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Les vaisseaux du désert
«
Ne considèrent-ils donc pas les chameaux,
comment ils ont été créés
? » [
Sourate 88 - Versets 17 ]
Les
chameaux et les dromadaires sont des créatures
incroyables, magnifiquement
adaptées pour la vie dans le désert!
Ce sont des animaux complètement indifférents
à la brûlure du soleil et aux tempêtes
de sable. Comment ?
Un
réservoir naturel
Ils
peuvent se passer d'eau pendant
6 jours d’affilée
alors qu’un
homme ne pourrait résister plus de 2
ou 3 jours.
Comment cela est-ce possible ? Ces animaux ont
la particularité de limiter leur perte
d’eau : d’une part car ils
transpirent à peine
et d’autre part parce qu’ils
produisent des excréments secs
et une
urine plus concentrée ne contenant que
très peu d’eau !
Un
dromadaire peut perdre jusqu’à un
tiers de son poids lors d’une traversée
du désert,
perte qui serait fatale à un organisme
humain ! Mais dès qu’il arrive à
un point d’eau, le dromadaire peut boire 100
litres d’eau en une seule fois !
D’un point de vue physiologique, c’est quelque
chose absolument inconcevable. Effectivement,
si le dromadaire était un animal comme
les autres, une telle arrivée d’eau dans
le sang devrait provoquer l’explosion
de tous ses globules rouges.
Mais l’analyse microscopique de ses globules
montre qu’elles sont constituées de
manière unique
pour pouvoir résister à l'éclatement.
Incroyable ! Le
2ème avantage que présentent ces
animaux est qu’ils constituent des
grandes réserves de graisse dans leur
bosse.
En cas de manque de nourriture, ils utilisent
ces réserves au fur et à mesure
de leurs besoins. Quand la graisse est épuisée,
la bosse rétrécit !
Inventions
thermiques
La
nuit, il fait très froid dans le désert
et la température peut avoisiner 0°
C. Le dromadaire a alors trouvé une stratégie
remarquable : sa température interne
va baisser de 6° C au cours de la nuit !
A la montée du jour, dès que le
soleil apparaît, la chaleur s’installe
pour atteindre 50° voire plus. Le dromadaire
étant nettement en dessous de sa température
normale va lentement se réchauffer. Le
temps que son corps reprenne les 6° qu’il
avait perdu la nuit, la journée est presque
terminée. Il va même emmagasiner
un peu plus de chaleur pour pouvoir résister
au froid de la nuit.
C’est le seul mammifère
capable de faire varier sa température
interne pour s’adapter au climat désertique
! De
plus, perché sur ses longues pattes,
le dromadaire échappe à la chaleur
écrasante. Là-haut, il fait parfois
10° de moins qu’au niveau du sol !
Véhicule
tout terrain
Les
pattes de ces animaux n’ont pas de sabot mais
2 gros orteils terminés par un ongle.
Sous la plante de leurs pieds, ils possèdent
une peau très épaisse et dure
pour leur permettre de supporter la chaleur
du sol. De plus, leurs pieds sont larges et
plats : ils avancent ainsi dans le sable sans
s’enfoncer ! Le dromadaire est vraiment une
monture performante puisqu’il peut parcourir
plus de 160 kilomètres en une journée
et peut transporter jusqu‘à 260 kg de
marchandises !
Barrage
contre le sable
Les
principaux ennemis naturels dans le désert
sont la chaleur et le sable. Comme nous l’avons
vu précédemment le problème
de la chaleur est réglé.
Reste
maintenant à savoir comment le dromadaire
va résister aux terribles assauts du
sable lorsqu’il est transporté par le
vent ?
Chameaux
et dromadaires ont été conçus
à merveille et ils possèdent toutes
les adaptations pour vivre dans ce milieu très
hostile à la vie.
Pour
éviter que le sable ne les aveugle dans
leur avancée, ces animaux possèdent
de longs cils qui protègent leurs yeux
!
Au
cours des tempêtes de sable, lorsque les
rafales sont trop violentes et qu’il leur est
impossible d’ouvrir les yeux, ils avancent alors
les yeux fermés : leurs paupières
étant très fines, ils voient au
travers pour se diriger !
