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Les
droits reconnus par l’Islam sont nombreux. Les
plus importants en sont les suivants :
LE
DROIT D'ALLAH
Les
bienfaits d’Allah
au profit de Ses serviteurs sont innombrables
et tout bienfait nécessite la reconnaissance.
Les droits d’Allah sur ses serviteurs sont très
nombreux. Parmi les plus importants, citons
ceux-ci.
1.
L’adhésion au dogme du Tawhid.
Cela
signifie croire
en l’unicité d’Allah dans Son essence, Ses noms,
Ses attributs, et Ses actes. Dans
ce cadre, l'on doit croire qu’Allah est
le Maître, le Roi, le Créateur gérant, le Fournisseur
de substances, qui détient le Pouvoir en Sa
main, Celui qui est capable de tout.
{ Béni soit celui dans la main de qui est la royauté, et Il est Omnipotent.} [
Sourate 67, verset 1 ]
2.
L’observance du culte qui consiste à adorer
Allah exclusivement.
En
effet, Il est leur Maître, leur Créateur et
leur Fournisseur de substances. Cela implique
qu’on Lui
consacre exclusivement toutes les formes d’adoration
telles que l’invocation, la prière, la demande
d’assistance, la demande de secours, l’expression
d’humilité et de révérence, l’espérance, la
crainte, le sacrifice et d’autres actes similaires.
A
ce
propos, le Très Haut dit :
{
Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé.}
[
Sourate 4, verset 36 ].
3.
La gratitude
Allah
est
le bienfaiteur qui accorde Sa grâce à
toutes les créatures. Ceux-ci doivent reconnaître
les bienfaits par la langue, par le cœur et
les autres organes en louant Allah ,
en Lui rendant grâce et en utilisant les bienfaits
dans l'obéissance à Allah et de façon licite.

{ Souvenez-vous
de Moi donc. Je vous récompenserai. Remerciez-
Moi et ne soyez pas ingrats envers Moi ! }
[ Sourate 2, verset 152]
L’envoi
du Messager est un bienfait majeur pour toute l’humanité.
Allah
l’a envoyé pour sortir les hommes des ténèbres
vers la lumière et leur expliquer ce qui
garantie leur bonheur ici-bas et dans l’au-delà.
Le
Messager a sur nous
le droit d’être aimé et obéi et de recevoir
nos prières.
Aimer le Messager c’est
obéir à ses ordres,
croire à ses informations, éviter ses interdits
et n’adorer Allah
que dans le cadre de la loi qu’Il a établie.
L’Islam
s’intéresse à la famille et consolide l’amour
et le respect mutuel en son sein. Les parents
en constituent le fondement. C’est pourquoi
l’on considère la
piété filiale comme l’une des meilleures actions
les plus aimées d’Allah le
Très Haut.
La
piété filiale s’exprime par l’obéissance
aux parents,
leur respect,
la manifestation d’humilité à leur égard,
la bienfaisance
à leur profit, la dépense pour eux, l’entretien de leurs proches et bien
traiter leur ami.

{
Et ton Seigneur a décrété: "N'adorez que
Lui; et marquez de la bonté envers les père
et mère: si l' un d' eux ou tous deux doivent
atteindre la vieillesse auprès de toi, alors
ne leur dis point: "Fi !" et ne les
brusque pas, mais adresse leur des paroles
respectueuses. }
[ Sourate 17, verset 23 ]
Les
droits de la mère sont plus importants car c’est
elle qui conçoit l’enfant, le met au monde et
l’allaite. Un homme se présenta au Prophète
et lui
dit :
«
Ô Messager d’Allah ! Quelle est la personne
qui mérite le mieux un bon traitement de ma
part ? ».
Il dit : « Ta mère. » - « Puis qui ?
» - « ta mère. » - « Puis qui ? » - «
Ta mère. » - « Puis qui ? » - « Ton père
» [Rapporté dans les Deux Sahih et la présente
version est celle de Boukhari, voir al-Adab,
78.]
LES
DROITS DU MUSULMAN ENVERS SON CORELIGIONNAIRE
Les
croyants sont des frères et constituent une
communauté solidaire
telle des constructions qui se soutiennent mutuellement.
Ils
s’aiment et nourrissent de la sympathie les
uns pour les autres
en vue de sauvegarder leur cohésion. Dans le
cadre de cette fraternité, Allah
a prescrit des droits au musulman au profit
de ses coreligionnaires.
Parmi
ces droits figurent l’amour,
le conseil, la dissipation de ses soucis, la
dissimulation de ses faux pas, son soutien dans
la vérité, le respect de son voisinage et bien
traiter ses hôtes.
A cela s’ajoute
le salut rendu, la visite au malade, la réponse
à l’invitation, la prière pour l’auteur d’un
éternuement et la participation au convoi funèbre.
A ce propos, le Prophète a dit :
« Le musulman possède cinq droits
sur son coreligionnaire : rendre son salut,
prier pour lui quand il éternue, répondre à
son invitation, s’enquérir de son état en cas
de maladie et l’accompagner à sa dernière demeure
en cas de décès.» [
Rapporté
par Mouslim, 2625 ]
L’Islam
s’intéresse aux affaires du voisin, musulman
ou pas car la sauvegarde des intérêts du
voisin est susceptible de rendre la communauté
semblable à un seul corps. A ce propos, le Prophète
a
dit :
« Jibril n’a cessé de me recommander
mon voisin jusqu’à ce que j’aie cru qu’il allait
en faire mon héritier »
[
Rapporté dans les Deux Sahih, voir Mouslim,
2625 ]
L’Islam
préconise dans ce cadre que le voisin
prenne l’initiative de saluer son voisin,
de s’enquérir de son état de santé
en cas de maladie, de lui présenter ses condoléances
le cas échéant, de le féliciter si nécessaire,
de lui pardonner
ses faux pas, de dissimuler ses défauts,
de le supporter,
de lui faire des cadeaux,
de lui prêter en
cas de besoin, d’éviter de regarder ce qu’il
est interdit de regarder chez lui et de l’orienter
vers ce qui lui est utile ici-bas et dans l’au-delà.
A ce propos, le Prophète a
dit :
« Le meilleur des compagnons auprès d’Allah
est le meilleur pour ses compagnons. Le meilleur
voisin auprès d’Allah est le meilleur pour ses
voisins » [
Rapporté
par Boukhari dans al-Adab al-moufrad, 115 ]
Le
Très Haut dit à propos du voisin :
{ Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé. Agissez avec bonté envers (vos)
père et mère, les proches, les orphelins, les pauvres, le proche voisin, le
voisin lointain, le collègue et le voyageur, et les esclaves en votre
possession, car Allah n'aime pas, en vérité, le présomptueux, l'arrogant }
[Sourate 4, verset 36 ]
L’Islam
nous a mis en garde contre la
nuisance au voisin et son mauvais traitement.
Le Messager a
expliqué qu'une telle conduite pourrait priver
son auteur de l’accès au paradis :
« N’entrera pas au paradis celui qui ne met
son voisin à l’abri de sa nuisance » [
Rapporté
dans les Deux Sahih et cité par Mouslim sous
le numéro 46 ]
Pour
préserver l’intérêt public, l’Islam impose
des droits au profit du gouvernant et des droits
au profit des gouvernés, comme il a prescrit
des droits au profit du mari et d’autres
au profit de l’épouse et d’autres droits justes
prescrits par l’Islam.
Cheikh
Muhammad Ibn Ibrahim at-Twaidjiri.

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