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Chez
les
plantes à fleurs, les arbres produisent des
fruits secs ou des fruits charnus.
Nous allons nous intéresser aux fruits charnus
car leur cas est étonnant. Prenons l’exemple
du pommier. Observez-le en hiver :
on dirait un arbre mort ; mais admirez-le
au printemps et là, vous le verrez couvert
de fleurs magnifiques. Observez-le de nouveau
quelques mois après, les fleurs auront disparu
mais elles vont laisser à leur place de superbes
pommes rouges bien sucrées !
{
Tu [ Allah ] fais sortir le vivant
du mort }
[ Sourate 3 - Verset 27 ]
D’où
viennent ces fleurs ? Ces pommes
? Comment sont-elles apparues ? Etaient-elles
dissimulées dans le tronc de l’arbre ? Dans
ses racines ? Ou bien dans ses branches ? Pas
du tout ! Elles sont donc apparues par miracle
alors ? !
Eh
bien ce miracle vaut la peine d’être étudié
car tous les miracles de la nature sont à la
portée de l’être humain, s’il veut chercher
à comprendre. En créant la vie,
Allah
n’a pas fait de la nature quelque chose de mystérieux
mais au contraire cette nature est un livre
ouvert dans lequel on peut lire la sagesse divine.
Il suffit tout simplement d’ouvrir les yeux
de l’esprit et ceux du coeur et, à ce moment,
on ne peut que rester émerveillé devant le spectacle
prodigieux de la création.
La feuille : une complexité biochimique étonnante
1/
La feuille : mère de la vie
En
hiver, le pommier n’est pas mort mais il
mène une vie ralentie. C’est une sorte d’hibernation
végétale qui va lui permettre de survivre face
aux rigueurs du froid. Lorsque l’arbre perd
ses feuilles, ce n’est pas par hasard !
En
automne, l’arbre fabrique une substance,
une enzyme, juste à la base du pétiole qui
retient la feuille à la branche. Cette enzyme
va digérer ce point de fixation et permettre
ainsi à la feuille de se détacher de l’arbre
! Mais pourquoi est-il en train de provoquer
ces auto-amputations ? Est-il en train de se
tuer ? Mais non, il n’est pas bête, l’arbre
! En réalité,
il se sauve la vie !
Comment ?
En
fait, si l’arbre devait conserver ses feuilles
tout l’hiver, cela le tuerait. On peut dire
qu’il en a dans « la tête » cet arbre !
Il sait fabriquer une enzyme précise, à un moment
précis de sa vie et à un endroit précis !
Pour comprendre cela, il faut déjà connaître
le rôle des feuilles. Car une feuille, c’est
une usine photosynthétique et une centrale d'évapotranspiration
! Vous ne le saviez pas ?
Même
l’homme ne sait pas faire ce qu’une simple feuille
d’arbre est capable de faire ! La feuille
fabrique ses propres constituants, la matière
organique, en utilisant de l’eau, des sels minéraux,
du dioxyde de carbone et de la lumière.
Qui a donné à cette feuille cette incroyable
faculté ? Qui a doté cette feuille de pigments
et de ces photosystèmes biochimiques extrêmement
complexes ? Je ne crois pas que ce soit l’arbre
! Qu’en pensez-vous ?
Rendez-vous
compte que la feuille « sait » que la lumière
est constituée de plusieurs couleurs, ceux
de
l’arc-en-ciel, alors que le commun des mortels
croit que la lumière du soleil est « blanche
»
! En ayant cette connaissance de la composition
énergétique de la lumière, la feuille va produire
un pigment fondamental :
la chlorophylle.
Sans ce pigment, il n’y aurait aucune vie
sur terre. Il faudrait remercier la feuille
pour tout son travail héroïque de sauvegarde
de la Vie.
Mais est-ce la feuille qu’il faut remercier
ou celui qui a admirablement conçu la feuille
?
Ce
qui est incroyable dans la photosynthèse, c’est
que
les réactions biochimiques qui se déroulent
dans une feuille sont d'une complexité et d’une
perfection phénoménale
! Il est totalement impensable de dire que cette
biochimie de la vie s’est faite « toute seule
» !
Je
vous cite une image pour mieux comprendre.
Imaginez
que vous marchez dans le désert et que
soudain apparaît devant vous un magnifique
palais. Vous demandez à un des gardes devant
la porte : «
Qui a édifié ici ce somptueux palais ? ».
Le garde vous répond : «
Ce palais s’est fait tout seul ! Le vent, en
soufflant, a soulevé le sable qui s’est organisé
tout seul en briques. Toutes les briques, poussées
par le vent, se sont disposées les unes sur
les autres pour faire le palais.
