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Les frères se sont posés la question par rapport à ce titre et il
correspond à des paroles de l’Imam Ahmed (que
Dieu lui fasse miséricorde) à qui on venait
rapporter des faits sur les Salafs et il disait « et nous, où en sommes nous par
rapport à ceux-là ? ». Si l’Imam Ahmed avec le rang qu’il occupait dit ce genre
de paroles alors que dire de nous autres !
Beaucoup d’entre nous suivons
les Salafs (pieux prédécesseurs) ou voulons les suivre mais c’est une prétention qui est très lourde.
Nous les suivons au niveau du dogme, de la croyance, au niveau de la manière de
comprendre la religion, mais nous
allons voir que au niveau du comportement, des
actions du coeur, nous sommes très loin de leur exemple.

Il a été rapporté au sujet d'Ar-rabi’ et on a dit de lui que l’on ne l’a jamais vu accomplir une prière
surérogatoire à la mosquée si ce n’est qu’à une seule reprise, cela pour éviter
l’ostentation. On a également dit de lui que toutes ses actions étaient secrètes
et des fois il était en train de lire le Coran et lorsque quelqu’un
s’approchait, il recouvrait le mushaf avec un de ses vêtements, pour éviter
qu’on ne le voit en train de lire le Coran.
Lorsque que Alî ibn hussein , a été lavé en vue
de sa prière mortuaire, ils ont trouvé des traces noires dans son dos. Il a été
dit que c’est parce qu’il portait des sacs qui contenaient de la farine la nuit
pour aller les distribuer aux pauvres de Médine. Ceci la nuit afin de passer
inaperçu. Les gens de Médine ont dit de lui : « Nous n’avons pas perdu
l’aumône secrète si ce n’est depuis la mort de Alî ibn hussein» . C'est-à-dire
qu’ils ont remarqué que c’était lui qui les distribuait car plus rien ne leur
parvenait après sa mort.
Hudheifa ibnoul Yaman
, qui a donné un conseil à
un homme qui s’appelait Musa ibnu Mu’alla, en lui disant : il y a trois
caractéristiques qui si elles se trouvent en toi alors il n’y a aucun bien qui
descendra du ciel (rizq) sans que tu n’en n’aies une partie. Que tes actions
soient entièrement vouées à Allâh , que tu aimes pour les gens ce
que tu aimes pour toi-même et fais en sorte de ne manger que ce qui est licite.
Hicham Ad-dastouâi a dit : « je jure par Allâh que je
suis incapable d’affirmer que j’ai été un jour rechercher le hadith en vue de
l’agrément d’Allâh »
Abdullâh ibnu Mubarak
rapporte qu’il a été dit à
Hamdoune ibnu Ahmed : « Pourquoi les paroles des Salafs sont plus utiles que nos
paroles » ? Il a répondu : « Parce que eux, lorsqu’ils parlaient, ils parlaient
en vue de la gloire de l’Islam et en vue de sauver leur âme et rechercher la
satisfaction du Tout Miséricordieux. Tandis que nous autres, nous parlons pour
élever nos âmes, pour rechercher ce bas monde et pour satisfaire les créatures.
»
Ces exemples sont des positions des Salafs par rapport à la sincérité
vis-à-vis d’Allâh .