Ils
ont aussi la faculté de rétracter
(fermer) leurs narines pour éviter que
le sable ne bouche leurs voies respiratoires!
De
plus, ils possèdent des poils dans les
oreilles pour les protéger efficacement
contre le sable !
Chameaux
et dromadaires : miracle de la nature ou signe
de Dieu ?
Le mystère de la plongée des phoques
En
général, les mammifères
ne peuvent rester sans respirer sous l’eau plus
de quelques minutes. Le phoque fait très
fort puisqu’il est capable de plonger en apnée
pendant plus d’une heure ! Ceci est un premier
exploit. Le deuxième est qu’il a été
prouvé que le phoque pouvait descendre
jusqu’à des profondeurs de 500 mètres
!
Pour comparaison, un humain dépasse
à peine les 20 mètres en plongée
sous-marine. Pour cause, plus on s’enfonce dans
l’eau, plus la pression augmente. A quoi s’expose-t-on
si on défie la pression des profondeurs
? On risque des convulsions, la perte de conscience,
la rupture de ses vaisseaux sanguins, la détérioration
du cerveau, voire la mort !
Toutes ces complications
naissent à cause de l’air qui subsiste
dans notre corps lorsqu’on plonge.
Alors
comment fait le phoque pour accomplir ces exploits
de plongeur ? Son
temps record d’apnée sous l’eau est possible
grâce à 3 adaptations :
Un
stockeur d'oxygène
Le phoque est capable de stocker de l’oxygène
dans son sang. Les organes qui vont recevoir
cet oxygène sont limités. Il s’agit
du cerveau, des yeux et du placenta chez les
femelles. Comme « par hasard »,
ce sont les organes essentiels à la nage
qui vont recevoir en priorité l’oxygène.
En ce qui concerne le placenta, c’est évident
: cet organe est vital pour le fœtus.
Un
organe réservoir de globules rouges
La rate du phoque est un réservoir
de globules rouges ! Dès que l’animal
plonge, la rate libère des globules rouges
pendant la durée de l’immersion puis
dès qu’il remonte en surface, la rate
récupère les globules rouges supplémentaires
inutiles à l’air libre !
Comme les globules
rouges sont les transporteurs d’oxygène
dans notre corps, leur plus grand nombre va
permettre de concentrer plus d’oxygène
dans le phoque.
La
souplesse de sa cage thoracique
Pour résister aux effets néfastes
de la pression, le phoque a une cage thoracique
très souple. Ainsi dès que l’animal
atteint des profondeurs de 50 à 70 mètres,
cette souplesse permet aux poumons de se vider
complètement d’air sous l’effet de la
pression. Cette vidange des poumons évite
ainsi les troubles de la pression !
Tout
est calculé, n’est ce pas ? Trop parfait. Il
suffit d’ouvrir les yeux : le Créateur
a signé son œuvre !
La vie dans le froid
Antigel
-30°C
Dans
l’océan antarctique, au pôle sud,
il fait tellement froid que très peu
de poissons vivent dans de telles conditions.
Pourquoi ? Dès que la température
descend en dessous de 0° C, les liquides
présents dans le corps des poissons commencent
à geler : les cristaux de glace qui se
forment à l’intérieur de leur
organisme détruisent leurs organes et
c’est la mort pour ces animaux. C’est ce qui
a causé la disparition de la plupart
des poissons qui y vivaient mais une espèce
particulière, les Notothénioidei,
ont survécu. Les biologistes s’y sont
alors intéressés et ils ont découvert
d’étonnantes adaptations.
La
solution adoptée par ces poissons pour
ne pas geler dans ces eaux glacées est
de produire des molécules antigel ! Exactement
comme les liquides de refroidissement que l’on
met dans les radiateurs d’automobiles : ils
peuvent résister à des températures
pouvant descendre à – 30° C ! Comment
agissent ces molécules ?
Elles ont le
pouvoir d’abaisser le point de congélation
des fluides présents dans leur corps
! Ainsi à une température où
normalement le poisson devrait geler, ces molécules
permettent à son sang et aux autres liquides
du corps de ne pas se transformer en glace !