Les magnifiques
tapis qui s’y trouvent proviennent de la laine
des moutons présents non loin de là. En soufflant,
le vent a arraché la laine de ces moutons. Tous
les poils se sont organisés pour faire des tapis
qui se sont ensuite déposés à l'intérieur du
palais.
Les meubles en bois se sont aussi formés
spontanément grâce à l’action du vent sur les
palmiers avoisinant. » Devant de telles
sornettes, vous allez vous dire :
« Mais il se moque de moi, ce garde !
»
Vous
comprenez donc bien qu’à
notre échelle,
nous ne concevons absolument pas qu’une maison,
un train ou une voiture se soient formés «
tout seuls ».
Ils ont été pensés, dessinés puis fabriqués
par un être pensant et intelligent.
Eh
bien,
il suffit d’appliquer ce raisonnement à l’échelle
de l’infiniment grand et de l’infiniment petit.
Tout cet univers et ce qu’il contient ont été
conçus
par une intelligence suprême, infinie, sans
limite, unique.
2/
Un triple approvisionnement
a)
La lumière
Pour
capter des ondes radios par exemple, il nous
faut une antenne. En fait la feuille procède
de la même manière : elle
capte les ondes lumineuses grâce à des antennes
collectrices présentes dans ses cellules.
Dans
le poste de radio, l’antenne a pour but de capter
et de conduire les ondes vers un système électronique
qui va transformer ces ondes radios en ondes
sonores que nous pouvons entendre.
La feuille
fait de même : les antennes collectrices
captent les ondes lumineuses et les transmettent
à un centre réactionnel (la chlorophylle) qui
va transformer cette énergie solaire en énergie
chimique.
Celle-ci va être stockée sous
forme de molécule organique : le sucre, par
exemple. C’est à dire que la feuille fait la
réaction de combustion à l’inverse : nous brûlons
du bois, cela consomme de l’oxygène, cela produit
du gaz carbonique, de la vapeur d’eau et de
la chaleur ; nos muscles brûlent du sucre, ils
consomment de l’oxygène, produisent du gaz carbonique,
un peu d'eau et de la chaleur ;
la feuille capte la chaleur, avec l’eau et le
gaz carbonique elle relâche l’oxygène et fabrique
le bois et le sucre.
Ce
sucre va être utilisé par la feuille puis il
sera distribué dans tout l’arbre. L’esprit
de collectivité règne dans l’arbre ! Lorsque
ce sucre est stocké dans certains organes de
la plante, comme par exemple les fruits, la
betterave ou la canne à sucre… l’Homme peut
alors l’utiliser pour son profit. Qui
faut-il remercier ? La feuille ou celui qui
a conçu la feuille ?
De
plus les réseaux de distribution (phloème) de
ce sucre,
depuis la feuille vers tout l’arbre sont parfaits.
Une véritable canalisation digne de ce nom sans
l’intervention d’aucun plombier !
Cette
énergie solaire peut rester ainsi stockée
sous forme chimique pendant très longtemps dans
l’arbre. C’est le cas du charbon ! Effectivement,
le charbon, utilisé aujourd’hui, correspond
à des arbres qui ont vécu il y a 300 millions
d’années !
En
brûlant votre charbon dans la cheminée, vous
libérez l’énergie solaire qui était accumulée
dans l’arbre ! Vous vous chauffez à partir
d’une énergie vieille de 300 millions d’années
! Bravo pour le stockage d’énergie !
Rendez-vous
compte qu’il y a des millions d’années,
les arbres travaillaient déjà pour nous et qu’ils
ont conservé leur énergie solaire
pendant tout ce temps pour que nous puissions
en profiter aujourd’hui !
Mais
dans un arbre, il n’y a pas qu’une feuille
mais plusieurs ! Observez donc la disposition
des feuilles sur une branche : elles sont, selon
les cas, disposées en hélice, de
telle sorte qu’une feuille ne fasse pas d’ombre
à un autre puisque chacune d’entre elle a besoin
de recevoir la lumière du soleil
! Incroyable cet esprit d’équipe ! Mais la feuille
n’a pas fini de nous étonner !
Si
on résume, l’arbre est à la fois :
plombier par la tuyauterie de son phloème, biochimiste
par sa photosynthèse, architecte par la disposition
de ses feuilles, artiste par la beauté de ses
fleurs, cuisinier par sa fabrication de sucre…
Qui lui a appris tous ces métiers ?
b)
L’eau
Pour
réaliser l’étonnante photosynthèse du sucre,
la feuille a besoin d’eau.
Effectivement,
l’eau de formule chimique H2O va subir une photolyse,
c’est à dire se décomposer en atomes qui vont
s’assembler pour former l'oxygène O2
!
