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Deuxième
fille du Prophète
,
elle est née environ huit années après le mariage
de ses parents. Comme ses soeurs, elle reçut
la meilleure éducation. Elle
fut fiancée à l'un de ses cousins, fils d'un
oncle du Prophète, Abû Lahab.
Ce
dernier refusa d'embrasser l'islam, et fut même
un grand ennemi des musulmans. Devant
l'extrême agressivité dont il fit preuve ainsi
que son épouse,
Um Jamîl, soeur d' Abû Sufiyân, à l'égard des
musulmans, une
sourate fut révélée afin de fustiger son attitude.
«
Que périssent les deux mains d'Abû Lahab et
que lui-même périsse. Sa fortune ne lui sert
à rien, ni ce qu'il a acquis. Il sera brûlé
dans un Feu plein de flammes, de même sa femme,
la porteuse de bois, à son cou, une corde de
fibres. » [
Sourate 111 ]
Abû
Lahab exigea de son fils qu'il renonce à son
mariage avec Ruqaya [qu'Allah
soit satisfait d'elle].
Plus
tard, `Uthmân ,
le futur calife, demanda sa main et elle devint
son épouse. On sait que le couple fut très uni.
Ils
firent, ensemble, partie du premier groupe des
émigrés qui partirent en Abyssinie. C'est à
leur retour que Ruqaya
[qu'Allah
soit satisfait d'elle]
apprit la triste nouvelle de la mort de sa mère,
Khadîja
[qu'Allah
soit satisfait d'elle],
un peu avant l'Hégire.
Ensuite,
`Uthmân
et Ruqaya
[qu'Allah soit satisfait d'eux]
émigrèrent vers Médine où ils reçurent, on le
sait, un accueil chaleureux et fraternel de
la part des musulmans de la ville.
Ruqaya
eut un enfant qui mourut en bas âge ; elle tomba
malade quelque temps après. `Uthmân
la soigna et l'assista jusqu'à sa mort, alors
que le Prophète menait
sa première campagne, à Badr.
La
nouvelle de la victoire de Badr parvint à Médine
au moment de l'enterrement de Ruqaya [qu'Allah
soit satisfait d'elle].
C'est
le Prophète
- de retour à Médine - qui aurait présidé à
la prière et serait descendu la déposer dans
la tombe. C'était au mois de Ramadan de l'an
2 de l'Hégire.
Qu'Allah
soit satisfait de Ruqaya.

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