Un
homme disait par rapport à Dahaq ibn Muzahim que lorsque venait
le soir, il se mettait à pleurer et on lui posait la question « qu’est-ce qui te
fait pleurer ? ». Il répondait : « Je ne sais pas ce qui monte aujourd’hui
de mes actes. Baqs ibn abdillâh disait que si tu vois celui qui est plus âgé
que toi, dis : « celui-là m’a précédé dans la foi et dans les bonnes actions, il
est mieux que moi », et si tu vois celui qui est plus jeune que toi, dis « celui
là, je l’ai précédé dans les péchés et les désobéissances, il est mieux que
moi», et si tu vois des frères de ton âge qui te louent qui t’honorent, dis «
cela n’est que par la grâce d’Allâh ...»
Al Qasim ibn Muhammad raconte qu’ils ont voyagé avec ibn mubarak et
al-qasim se posait la question de savoir pourquoi ibn mubarak
avait atteint une
telle popularité parmi les gens, qu’est ce qui le différencie de nous. Nous
prions autant que lui et nous jeûnons autant que lui et lorsqu’il se rend au
jihad, nous nous y rendons avec lui et lorsqu’il fait le hajj, nous le faisons
en même temps que lui.
Jusqu’à un jour où nous étions en voyage, nous nous
sommes rassemblés dans un endroit et la lampe s’est éteinte. Nous avons essayé
de rallumer cette lampe et lorsque nous y sommes parvenus, nous avons trouvé ibn
mubarak qui pleurait tant que sa barbe était recouverte de larmes. A ce
moment là, ils ont compris que c’est cette crainte qui le différencie de nous et
qui fait qu’il est meilleur que nous. Lorsque la lampe s’est éteinte il a dû se
remémorer les pénombres du Jour du Jugement Dernier.
Al-maroudî, rapporte de l’Iman Ahmed, qu’un jour il lui ont posé
la question : « Comment vas-tu » et il a répondu : « Comment veux-tu qu’aille
une personne dont le Seigneur lui demande de s’acquitter des obligations, et
dont le Prophète(sas) lui demande de s’en tenir à la Sounnah, et dont les deux
anges notent ses actions et dont l’âme l’invite au péché et dont Iblis essaye de
l’amener aux turpitudes et dont l’ange de la mort est prêt à saisir son âme et
dont la famille lui demande la subsistance. »

On rapporte de Abdullâh ibn
mubarak
qu'un jour il se trouvait à Kuffa, la ville iraquienne, et que l’on
était en train de lire « Le livre du hajj», jusqu’à ce qu’il arrivent à un
hadith et il y avait une annotation d’un étudiant qui avait écrit : « Abdullâh
ibn mubarak dit cela et c’est cela notre position. » Abdullâh a demandé qui
avait noté cela et celui qui l’a écrite s’est manifesté et directement ibn
mubarak a pris le livre et il l’a effacée en disant « qui suis-je pour que l’on
note ma parole ».
Un jour, on a demandé à un des salafs une
recommandation. Il dit : « Je vais te recommander certaines caractéristiques
qu’Allâh va te rendre bénéfiques : « si tu peux connaître et ne
pas être connu, fais-le. Si tu es capable d’écouter et de ne pas parler,
fais-le. Si tu es capable de t’asseoir et que les gens ne s’asseyent pas près de
toi, fais-le. »
Un jour on a trouvé l’imam Ahmed
avec le
visage soucieux et on a remarqué que ce qui l’avait atteint c’est qu’une
personne l’avait complimenté et lui avait dit : « Qu’Allâh te remercie pour ce
que tu as fait pour l’islam ». Ahmad lui a répondu : « dis plutôt que Allâh
soit remercié pour l’Islam, par rapport à moi, qui suis-je ! »

Et un jour on a adressé cette louange à ibn Omar :
« Ô toi le meilleur des gens ou fils du meilleur des hommes ». Il a dit : « Je
ne suis pas la meilleure des personnes, ni le fils de la meilleure des
personnes, mais je suis un serviteur parmi les serviteurs d’Allâh. J’espère la
Miséricorde d’Allâh et je crains également Son châtiment. Vous louez la personne
et vous lui faites des compliments jusqu’à ce que vous détruisiez la personne,
que vous causiez sa perte.»
Mutarrif ibn Abdillâh
dit : « Que je passe
la nuit en dormant et que je me réveille le matin en éprouvant des regrets de ne
pas avoir prié la nuit, m’est préférable que de passer la nuit en prière et me
réveiller en étant imbu de ma personne. »
Wahb ibn Munabbih
dit : «
Mémorisez de ma part trois choses : prenez garde d’une passion suivie, d’une
mauvaise compagnie, et du fait d’être imbu de sa personne. »
Al
marouazi, a posé la question à Ibn Moubarak de savoir ce qu’était
l’orgueil et le fait d’être imbu de soi même. Il lui a répondu : « L’orgueil,
c’est que tu méprises les gens et être imbu de soi même c’est d’éprouver le
sentiment que tu as quelque chose que les autres n’ont pas. Je ne connais rien
de plus mauvais pour les gens qui accomplissent la prière que la fierté. »