La feuille détruit une molécule fondamentale
pour la vie, l’eau, pour recréer une autre molécule
toute aussi fondamentale pour la vie : l’oxygène
! Franchement je ne saurais pas le faire
mais comment la feuille sait-elle faire cela
? Qui le lui a appris ?
Un
problème se pose à la feuille : l’approvisionnement
en eau. On sait que dans l’arbre,
ce sont les racines qui prélèvent l'eau du sol
mais
comment une feuille située au sommet d’un arbre,
à des dizaines de mètres de hauteur, va-t-elle
recevoir de l’eau ?
Quelle stratégie va-t-elle
encore inventer ? Elle n’arrête pas ses inventions,
cette feuille ! Et bien, la feuille possède,
au niveau de sa face inférieure, des petits
trous, les stomates, dont elle peut faire varier
le diamètre d’ouverture à volonté et jusqu’à
même fermer en cas de besoin ! Au niveau
de ces stomates, un
appel d’air va se faire par évapotranspiration
et l'eau se met à monter depuis les racines
!
Elle va alors circuler à travers tout le
tronc puis les branches et pour arriver enfin
à la feuille. Un véritable ascenseur ! Rendez-vous
compte de l’organisation complexe de la tuyauterie
qu’il doit exister dans cet arbre !
Je
vous ai dit plus haut que la feuille peut fermer
ses stomates à volonté, comment ? Prenons le
cas d’une période de sécheresse :
la feuille pompe l’eau depuis les racines mais
si le sol est privé d’eau et que la feuille
continue son aspiration,
la colonne d’eau ascendante va se rompre et
provoquer des bulles d’air (embolie) dans les
conduits de l’arbre ; ceci risque d'être fatal
pour lui. Mais ne vous inquiétez pas, l’arbre
va échapper à cette tragédie !
Les racines vont fabriquer une hormone de détresse
qui va circuler jusqu’aux feuilles et déclencher
la fermeture des stomates.
Le mouvement ascendant de l’eau s’arrête et
l’embolie est évitée ! Bravo !
De
plus ces stomates sont des orifices qui ne s’ouvrent
que le jour car elles réagissent à la lumière
: elles sont donc fermées la nuit. C’est
parfaitement logique puisque la nuit, en absence
de lumière, la feuille est dans l’incapacité
de faire la photosynthèse de sucre et que donc
elle n’a pas besoin d’eau !
Si l’eau devait arriver à la feuille la nuit,
ce serait du gâchis puisque la feuille perdrait
cette eau par évapotranspiration sans qu’elle
ne serve aux synthèses organiques. Pas de gaspillage
inutile chez la plante !
Si
on résume : l’eau
prélevée dans le sol par les racines va circuler
à travers un réseau de canalisation (le
xylème) jusque dans les feuilles. A ce niveau,
la
photosynthèse est activée et les produits organiques
élaborés tels le sucre vont être distribués
dans tout l’arbre
à travers un deuxième réseau de canalisation
(le phloème) mais dans le sens inverse cette
fois :
depuis la feuille jusqu’aux racines
! Quelle coordination ! Qui est le « chef d’équipe
» qui organise et gère tout ce travail ?
c)
Le CO2
Les
stomates de la feuille ont un autre rôle
: c’est celui de laisser
entrer l’air ambiant à l’intérieur de la feuille
pour que les cellules chlorophylliennes puissent
prélever le CO2 pour l’utiliser dans la photosynthèse.
Mais
là je ne peux m’empêcher de vous citer le cas
des
plantes grasses,
les crassulacées, qui vivent en milieu sec et
chaud. Ces plantes ferment leurs stomates
le jour et les ouvrent la nuit ! Elles font
le contraire des autres plantes. Pourquoi ?
Il ne s’agit pas d’un caprice. Loin de là !
Cela ne ressemble pas aux plantes !
Il s’agit
plutôt d’une stratégie d’adaptation à un
milieu difficile. Effectivement, le jour,
il fait très chaud dans ce type de région et
si
les stomates devaient s’ouvrir, ce serait la
mort
assurée de la plante puisqu’elle perdrait toute
son eau ! Alors pour pallier à cet inconvénient
plus que gênant,
la plante décide d’ouvrir ses stomates la nuit,
au moment où il fait le plus frais.
Elle
concentre ainsi un maximum de CO2 dans ses feuilles
pour pouvoir l’utiliser le jour,
stomates fermées, sans risquer sa vie.
Ce CO2 va alors être transformé en molécule
de la vie.
Etonnant, non ?
3)
Les arbres à feuilles caduques et à feuilles
persistantes
A
partir
de tout ce que l’on vient de voir, on peut constater
que
la feuille à un rôle capital dans l’arbre.
