maison d'Abi Ayyoub pour y déménager.
La
mosquée n'était pas seulement un endroit
où
l'on accomplissait les prières
; c'était aussi une
université
où les musulmans se rencontraient pour recevoir
les enseignements et orientations islamiques, un
forum où
se rencontraient dans l'harmonie et la concorde différentes
tribus jadis opposées par les conflits et les
guerres de l'époque antéislamique, une
base pour la gestion,
l'administration et la diffusion des affaires,
un parlement
pour la tenue des conseils consultatifs et exécutifs.
Malgré
tout cela, c'était
une maison où habitaient bon nombre de pauvres
appartenant aux émigrés et aux réfugiés
qui n'avaient à Médine ni maison, ni argent,
ni famille, ni enfant.
Dès
les premiers moments de l'hégire, fut
institué l'appel à la prière,
cette mélodie supérieure qui, cinq par
fois jour, retentit jusqu'à l'horizon et dont
l'harmonie fait vibrer toutes les parties de l'univers.
A cet égard, l'histoire
du rêve de ‘Abdallah Ibn Zayd
est bien connue.

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