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La
régulation de la pression artérielle
Notre
corps contient près de 5
litres de sang
circulant dans des tuyaux. Pour circuler, ce
sang a besoin d’être poussé par
une pression. La
pression artérielle est donc la pression
qui règne dans nos vaisseaux.
C’est aussi ce que l’on appelle communément
la
tension.
Si cette pression est trop forte, le tuyau éclate
et si elle est trop basse, le sang n’arrive
pas jusqu’à notre cerveau.
Ces 2 cas
pourraient conduire à
la mort de la personne.
Nous
allons essayer de comprendre par quels miracles,
notre pression du sang est relativement constante.
En
réalité, cette pression dépend
de 3 facteurs : le
rythme du coeur, le volume du sang et le diamètre
des vaisseaux.
Pour modifier la pression, il suffit donc d’agir
sur ces 3 facteurs et ça, notre corps
le sait !
Qui le lui a appris ? Qui a prévu
que notre sang puisse circuler ? Qui a installé
des kilomètres de tuyaux dans notre corps
?
a)
Comment éviter une pression trop forte
?
Saviez-vous
que le
simple fait de baisser notre tête pourrait
nous tuer !
Effectivement, du sang risque de s’accumuler
dans notre cerveau, rompre certains vaisseaux
et donc provoquer une hémorragie cérébrale.
Le sang viendrait noyer le cerveau, ce qui serait
la mort certaine !
Heureusement,
encore une fois, Celui qui nous a conçus,
a doté notre corps de facultés
capables de nous sauver de ce désastre.
Quels sont les mécanismes ingénieux
encore mis en place ?
Dans
un premier temps, des
récepteurs sensibles à la pression,
présents au niveau de vaisseaux situés
au-dessus du coeur et dans la gorge (la crosse
aortique et le sinus carotidien) vont
détecter une augmentation de la pression
du sang. A
ce stade, les premières questions que
l’on peut se poser sont :
- Comment
expliquer le fait que nous ayons des
récepteurs sensibles à
la pression ?
- Comment
expliquer le fait qu’ils soient situés
à des endroits stratégiques
?
Continuons.
Ces
récepteurs vont ensuite envoyer
un message nerveux électrique
jusque dans notre nuque (dans le bulbe rachidien).
Ce message va être décodé,
analysé, compris
et va déclencher 2 réponses :
La 1ère réponse va circuler le
long d’un nerf jusque dans le coeur. Elle va
lui ordonner de
ralentir le rythme de ses battements.
La 2ème réponse emprunte un autre
nerf qui va induire une
augmentation du diamètre des vaisseaux.
Si
le coeur bat moins vite et si les vaisseaux se
dilatent, on comprend que ces 2 actions auront
alors pour conséquence une
baisse de la pression artérielle !
Vous pouvez donc vous baisser en toute sécurité,
vous ne risquez pas de faire éclater
les vaisseaux sanguins de votre cerveau, quelqu’un
veille sur vous sans que vous ne vous en rendiez
compte !
b)
Pour éviter une pression trop basse
Prenons
le cas d’une
hémorragie
qui correspond à une perte de sang lors
d’une blessure. Elle va provoquer une
chute de la pression artérielle. Le
corps doit donc réagir pour rétablir
la pression à son niveau normal. Comment
?Il
existe dans
le rein des récepteurs qui vont détecter
cette hémorragie.
Ils vont réagir en libérant de
la rénine.
Cette rénine, maintenant dans le sang,
va induire l’apparition d’une substance, l’angiotensine.
Cette angiotensine aura 2 actions :
Dans un premier temps, elle va provoquer une
diminution du diamètre des vaisseaux
sanguins
pour augmenter
la pression qui
y règne.
Par la suite, elle va agir sur
les glandes surrénales,
au-dessus des reins, qui vont libérer
de l’aldostérone.
Cette aldostérone va ordonner au rein
de reprendre l’eau qui devait devenir de l’urine.
Lorsque cette eau va rejoindre le sang, la pression
va alors augmenter !
Le
tour est joué ! Mais pendant ce temps,
d’autres mécanismes vont se produire
au niveau de la blessure pour permettre la
coagulation du sang et la cicatrisation !
N’est-ce pas incroyable ? Ainsi sans que vous
ne le sachiez, des milliers de phénomènes
se produisent en vous, faisant intervenir :
Les
plaquettes du sang, les protéines
du plasma et les cellules de la peau
pour la cicatrisation.
- Les
globules blancs
pour vous défendre contre les
éventuels microbes.