Abdullâh ibn mas’ud a dit : « Celui qui désire l’au-delà, il va nuire à son
bas monde et celui qui désire ce bas monde, il va nuire à son au-delà. Portez
nuisance à ce qui est périssable par rapport à ce qui est éternel. »
Abû
dardha a dit : « Je cherche protection auprès d’Allâh contre les choses qui
occupent le coeur ».
Un homme avait mal compris l’ascétisme et il avait
posé la question à ibn mubarak : « Toi tu nous conseilles l’ascétisme et
d’amoindrir nos recherches par rapport à ce bas monde et nous voyons malgré cela
que tu fais du commerce. Comment cela se fait-il ? » Il lui a répondu : « Je
fais cela pour protéger mon visage (rester indépendant financièrement), pour
préserver mon honneur et pour que cela me soit une aide pour adorer mon
Seigneur.

Jafar ibnu Muhammad disait : « Prenez garde aux débats
qui mènent à la dispute dans la religion car ils occupent le cœur et font naître
l’hypocrisie »
Les débats détestables sont soit ceux avec les gens têtus ou
bien entre des personnes ignorantes où shaytan va leur faire dire des choses qui
ne font pas partie de la religion.
Ibnu abdel Barr rapporte que un jour
Abdullâh al ‘Omarî a écrit à l’Imam Malik
et il l’encourageait à s’isoler et à
se consacrer à l’adoration. L’imam malik lui a répondu : Allâh a
partagé les actions tout comme Il a partagé la subsistance. Peut-être qu’à un
homme Allâh va lui ouvrir les portes de la prière et pas celles du jeûne. Et à
un autre, Allâh va lui ouvrir les portes de l’aumône et ne lui
ouvre pas les portes du jeûne. Et un autre, Allâh lui ouvre les
portes de Jihad. Et le fait de propager la science fait partie des
meilleures adorations et je suis satisfait de la porte qu’Allâh
m’a ouverte, et je ne crois pas que le domaine dans lequel tu persévères soit
meilleur que celui dans lequel je me trouve. J’ai bon espoir que tous les
deux sommes dans le bien.

Ibnu Abdillâh ibnu Mas’oud a
rapporté que son père a dit qu’un homme était venu le trouver pour lui
demander de lui enseigner certaines paroles générales qui vont m’être utiles et
bénéfiques.
Abdullâh ibnu mas’oud lui a dit : « n’associe rien à Allâh et
tourne avec le Coran là où il tourne et celui qui te vient avec la vérité
accepte de lui-même si il est lointain (pas de tes proches) ou que tu ne l’aimes
pas. Et celui qui te vient avec le faux, rejette le même s’il est ton bien-aimé
ou un proche à toi».
Un jour, l’Imam ash-shafé’i a rapporté un hadith et
on lui a demandé si cela était également son opinion, son avis juridique. Il a
répondu : « M’as-tu vu sortir d’une église et as-tu vu autour de ma taille une
ceinture que porte les prêtres pour que j’entende un hadith du prophète et
qu’ensuite je ne m’y conforme pas ? »