Mais un fait étrange a été
observé ici.
Pour étudier ces
antigels, les biologistes ont essayé
de les recueillir dans l’urine de ces poissons,
mais les tests ont révélé
l’absence totale de ces molécules dans
les urines ! En
observant de près les reins de ces animaux,
ils ont constaté qu’ils étaient
adaptés de manière unique pour
ne pas filtrer ces antigels. Pourquoi ?
La fabrication
de ces molécules par le corps nécessite
beaucoup d’énergie, les rejeter dans
l’urine serait un gâchis. Ainsi le fait
que leurs reins sélectionnent ces antigels
pour les conserver dans le sang permet une économie.
Ce phénomène est unique dans le
monde animal ! Une solution vitale pour résister
à un milieu hostile !
Une
2ème adaptation a été découverte
chez ces poissons du pôle sud : ils ont
développé une flottabilité
naturelle. Il s’agit d’une sorte d’état
d’apesanteur qui permet au poisson d’économiser
l’énergie qu’il devait normalement déployer
pour flotter !
Je m’explique : pour qu’un poisson
puisse flotter dans l’eau, il doit remuer ses
nageoires sinon il tombe au fond. Ces battements
incessants de nageoires nécessitent une
dépense d’énergie régulière,
dangereuse pour des animaux qui vivent dans
des conditions aussi extrêmes. Alors comment
font donc ces étonnants poissons pour
flotter sans nager ?
En
faisant des coupes de leur corps, les biologistes
ont découvert que la majeure partie de
leur squelette est constitué de cartilage
qui présente l’avantage d’être
plus légers que l’os !
Deuxième
observation : lorsque certaines parties du squelette
sont bien faites d’os, ces parties sont creuses
donc plus légères !
Troisième
phénomène : ces poissons possèdent
des sacs de graisse situés exactement
au niveau du centre de gravité de l’animal.
Ces dépôts de graisse confèrent
ainsi à l’animal une plus faible densité
!
Etonnantes
stratégies, n’est-ce pas ! Ces découvertes
montrent combien sont ingénieuses les
adaptations dont le Créateur a doté
certains animaux. Dans des milieux hostiles
à la vie et contre toute logique, Allâh
nous montre des signes de Sa grandeur pour nous
prouver que Lui seul permet la vie.
Gelé
mais pas mort !
L’étude
de la résistance des animaux au froid
aérien est encore plus intéressante
quand on sait que les températures peuvent
avoisiner les – 50° C !
 A
des températures aussi froides, les biologistes
ont pu observer des animaux littéralement
gelés !
Les tortues, les salamandres,
les grenouilles, des insectes … ne présentent
plus aucun signe de vie ils ne bougent plus,
ils ne respirent plus, leur coeur cesse de battre
et leur sang ne circule plus !
Mais pourtant,
fait incroyable, ils ne sont pas morts ! Ils
résistent au froid !
Comment ?
Ces animaux
ont inventé 4 adaptations biochimiques
pour survivre à l’état gelé
:
Ils vont fabriquer 2 types de protéines
:
Des protéines de nucléation qui
vont permettre la formation de petits cristaux
de glace uniquement autour des cellules et pas
dans les cellules ! Effectivement, tant que
les cristaux ne se forment pas à l’intérieur
des cellules, il n’y a pas de risque de les
endommager.
Des protéines antigel qui limitent la
taille de ces cristaux de glace pour éviter
qu’ils ne prennent des proportions trop importantes.
Ils restent ainsi inoffensifs !
La 2ème adaptation est pleine de génie
: l’animal va fabriquer deux substances, le tréhalose
et la proline, qui vont se fixer sur toutes
ses cellules. Pourquoi ? Ces 2 molécules
ont pour effet de protéger les membranes
cellulaires contre les déchirures qui
pourraient se produire.
Laissez-moi vous citer
les explications de Kenneth Storey, biologiste
canadien : « Ces molécules évitent
les dangers de l’osmose en stabilisant la bicouche
lipidique membranaire et permettent ainsi de
minimiser la contraction cellulaire provoquée
par la congélation de leur fluide extra-cellulaire
»
 Avez-vous compris quelque chose ? Alors
comment une simple chenille pourrait-elle faire
quelque chose que vous, un esprit pensant, vous
n’arrivez pas à comprendre !