- Le
rein, les glandes surrénales,
l’hypothalamus du cerveau, le bulbe
rachidien, le coeur et les vaisseaux
sanguins
pour rétablir votre pression
artérielle.
- Le
rein et son hormone, l’érythropoiétine,
qui va stimuler la moelle osseuse pour
remplacer des globules rouges manquants.
Et
bien d’autres encore !
Vous,
même
avec votre intelligence, vous devez trouver
tout cela difficile
mais certains disent que c’est
le hasard qui est à l’origine de cela
!
Le hasard est donc nettement plus intelligent
que vous !
Un
univers de perfection,
de coordination
existe en nous. Celui qui nous a créés
a préparé
les solutions à presque tous les problèmes
que notre corps pouvait rencontrer !
Comment ne pas être admiratif devant tant
d’attention dont fait preuve notre Créateur
à notre égard !
La
régulation de la glycémie
La
glycémie est le
taux de glucose (sucre) dans le sang.
Normalement, il oscille autour de 1
gramme par litre de sang.
Mais si ce taux augmente ou diminue de manière
importante, cela risque d’être fatal pour
l’individu ! Il
existe donc, dans notre corps, un
mécanisme qui nous empêche de mourir
après une journée de jeûne
ou après un repas riche en sucre !
Examinons
tout d’abord ce qui se passe après avoir
mangé :
Le
glucose, issu de la digestion de ce repas, passe
depuis l’intestin grêle vers le sang ;
la glycémie va donc augmenter.
Un organe vital réagit, le
pancréas
situé dans la cavité abdominale.
Sa partie endocrine possède des capteurs
cellulaires sensibles aux taux de glucose du
sang. Lorsque le taux maximal est dépassé,
des cellules (des îlots de Langerhans)
fabriquent une hormone, l’insuline,
et la libèrent dans le sang.
Cette
insuline va agir sur des cellules cibles telles
que le
foie et les muscles.
Son action complexe va induire
la synthèse de glycogène à
partir du glucose circulant (la glycogénogenèse).
Le glycogène est une grosse molécule
constituée par un assemblage de glucose.
En d’autres termes, le glycogène est
une forme de
stockage pratique
du glucose.
Le
foie et les muscles vont donc prélever
le glucose en surplus qui circule dans le sang
et vont
l’assembler en glycogène.
Ceci va se produire jusqu’à
ce que la glycémie baisse et revienne
à son taux normal.
A partir de là,
le pancréas arrête de déverser
son insuline
puisque tout le glucose supplémentaire
a été stocké ! Phénoménal,
non ? !
Maintenant
vous pouvez comprendre aisément ce qui
se passe après
une journée de jeûne :
c’est l’inverse ! Des cellules du pancréas
sensibles
à la baisse de la glycémie vont
libérer une deuxième hormone,
le glucagon,
qui va agir sur le foie pour stimuler la
libération du glucose stockée
(la glycogénolyse).
Le sang voit alors sa glycémie augmenter
jusqu’à revenir à son taux normal.
La libération du glucagon par le pancréas
s’arrête alors !
Mais
je ne vous ai pas tout raconté, ce qui
se passe en détail en réalité
est absolument prodigieux ! Tout cela se déroule
jour
et nuit dans notre organisme, sans que l’on
s’en rende compte !
Quelqu’un gouverne notre corps sans notre volonté
mais pour notre bien-être, ne mérite-t-il
pas de la reconnaissance ?
La
régulation de la prise d’eau

L’eau
dans notre corps représente près
de 75
% de notre poids.
Cette valeur doit rester constante pour le bon
fonctionnement de notre organisme. Mais il se
trouve que nous perdons de l’eau au cours de
notre respiration, de notre excrétion
(urine et selles) et par la sueur. Comment compenser
ces déperditions ?
a)
La sensation de soif
Aussi
étonnant que cela puisse paraître,
notre organisme a été ajusté
pour que nous ressentions la sensation de soif
dès que la perte d’eau atteint 0,3 %
de notre poids corporel ! Mais ajusté
par qui ?
Dès
que la teneur en eau vient à baisser
dans notre corps :
Le premier phénomène qui se produit
est la réduction des sécrétions
salivaires dans notre bouche.
Ceci a pour effet de provoquer le dessèchement
des muqueuses (peau interne) de la bouche.
Cette sécheresse de la bouche est à
l’origine d’un signal électrique qui
prend naissance au niveau d’osmorécepteurs.
Ce sont des cellules spécialisées
dans la détection de la teneur en eau
et dont l’activité se déclenche
dès qu’il y a un manque d’eau.