Un homme, l’affranchi de ibnu
Omar, a dit qu’un homme est venu lui poser une question et ibnu Omar a baissé sa
tête sans lui répondre au point où les gens ont cru qu’il n’avait pas entendu et
qu’ils lui aient fait la remarque. Il a répondu: «J’ai entendu la question
mais croyez-vous que Allâh ne me demandera pas de comptes sur ma
réponse. Laissez-moi jusqu’à ce que je réfléchisse, que je médite sur cette
question et si je possède une science par rapport à cela, je vous l’enseignerai
et si je n’ai pas de connaissances, je vous le ferai savoir.»
Malheureusement, à notre époque, beaucoup de gens s’empressent de donner
des verdicts religieux et il ne faut pas se mettre dans une position où l’on
nous pose trop de questions car l’être humain n’aime pas se sentir rabaissé. Et,
il se peut que si les gens élèvent l’être humain à une place, ils vont lui poser
des questions et shaytan va le pousser à répondre même sans connaissance sur le
sujet et le mener ainsi à sa perte.

On a dit un jour à Ahnaf
qu’il était âgé et que le jeûne l’affaiblissait. Il a répondu :
«Je me prépare par le jeûne à un long voyage. » Et on dit de lui que la plupart
de ses prières se faisaient la nuit à un point tel que des fois, il mettait son
doigt sur la lampe et disait en se rappelant ses péchés : « qu’est-ce qui t’as
poussé ô Ahnaf à faire telle chose telle jour ». Il se rappelait ainsi au
travers de la chaleur de cette lampe, la chaleur de l’Enfer.
On rapporte
également de Chaddad ibnu Aws, que lorsqu’il rentrait dans son
lit, il se retournait sans cesse, il ne restait pas tranquille et n’arrivait pas
à trouver le sommeil. Il disait : «Ô Seigneur, l’Enfer a chassé mon sommeil»,
et il se levait et il priait jusqu’au matin.
‘Assim ibnu ‘Issâm al
bayyaqi
un jour a passé la nuit chez l’Imam Ahmad
et l’Imam Ahmad lui a déposé de l’eau pour faire ses ablutions. Lorsqu’ils se
sont levés le matin pour la prière de soubh, l’Imam Ahmad a constaté que l’eau
n’avait pas diminué et il lui a dit : « Soubhana allâh, un homme qui demande le
savoir et qui n’a pas de prière de nuit ! »
Al-Foudhayl ibnu ‘Iyâdh, a dit : « Si tu n’es pas capable de faire la prière de nuit en le
jeûne la journée, saches que tu es privé et que tes péchés t’ont enchaîné »

On rapporte de Shuraïh, qu’il dit : « Je suis
touché pas un malheur et je loue Allâh à quatre reprises. Une fois
je Le loue parce qu’Il ne m’a pas donné quelque chose de pire.
La
deuxième fois je le loue parce que Il m’a facilité la patience. La
troisième fois je loue Allâh , du fait d’avoir dit « inna lillâhi
wa inna ilayhi raji’oune », c’est à Allâh que nous appartenons et c’est vers Lui
que nous retournerons » et ce parce que j’attends la récompense d’Allâh.
La quatrième fois, je loue Allâh parce que ce malheur n’a
pas atteint ma religion.

Un jour, on a demandé à
un des salafs de citer une recommandation et il a dit :
« Je vous
recommande la crainte d’Allâh et également, je vous demande de vous accrocher au
Coran car il est la lumière lors d’une nuit de pénombre et il est une guidance
pour les gens. Mettez-le en pratique le plus possible. Et lorsqu’un malheur vous
touche, faites précéder l’argent par rapport à la religion. Et si ce malheur est
encore pire, faites précéder votre argent et même votre personne par rapport à
votre religion. Car celui qui est perdant est celui qui a perdu sa religion. Et
celui qui est vide est celui qui est exempt de religion et sache qu’il n’y a pas
de pauvreté après le Paradis et qu’il n’y a pas de richesse après l’Enfer. »

