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Les
organes de notre corps sont des appareils qui
en assurent le bon fonctionnement et dont le
rôle est bien déterminé.
Mais il existe chez de nombreux êtres
vivants des organes qui ne se trouvent pas chez
l’homme et qui sont de
véritables outils.
Une
constatation curieuse est que l’homme a imaginé
pour son usage personnel des outils dont les
êtres vivants sont «
naturellement » dotés !
Or si l’Homme est arrivé à ce
résultat, c’est l’œuvre de son intelligence
; alors comment
expliquer l’origine de ces outils chez les animaux
si ce n’est par une intelligence suprême
?
Les
ventouses
Nous
nous servons des ventouses élastiques
pour fixer des objets sur une surface lisse,
essentiellement dans un but décoratif
mais les animaux en ont fait une plus grande
utilité.
En
tant qu’organes de fixation et de locomotion,
on les trouve chez les vers parasites comme
la sangsue. Chez un poisson, le rémora,
on trouve une large ventouse qu’il porte à
la partie supérieure de son crâne.
Il peut ainsi se
coller sur d’autres poissons ou à la
coque des navires.
Cela lui permet d’effectuer de longs voyages
à peu de frais !
La
pieuvre, elle, possède des centaines
de ventouses alignées sur ses tentacules
pour lui permettre de
ramper, de saisir sa proie et de se défendre.
Les
pattes de mouches sont munies de ventouses microscopiques
qui lui permettent de
se déplacer sur une surface verticale.
Ce
sont elles aussi qui permettent aux grenouilles
et à certains lézards de
courir sur les plafonds !
Pour
la défense et l’attaque
Les
aiguillons
Quand
ils se redressent chez le hérisson, le
porc-épic ou l’oursin, ils
mettent l’animal en état de défense.
Chez l’abeille et la guêpe, il s’agit
d’un
dard dans lequel s’écoule un venin, une
espèce de seringue en quelque sorte !
Les
organes urticants
Vous
avez sûrement déjà touché
des orties et vous vous êtes ainsi rendus
compte de la brûlure que cela pouvait
provoquer sur votre peau. Comment fait cette
plante pour se défendre ?
En fait, l’ortie
est recouverte de poils et si on observe un
de ces poils au microscope, on voit qu’il s’agit
en réalité d’une
ampoule en verre (silice) contenant un liquide
irritant.
Ainsi dès qu’on touche cette plante,
la
pointe des poils de l’ortie se brise et le liquide
injecté dans la peau cause une brûlure.
On
peut aussi citer le cas des méduses.
Ces étonnants animaux marins se défendent
en projetant
un filament épineux qui se détend
comme un ressort dès qu’on le touche
!
Un liquide urticant pénètre alors
et peut parfois provoquer la mort.
Les
organes lumineux
Un
grand nombre d’animaux est capable de produire
de la lumière. L’Homme aussi, vous allez
me dire. Mais ce qu’il y a d’étonnant
ici, c’est que c’est une lumière froide
qui est produite par ces animaux alors que nous
ne savons produire qu’une lumière chaude.
Quelle est la différence ? Vous allez
comprendre !
Les
organes lumineux de ces animaux fonctionnent
en fabriquant deux substances qui vont réagir
l’une sur l’autre.
Cette lumière va leur
servir à attirer des proies, à
communiquer avec d’autres individus pour se
reproduire, à épouvanter un ennemi
en l’éblouissant et à s’éclairer
pour mieux voir !
Nous
allons entrer dans les détails pour mieux
comprendre la stupéfaction des biologistes
face à ce phénomène. Pour
résumer, voilà ce que fait un
simple vers luisant : il transforme de l’énergie
chimique en énergie électromagnétique.
La luminescence est due à la déshydrogénation
de la luciférine sous l’action d’un catalyseur,
la luciférase. En présence d’oxygène
et d’ATP (Adénosine Tri Phosphate), deux
atomes d’hydrogène sont arrachés
à la luciférine et remplacés
par un atome d’oxygène.
Cette réaction
s’accompagne d’émission de photons (lumière)
et le nombre de photons émis est exactement
le même que le nombre de molécules
de luciférines oxydées !
Entre
nous, je suis sûr que très peu
de lecteurs viennent de comprendre ce paragraphe
! Donc si vous-mêmes avez du mal à
comprendre ce phénomène, comment
un vers luisant pourrait-il être à
l’origine de ces réactions biochimiques
complexes ? De
plus, il a été prouvé que
cette luminescence correspond à un rendement
de 100 %, sans aucune perte ! Les thermodynamistes
voudraient bien pouvoir reproduire les lampes
à lumière froide des insectes
!
Qu’on en juge : dans nos lampes, la proportion
de la puissance consommée et restituée
en lumière ne dépasse pas 7 %
! Le reste est dispersé en rayonnement
infrarouge et en chaleur. Même nos appareils
lumineux les plus modernes n’arrivent pas à
égaler l’incroyable rendement énergétique
des vers luisants ! L’Homme a inventé
la première ampoule électrique
il n’y a pas plus de 100 ans alors que de modestes
insectes produisent une lumière parfaite
depuis des millions d’années ! L’Homme
est en retard cette fois !
Les organes électriques
On
rencontre ces étonnants organes chez
certains poissons comme les torpilles. La torpille
paralyse ses proies avec des décharges
électriques pouvant dépasser 200
volts !
Cet organe électrique est placé
de chaque côté de la tête.
Une torpille peut ainsi disposer de plus de
2 millions d’éléments électrogènes
dans ces organes ! Des outils de travail dignes
des meilleurs électriciens !