On peut donc se demander pourquoi
le pommier décide-t-il de perdre ses feuilles
en automne ?
C’est
simple ! L’arbre « sait » qu’en hiver la
pluviosité va diminuer et que la température
va baisser, provoquant le gel de l'eau.
Comme la transpiration des feuilles est un phénomène
continu, ce
manque d’eau risque de provoquer des embolies
dans l’arbre et conduire à sa mort. Alors
plutôt que de prendre des risques,
l’arbre préfère se séparer de ses feuilles.
Conserver ses feuilles en hiver, serait synonyme
de mort pour l’arbre. Mais cette perte n’est
pas si grave que cela puisqu’il sait
en fabriquer d’autres.
Donc pas de problèmes, dès que les beaux jours
reviendront, il fera apparaître de nouvelles
feuilles !
Mais
si vous êtes observateur, vous allez me dire
que les conifères comme les sapins ne perdent
pas leurs feuilles en hiver !
Effectivement
car ces arbres ont adopté
une autre stratégie
de survie lors des périodes froides : ils ont
décidé de
transformer leurs feuilles en aiguilles.
Pourquoi ? Une feuille, telle que vous la connaissez,
présente une large surface sensible à l’évaporation.
En enroulant la feuille comme un cigare, l’aiguille,
le sapin réduit ainsi la surface de contact
entre la feuille et l’air, ce qui a pour
conséquence de limiter les pertes d’eau par
la feuille. Le
sapin peut donc continuer à vivre normalement
en hiver,
sans aucun risque puisqu’il a trouvé la bonne
solution. Malins, les conifères !
Mais
l’arbre a feuilles caduques (qui tombent) est
encore plus futé que l’on ne le croit ! A
l’approche de l’automne, il va s'arranger pour
accumuler dans ses feuilles tous les déchets
qu’il a produits. C’est comme si l’arbre
disait à la feuille : « Tu sortiras la poubelle
en partant ! » Ainsi même
en quittant l’arbre, la feuille joue encore
un rôle bénéfique puisqu’elle le débarrasse
de ses déchets toxiques qui sinon pourraient
le tuer.
Le
rôle bénéfique de la feuille continuera même
après avoir quitté l’arbre puisqu’elle va servir
d’aliments à un grand nombre d’animaux et de
micro-organismes. Un sol recouvert de feuilles
n’en devient que plus fertile ! Incroyable,
la
feuille restera vitale et utile jusqu’au bout
!
4)
La feuille sait se défendre !
Il
y a quelques années, dans une réserve naturelle
africaine qui abritait des animaux sauvages
protégés, un fait a attiré l’attention des
biologistes.
Un grand nombre de girafes
se sont mises à mourir subitement ! Les
vétérinaires, tout de suite alertés, ont d’abord
cru à une épidémie mais l'autopsie des corps
des animaux n’a rien révélé !
Des biologistes
ont alors été appelés pour essayer d’expliquer
la mort de ces girafes. Une constatation les
mit sur une piste : tous les cadavres avaient
mangé de la même plante avant de mourir, leur
estomac contenait les feuilles d’une même espèce
d’arbre ! La réponse était peut être dans
ces feuilles.
Ces chercheurs en ont donc prélevé
pour les analyser. Mais les résultats n’ont
rien prouvé :
ils pensaient trouver un poison quelconque mais
rien d’anormal n’est apparu dans les tests.
Un
des biologistes eut alors l’idée de frapper
l’arbre à coups de matraque et de prélever immédiatement
après les feuilles pour les analyser. La
surprise était de taille ! Les feuilles contenaient
un poison qui n’y était pas auparavant ! L’arbre
a réagi au stress des coups. Pour
se défendre, l’arbre a produit une substance
capable de tuer une girafe !
Mine de rien, ça sait se défendre, un arbre
! Qui le lui appris ? Comment sait-il fabriquer
un poison inoffensif pour lui mais capable de
provoquer l’arrêt du fonctionnement du coeur
des animaux ? A-t-il un cerveau pour lui
permettre de réfléchir ? Pas du tout mais comment
fait-il alors ? Mais il peut faire encore mieux
! Dès
que l’arbre est agressé, il va avertir immédiatement
ses collègues-arbres en produisant un gaz, l’éthylène,
qui va atteindre les arbres avoisinants.
Ils vont alors réagir en fabriquant à leur tour
ce même poison dans leurs feuilles ! Cette découverte
a surpris les biologistes et elle a prouvé que
les plantes sont capables de réguler la population
de certains animaux lorsqu’ils sont en excès
!
Comment
ne pas croire en un créateur de la nature devant
de tels faits inexplicables
!

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