Cela signifie
que ces molécules bouchent les petits
trous par lesquels la cellule opère des
échanges avec l’extérieur, de
façon à l'isoler contre le froid
qui glace le liquide dans lequel elle baigne.
Derrière ces apparences, se cache le
pouvoir du Créateur !
Pour permettre le retour à la vie, il
faut absolument éviter que le séjour
de ces animaux dans le froid ne détériore
leurs enzymes ; les enzymes sont les éléments
qui permettent les réactions biochimiques,
donc la vie de l’organisme. Pas de problèmes,
il y a toujours une solution !
Ces animaux ont
pour ordre de fabriquer 2 molécules,
le glycérol et le sorbitol. Mais ici
rien que la présence de ces substances
est un fait étonnant ! Normalement, aucune
enzyme ne peut fonctionner à basse température
mais "comme par hasard", l’enzyme glycogène
phosphorylase, qui forme ces 2 molécules
est active à des températures
froides ! Ainsi le glycérol et le sorbitol
vont stabiliser et protéger toutes les
enzymes du corps pour leur permettre de rester
fonctionnelles au retour des températures
douces ! Un conservateur, pour ne pas pourrir
et se décomposer. Il fallait y penser
! Vous l’auriez fait, vous ?
Une 4ème solution a « été
trouvée » par les grenouilles...
Pendant les périodes d’hiver, les grenouilles
accumulent du glucose (sucre) dans leur sang
à des taux pouvant atteindre les 45 grammes
par litre ! Cette valeur est exceptionnelle
et relève du miracle quand on sait qu’au-dessus
de 3 grammes par litre, le glucide produit des
acides et peut mener à la mort de l’organisme
! Comment expliquer que ce taux en apparence
mortel, est en réalité vital pour
les grenouilles ?
En
période de grand froid, dès que
la peau des grenouilles commence à geler,
la glace déclenche une réaction
qui active le foie pour lui ordonner de libérer
beaucoup de glucose dans le sang.
Il a été
prouvé que le coeur ne peut récupérer
sa capacité de contraction que s’il a
été congelé en présence
de concentrations élevées de glucose
!
Comment pouvait-elle le savoir ? De plus,
le glucose présente l’avantage de permettre
aux cellules de produire de l’énergie
sans oxygène et de prolonger la survie
des organes congelés !
Récapitulons
: des protéines pour qu’il ne gèle
pas dans les cellules mais dehors ; d’autres
protéines pour que les cristaux de glace
restent petits ; de l’isolation pour toutes
les cellules pour qu’elles ne gèlent
pas quand tous les liquides du corps sont gelés
; des conservateurs pour que les enzymes, démarreurs
de la vie, restent fonctionnels ; du sucre dans
le sang pour que le cœur se congèle dans
du sucre sinon il ne pourrait pas battre à
nouveau. Est ce vraiment la grenouille qui est
à l’origine de cette étonnante
stratégie de survie ?
Certains animaux comme les ours blancs possèdent
des adaptations dignes de Celui qui les conçues
: d'une part, sous leur peau, on trouve une
épaisse couche de graisse qui protège
leurs organes du froid et d’autre part, la surface
de leur corps est recouverte de poils.
Mais
ce qui est incroyable, c’est la structure de
ces poils blancs .Chaque poil est un tube creux
conçu pour capter les rayons ultraviolets
du soleil !
Ces milliers de tube conduisent
ainsi ces rayons jusque dans la peau. Celle-ci
étant noire, elle va transformer ces
rayonnements en chaleur ! L’animal
est ainsi réchauffé malgré
le froid glacial du pôle nord ! Le Tout
Puissant ne fait rien au hasard : Il
a lié
ici l’utile à l’esthétique !
Ces
quelques exemples que je vous ai cités
ne sont qu’une infime partie des étonnants
miracles dont sont dotés la plupart des
animaux. La complexité, la minutie et
la perfection que l’on découvre chez
tous les êtres vivants viennent renforcer
l’idée qu’ils ont été conçus
par un Créateur.

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