A partir de ces cellules, un message électrique
va se propager le long d’un nerf jusqu’à
atteindre une région du cerveau appelée
hypothalamus.
C’est au niveau de l’hypothalamus que l’ordre
de prise d’eau va être donné. Vous
n’avez plus qu’à vous diriger vers une
bouteille d’eau et obéir à l’ordre
émanant de votre cerveau. Vous
rendez-vous compte, vous ne commandez pas votre
cerveau. Dans une telle situation, c’est lui
qui vous commande ! Mais qui donc commande le
cerveau alors ? Qui a organisé cet incroyable
parcours depuis la bouche jusqu’à l’hypothalamus
? Toute cette complexité pour notre bien-être
!
b)
La satiété hydrique
Comment
fait-on maintenant pour s’arrêter de boire
? Au départ, votre corps était
en déficit hydrique, vous manquiez d’eau.
Maintenant, vous devez boire un certain volume
d’eau pour rétablir la quantité
d’eau déficitaire. Deux phénomènes
vont intervenir pour permettre le rééquilibrage
:
La réhydratation des muqueuses buccales
:
il existe dans la bouche des récepteurs
détectant l’humidité des muqueuses
de la bouche. Ces récepteurs envoient
alors un message électrique au cerveau
pour l’informer de vous ordonner d’arrêter
de boire.
Il existe dans l’estomac des volorécepteurs
qui sont des cellules sensibles au volume d’eau
présent dans l’estomac. Après
votre prise d’eau, l’estomac va se dilater et
ces récepteurs vont se trouver activés.
Ils vont engendrer un signal électrique
jusqu’au cerveau qui va alors vous ordonner
d’arrêter de boire.
C’est
absolument incroyable, n’est-ce pas ? Que peut-on
dire à cet ingénieux créateur
qui a mis en place ces fantastiques mécanismes
pour nous permettre de vivre ?
La régulation de la prise alimentaire
a)
La sensation de faim
On
peut citer 2 phénomènes qui interviennent
dans la naissance de la sensation de faim :
Quand l’estomac est vide, il s’y produit des
contractions qui renseignent le cerveau sur
la nécessité de se nourrir.
Quand vous n’avez pas mangé depuis plusieurs
heures, le taux de glucose (sucre) circulant
dans le sang vient à baisser.
L’hypothalamus
du cerveau possède des récepteurs
qui détectent cette baisse de sucre.
Ces
2 signaux issus de l’estomac et du sang vont
donc stimuler l’hypothalamus qui déclenche
chez nous l’envie d’aller manger !
Ainsi
le besoin de se nourrir est commandé
par un ordre supérieur à notre
conscience !
b)
La satiété
Comment
arrête-t-on de manger ?
Lorsque l’estomac se détend quand il
se remplit d’aliments.
Lorsque les récepteurs de l’hypothalamus
reconnaissent un taux de glucose qui remonte
pour revenir à la normale.
Lorsque certains produits de l’alimentation
tels que des acides aminés atteignent
le cerveau. Un exemple connu est la phénylalanine.
Vous n’avez qu’à lire les ingrédients
de certaines boissons comme les sodas «
light » indiqué pour certains régimes
et vous pourrez y lire la présence de
cette phénylalanine. Pourquoi ? Comme
ces boissons sont faites pour vous éviter
de prendre du poids, en les buvant, cette molécule
passe dans votre cerveau pour s’y fixer et cette
sensation de faim que vous aviez disparaît
immédiatement. Que de phénomènes
étonnants dans notre corps, n’est ce
pas ?
La régulation de la température
corporelle
Dans
notre corps, toutes les réactions biochimiques
qui se produisent dans nos milliers de milliards
de cellules ne peuvent se faire qu’à
une température de 37° C. Si cette
valeur vient à diminuer ou à augmenter,
le bon fonctionnement de nos cellules est remis
en cause et cela peut aller jusqu’à notre
mort !
Il doit donc exister des mécanismes
de régulation qui vont permettre à
notre corps d’avoir une température fixe,
ceci aussi bien si on se trouve dans le froid
glacial de Sibérie ou dans la chaleur
torride du Sahara.Vous allez découvrir
qu’un thermostat existe en nous, installé
et géré par un Seigneur Bienveillant
et Généreux.
a)
En cas d’abaissement de notre température
corporelle
Vous
êtes en hiver, il fait très froid
: des récepteurs sensoriels, sur votre
peau, sensibles au froid vont renseigner votre
cerveau. Ils sont programmés pour détecter
les températures qui sont en dessous
de 36° C. Dès que leur activité
se déclenche, ils engendrent des messages
vers l’hypothalamus. Qui les a programmés
de la sorte ?