Le sonar de la chauve-souris : l’électrolocation
Les
sonars équipent un grand nombre de navires
et d’avions mais aucun d’entre eux ne peut égaler
le sonar de la chauve-souris. Dans l'obscurité
totale, une chauve-souris est capable de se
déplacer comme si elle était en
plein jour ! Ceci même si on lui bande
les yeux ! Elle est capable d’éviter
des fils d’une extrême minceur que l’on
pourrait dresser devant elle.
Elle
peut aussi attraper des petits vers qu’on lui
jette tandis qu’elle vole ! Cet animal arrive
à effectuer ces prouesses grâce
à son sonar. De quoi s’agit-il ? En fait,
la chauve-souris va produire des sons qui vont
ricocher sur l’obstacle qui est devant elle
pour revenir et être captées par
son cerveau. Ce qui étonne le plus les
biologistes, c’est le pouvoir d’analyse de ce
cerveau.
La
chauve-souris va utiliser ce sonar comme instrument
de navigation mais aussi pour se procurer de
la nourriture.
Cela signifie que l'information
reçue par ce cerveau est d’une grande
précision. Aucun radar humain n’est capable
de telles performances !
Un
autre fait vient embrouiller encore plus les
biologistes : il se trouve que les chauves-souris
vivent en colonies de milliers d’individus dans
des cavernes. Comment font-elles pour distinguer
leur voix dans une telle pagaille sonore ?
La
réponse est que chaque animal a son type
d’écho sonore, un peu comme les empreintes
digitales de l’homme : chaque chauve-souris
a sa voix, qui ne trouve pas son identique ailleurs
!
La défense du papillon
Pendant
la 2ème guerre mondiale, les pilotes
d’avion avaient deux stratégies pour échapper
à un ennemi lorsqu’ils étaient
pris en chasse : la première consiste
à changer brusquement de trajectoire
pour sortir du champ de détection du
radar du chasseur.
La
2ème parade est d’émettre à
son tour une série d’ondes qui provoque
la confusion dans le radar ennemi, un système
de brouillage antiradar en quelque sorte. Et
bien, ces 2 stratégies de défense
existent chez les papillons nocturnes, proies
préférées des chauve-souris.
Aussi
étonnant que cela puisse paraître,
ces papillons possèdent des récepteurs
d’écoute qui vibrent sous l’effet des
ultrasons émis par la chauve-souris.
Normalement, ces sons sont imperceptibles par
la plupart des animaux mais ces papillons ont
été dotés de tympans sensibles
aux ultrasons ! Dotés par qui ? D
ès
que le prédateur s’approche, le papillon
pique vers le sol et sort ainsi du champ de
détection de la chauve-souris : il est
sauvé ! Incroyable, non ?
b)
Le système de brouillage antiradar
Le
papillon possède au niveau de la 3ème
paire de pattes, un mini-tambour à ultrasons.
Dès que le papillon entend la chauve-souris
s'approcher, il émet immédiatement
une série d’ultrasons dont la longueur
d’onde est exactement celle d’émission
de la chauve-souris ! Celle-ci est totalement
désorientée et n’a plus qu’à
renoncer !
Au
ministère de la défense, les militaires
ont jugé ces opérations de brouillage
« hautement spécialisées
» ! Des ingénieurs de l’armée
qui copient sur des papillons… !
La thermodétection
Les
lunettes qui permettent de détecter une
source de chaleur dans l’obscurité ont
été inventées par les américains
lors de la guerre du Viêt-nam. En réalité,
ils n’ont rien inventé, ils ont copié
sur … le serpent crotale ! Ce serpent est doté
de cette technique de détection depuis
des millions d’années !
Situé
entre sa narine et son œil, le crotale possède
un organe particulier qui lui permet de détecter
toute source de chaleur.
Cet
organe est constitué de 500 000 cellules
sensibles à l’énergie thermique.
Ces cellules envoient leur message au cerveau
et une traduction instantanée va se faire
pour indiquer au serpent, en pleine obscurité,
la forme de l’animal qu’il a devant lui, la
distance et à quelle direction il se
trouve !
Un
2ème fait s’ajoute à cela : les
biologistes sont étonnés de la
miniaturisation d’un tel appareillage chez ce
serpent !
Qui a pourvu le crotale de cette étonnante
faculté ? ...
Le termite : un expert en climatisation
En
Australie, les minuscules insectes termites,
pas plus grands qu’une fourmi, vont fabriquer
leur termitière qui peut atteindre 5
mètres de hauteur ! Pour cette raison,
on appelle ces demeures, les termitières
cathédrales ! Mais ce qu’il y a d’encore
plus étonnant ici, c’est que ces bâtisses
sont toujours orientées Nord – Sud !
Pourquoi ?
Dans les régions où
vivent ces termites, il fait très chaud
et cette orientation permet une climatisation
à l’intérieur de leur demeure.
Effectivement, à midi, en présentant
une
telle orientation, le soleil n’irradie qu’une
très petite surface de la termitière.
Chez nous, le soleil se lève à
l’est, il parcourt le ciel en étant penché
vers le sud, jusqu'à ce qu’il se couche
à l’ouest. L’Australie étant dans
l’hémisphère sud, il parcourt
le ciel en étant incliné vers
le nord. Quand il fait le plus chaud, au milieu
du jour, le soleil est haut mais incliné
au nord.
C’est donc en position Nord-Sud que
la termitière reçoit le moins
de soleil à midi et le plus en début
et en fin de journée. Ainsi le réchauffement
de leur demeure est minimisé lors de
la canicule et maximisé quand le soleil
est moins fort, ce qui permet le maintien d’une
température constante à l’intérieur
de l’édifice !
Si la température
venait à monter de manière importante,
c’est la vie des termites qui serait mise en
jeu ! Qui donc leur a appris ces techniques
dignes d’un architecte, d’un ingénieur
en génie civil et d’un spécialiste
en climatisation ?

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