Un homme a écrit à Ibn Omar pour qu’il lui
résume toute la science. Ibn Omar lui a écrit : « La science est très vaste,
mais si tu es capable de rencontrer Allâh en ayant le dos léger du sang des
gens, si tu peux avoir le ventre vide de leur argent, si tu peux ne pas laisser
aller ta langue dans leur honneur et si tu peux t’accrocher au groupe, al
jama'a, fais-le. »
Souleymane al-Taymiyya dit par rapport à Ahnaf : « Il y
a trois choses en moi que je ne cite qu’à une personne sensée. Je n’ai jamais
été à la porte des gouvernants si ce n’est parce qu’ils me l’ont ordonné. Je
n’ai jamais séparé deux personnes si ce n’est parce qu’ils m’invitent à
participer avec eux. Je n’ai jamais cité quelqu’un qui s’est assis avec moi
qu’en bien. »

Abû qulama dit : « Si il te parvient de ton frère une chose que tu
déteste, fais tout ton possible pour lui rechercher une excuse et si tu ne
trouves pas d’excuse alors dit en toi-même « Peut-être que mon frère a une
excuse que je ne connais pas ».
Un jour il y a eu une divergence entre
deux gens de « ahl al bayt », Hassan ibnu Hassan et Ali ibnu Hussein, rahimahum
allâh. Hassan ibnu Hassan est venu trouver Ali ibnu Hussein à la mosquée avec
ses compagnons et il l’a critiqué fortement et il n’a rien laissé sans qu’il ne
lui ait dit. Et Ali ibnu Hussein s’est tu et al Hassan est parti.
Lorsque la
nuit est tombée, Ali a été à la maison de Hassan et il lui a dit : « Ô mon
frère, si tu es véridique dans ce que tu as dit, qu’Allâh me pardonne, et si tu
n’es pas véridique dans ces paroles, qu’Allâh te pardonne. »Et il est parti.
Hassan l’a suivi et a commencé à pleurer jusqu’à ce que Hussein lui dise : « Je
te pardonne pour ce que tu m’as dit »
Sa’id ibn al-mussayyib, a dit : « Il n’y a aucune personne noble ou savante ou qui a un
mérite sans qu’il y ait un défaut mais il y a des gens dont il ne convient pas
de citer les défauts. Celui dont les mérites l’emporte sur ses manquements, ses
manquements fondent dans ses mérites. »
On rapporte de Yunus as-salafi, a dit : « Je n’ai pas vu plus clairvoyant que l’imam ash-shafé’i.
Un jour j’ai eu un débat avec lui et ensuite nous nous sommes séparés. Et
lorsque je l’ai rencontré, il a pris ma main et m’a dit : « ô abu Musa, n’est-il
pas possible que nous soyons frères même si nous divergeons dans un point »

Ibnu Abbas a été chez Zaïd ibnu thabbit qui s’est levé vers
lui et a prit les rennes de son cheval et Zaïd a dit : « Ecarte-toi ô cousin du
messager d’Allâh » (dans le sens où ce n’était pas à lui de faire cela).
Ibnu Abbas, a répondu : « C’est comme cela que nous faisons avec nos savants et
avec nos personnalités ».