A
partir de ces données, l’hypothalamus
tel un chef d’orchestre, va coordonner un ensemble
de réactions qui auront pour but de permettre
une stabilité de votre température
interne à 37°. Effectivement car
si vous vous trouvez dans un milieu où
la température est froide, votre corps
va perdre sa chaleur et votre température
interne va chuter. C’est ce qu’on appelle l’hypothermie,
qui mène à une mort certaine.
Il faut donc déclencher un système
de chaufferie dans notre organisme qui va produire
constamment de la chaleur pour compenser les
perditions.
Pour
mieux comprendre, imaginez que vous êtes
en montagne, dans un chalet, en hiver. Il fait
–20° dehors. Votre cheminée est allumée
mais vous ressentez le froid malgré tout.
Que faites-vous alors ? Vous allez introduire
plus de bois dans le feu de la cheminée.
A ce moment, la température de la pièce
s’adoucit. Il en est de même dans notre
corps mais c’est bien plus grandiose !
Que
l’on appelle communément « la chair
de poule ». Les poils qui recouvrent notre
peau se redressent et prennent du volume pour
créer un coussin d’air entre eux et la
peau. Ceci a pour effet de limiter les échanges
entre notre corps et l’extérieur et donc
de limiter les pertes de chaleur !
Les
muscles présents directement sous notre
peau vont se contracter. Ce travail mécanique
engendre une production de chaleur qui va permettre
une légère augmentation de notre
température.
Les
vaisseaux qui transportent le sang au niveau
de notre peau voient leur diamètre diminuer
pour limiter la circulation du sang au niveau
de la peau.
Ce phénomène est bénéfique
puisque le sang est une source de perte de chaleur.
En limitant l’apport du sang dans la peau, vous
limitez les pertes de chaleur ! Pour preuve,
observez vos mains dans le froid, elles deviennent
toutes blanches ! Il
fallait y penser, et Lui y a pensé !
Notre Créateur nous a dotés de
vaisseaux dont le diamètre est réglable
selon Sa volonté et pas par la nôtre
! Il veille sur nous encore et toujours. Quels
ingrats nous sommes de ne pas Le remercier
!
Dans
le foie, le sucre stocké sous forme de
glycogène va être découpé
puis libéré dans le sang sous
forme de glucose. Ce surplus de glucose dans
le sang va permettre aux cellules de produire
plus d’énergie et donc plus de chaleur.
Voilà le fameux bois de cheminée
dont je vous ai parlé !
Ainsi
4 mécanismes sont mis en jeu pour nous
permettre de survivre dès qu’il commence
à faire froid. Quand on découvre
cela, on a l’impression d’être un robot,
un pantin manipulé par une force supérieure
qui gère tout à l’intérieur
de notre organisme.
b)
En cas d’accroissement de notre température
corporelle
Maintenant
sur notre peau, un deuxième type de cellules
sensorielles va intervenir. Ce sont des récepteurs
sensibles cette fois à la chaleur extérieure.
Encore une fois, l’hypothalamus va être
renseigné sur une augmentation de la
température extérieure via un
système de nerfs. Comment va-t-il réagir
?
Les
vaisseaux sanguins de notre peau vont augmenter
leur diamètre, ce qui va permettre à
un flux plus important de sang d’arriver. Observez-vous
quand il fait chaud, vous devenez tout rouge
! Votre peau évacue ainsi le supplément
de chaleur qui est dans votre sang !
Il
existe des millions de glandes au niveau de
notre peau qui peuvent produire de l’eau sous
forme de sueur. Lorsque cette sueur liquide
se dépose à la surface de notre
peau, elle va s’évaporer. Or le passage
de cette sueur depuis l’état liquide
à l’état de vapeur nécessite
de l’énergie. C’est l’énergie
thermique, c’est à dire votre chaleur
qui va permettre cette évaporation. Votre
peau se refroidit alors ! Incroyable, n’est
ce pas ! Nous sommes dotés d’un système
de climatisation qui dépasse de loin
ceux fabriqués par les hommes.
L’activité
métabolique des cellules qui nous constituent
se ralentit. Il y a ainsi moins de chaleur qui
se produit. Regardez quand il fait chaud, vous
vous sentez faible, « raplapla »,
vous avez envie de dormir : c’est normal, vos
cellules fonctionnent au ralenti.
Des
miracles de perfection se produisent donc en
nous à chaque seconde de notre vie, mais
nous sommes inconscients, nous restons indifférents
devant tant de bienveillance dont notre Créateur
fait preuve à notre égard.

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