Un jour, Mimoun ibnu mahran a
dit : « Un homme est venu chez Salman al farisî et lui a demandé de lui
adresser une recommandation. Il lui a dit : « Ne parle pas ». Il lui a répondu
que celui qui vivait avec les gens était obligé de parler. Salman lui a répondu
: « Si tu parles, dis la vérité ou tais-toi. »
L’homme lui a demandé de lui
ajouter une autre recommandation et Salman lui a répondu : « Ne te met pas en
colère ». L’homme lui a répondu que des fois il ne pouvait pas se contrôler. «
Alors, si tu te mets en colère, contrôle ta langue et ta main. » Adresse-moi
une autre recommandation et il lui a répondu : « Ne fréquente pas les gens ». Il
lui a dit : « Mais celui qui vit parmi les gens ne peut faire autrement que de
les fréquenter » Il lui a répondu : « Alors si tu les fréquentes, dis la
vérité, sois sincère dans tes paroles et acquittes-toi du dépôt »
Mu’ad
ibnu Sa’id dit : « Nous étions auprès de ‘Ataa ibnu abi Rabah lorsque une homme
parla et un autre lui coupa la parole en continuant le hadith à sa place. Et
‘Ataa s’est étonné et a dit : « soubhan allâh mais qu’est-ce que ce genre de
comportement. J’entends un hadith d’une personne et je suis plus savant que lui
par rapport à ce hadith mais je lui montre que je ne le connais pas».
Aujourd’hui il y en a même qui font cela avec les cheykh. On lui pose une
question et on en entend un dans l’assemblée qui répond avant même que le cheikh
ait commencé à répondre.
Un jour, Omar ibnu Abdelaziz a écrit une lettre
et dans cette lettre il a fait une recommandation pour certains de ses frères.
Il a dit : « Celui qui se rappelle abondamment la mort, il se satisfera de peu
de choses dans ce bas monde. Et celui qui sait que ses paroles sont du nombre de
ses actions, il diminuera sa parole, il ne parlera pas beaucoup si ce n’est dans
les choses bénéfiques et utiles. »
Bakr ibnu Mounir dit : « J’ai entendu
abû Abdillâh (l’imam Al Boukhari) dire : « j’espère rencontrer Allâh et qu’Il ne me demande aucun comptes par rapport à la médisance ».
Al hafidh Ad-dhahabi : « Celui qui regarde dans les paroles de l’imam al
boukhari, (c'est-à-dire dans la science qui étudie les gens qui composent les
chaînes de transmission de hadiths), il remarquera son scrupule quand il a à
parler sur les gens et son impartialité même par rapport aux gens qu’il rend «
faibles ».
Et, quand on regarde ses paroles dans « al-jarh », le plus
qu’il dit, c’est de dire « munkarul hadith » ou «sakatou ‘anhou» les imams se
sont tus sur lui ou encore, « fî nadhar », il y a des choses à dire, et ainsi de
suite. Et c’était très rare qu’il dise « celui là est menteur » ou « il a
inventé le hadith ». C’est très rare que l’on trouve cela dans les paroles de
al-boukharî.
Dans la science du « jarh wa atta’dil », les imams sont
classés en trois sortes : ceux qui sont moutassahiloun, qui ont une
sorte de laxisme (mais pas dans le sens péjoratif du terme), qui donnent plus
facilement le ta’dil, ceux qui sont moutawassitoun, comme l’Imam al-boukhari
ou Ahmad, qui sont dans le juste milieu, ceux qui sont mutashadidoune, connu
pour être très sévère dans le jarh wa atta’dil

On rapporte de Abdullâh ibnu
mas’oûd : « Je déteste voir une personne sans aucune occupation ni pour
l’au-delà ni pour ce bas monde »
A-Hassan al baçri
dit :
« ô fils d’Adam, tu es composé de jours et à chaque fois qu’un jour s’en va, il
y a une partie de toi-même s’en va, qui ne reviendra plus.»
Il reste
encore beaucoup de choses à dire, mais nous allons nous arrêter ici. J’ai choisi
certains récits parmi d’autres qui sont beaucoup plus longs. Mais il vaut mieux
des récits courts qui nous font réfléchir et que l’on peut mettre en pratique,
plutôt que beaucoup de récits très longs dont on ne retiendra rien et que l’on
ne mettra pas en pratique.
Nous demandons à Allah
de nous faciliter
l’acquisition du savoir et sa mise en pratique, ainsi que de réunir nos rangs
sur la vérité et de nettoyer nos coeurs de toute maladie.
Wa sallAllahou
wa sallam ‘ala nabiyyina Muhammad wa alihi wa sahbihi ajma’ine, wa akhirou
da’wana anil hamdoulillahi rabbil ‘alamin.
Audio Où en sommes-nous par rapport à ceux-là ? - Par le frère Daoud Van Beveren - Rappel
retranscris par l'équipe Sajidine à la demande de nos frères et soeurs
malentendants Quelques reformulations ont été apportées pour
une lecture plus aisée -

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