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Le séparateur entre le bien et le mal, la
justice et l'injustice. Entre l'équité et l'iniquité,
la légalité et l'illégalité, l'honneur et le
déshonneur, La vertu et le vice, l'honnêteté
et la malhonnêteté, entre la dignité
et l'indignité
Selon
Abou Houreira
qu'Allah l'agrée, le Messager d'Allah -
Que la Paix et la Bénédiction soient sur lui -
a dit :
«
Parmi ceux qui vous ont précédés des fils d'Israël,
il y eut des hommes qui n'étaient pas des prophètes,
mais auxquels Allah a adressé la parole. S'il
devait y en avoir dans ma communauté, ce serait
Omar ! »
[
Rapporté
par Al-Boukhari ]
Sa
généalogie
Il
est Omar Ibn Al-Khattab Ibn Noufail Ibn Abd
Al-Ouzza Ibn iyah Ibn Abd-Allah Ibn Qourt Ibn
Rizah Ibn Adi Ibn Kaâb Ibn Louâay- Ibn Ghaâlib
Al-Qoreïchi Al-`Adwi.
L'imam
An-Nawawi -
qu'Allah ait son âme -
a rapporté qu'il
était né l'an 570-577 après Jésus Christ. Omar
- qu'Allah soit satisfait de lui -
a dit pour sa
part qu'il était né 4 ans après la grande
guerre des mécréants. Donc on peut fixer l'année
de sa naissance aux alentours de 581 après Jésus
Christ
que le salut soit sur lui. Son père, Al-Khattab,
était l'un des chefs les plus redoutés et les plus
respectés, bien qu'il ne soit pas un riche notable.
Le
prénom de sa mère était Hintima bent Hachim
ben Al Moughira des Banou Makhzoum. Il faisait
partie des familles les plus illustres du clan
des Banou `Adi, qui avaient les charges d'arbitrage,
de médiation et d'ambassade et cela au cours
de la période préislamique.
Sa
vie
Etant
jeune, Omar faisait paître leur bétail et celui
de ses tantes paternelles. Devenu grand, il
s'occupa du commerce, déplacements fréquents
au Cham (qui englobait la Jordanie, la Palestine,
la Syrie et le Liban).
Il n'était pas riche,
par contre sa sévère personnalité inspirait
crainte et respect. Il fut un grand sportif
réputé pour sa souplesse, cavalier émérite.
Il participa à de nombreux tournois de lutte
dans la foire d'Okaz. Il faisait partie de l'élite
de Qoreich, sachant lire et écrire il était
ambidextre, ayant une voix résonnante et puissante;
Il était très sage et d'une lucidité surprenante.
Omar
fut surnommé Abou Hafç
"le père du lionceau", donc
le lion, Omar a rapporté que c'était le Prophète
lui-même, qu'il lui avait donné ce surnom.
En effet, l'Envoyé d'Allah l'interpella un jour : «Tu
veux tuer l'oncle de ton Prophète (Abou Lahab
l'ennemi de l'Islam) ?» Omar
lui répondit : " En effet, Ô Messager
d'Allah !" Alors
le Prophète lui dit : «Non ! Je ne
veux pas que l'on dise que Mohammed tue ses
parents !» C'est
à cette occasion que le Messager d'Allah le surnomma "Abou Hafç."
Le père du lionceau.
Grâce
à son savoir, son intelligence, sa clairvoyance
et son ouverture d'esprit, il créa une extraordinaire
structure administrative qui marqua la genèse
de la civilisation musulmane.
Sa
physionomie
Son
fils, Abd Allah raconte que son père
était grand et fort, avec une peau claire, son
visage d'un teint rosé. Selon Oubayd ben
`Oumir, Omar fut d'une taille supérieure,
d'une imposante carrure, chauve. Sa peau était
blanche, il portait une moustache dégarnie de
couleur rousse.
Anas
ibn Malek rapporte que Omar se teignait les cheveux
avec soit du henné, soit avec du katam (plante
en provenance du Yémen, qui, mélangée à l'eau
donne une couleur acajou foncée.)
On
rapporte également, qu'il semblait sur un cheval,
tant il dépassait les autres par sa taille. Abou
Malek ajoute : "il marchait d'un
pas pesant."
La
justice de Omar
Anas
Ibn Malek rapporta que le Prophète
d'Allah a dit:
«
De toute ma communauté,
c'est Omar qui est le plus ferme pour ce qui
est de respecter les ordres d'Allah .» [
Rapporté
par -Ibn Sa'd ]
Aîcha
la mère des Croyants -
qu'Allah soit satisfait d'elle - a raconté
que l'Envoyé a dit:
«Par celui qui détient
l'âme de Mohammed entre Ses Mains, je vois les
diables, qu'ils soient de l'espèce des génies
ou de l'espèce humaine, prendre la fuite devant
Omar. »
[
Rapporté
par Termidhi.]
Aba
Darr Al-Ghifari dit avoir entendu le
Messager d'Allah dire :
«
Allah a fait en
sorte que la vérité coule facilement sur la
langue de Omar. »
[
Rapporté
par Ibn Madja et Al-Hakim ]
Oubay
ben Ka'b a rapporté que le Prophète
a dit :
«Le premier homme
qu'Allah saluera (le Jour du Jugement Dernier),
sera Omar; et il sera le premier à qui Allah
tendra la main pour le faire entrer au Paradis.»
[
Rapporté
par Ibn Madja ]
Selon
Oqba ben `Adr, d'Abou Saïd Al-Khoudri - qu'Allah
les agrée - l'Envoyé d'Allah a dit :
«S'il y aurait
un prophète après moi, ce sera Omar ben Al-Khattab.»
[
Rapporté
par Tirmidhi, Al-Hakim et Tabarani ]
Selon
Qoudama ben Madoun
, le Prophète d'Allah montrant
Omar ben Al-Khattab du doigt, dit :
«Celui-ci
est la clef de voûte qui vous sauvegardera de
la discorde (fitna). Tant qu'il sera vivant
parmi vous, il sera comme une porte bien fermée
devant toute division !»
[ Rapporté
par Al-Bazar ]
D'après
Al-Fadl ben Abbas (qu'Allah les agrée lui et
son père), l'Apôtre d'Allah a dit :
«Omar ben Al-Khattab
est avec moi là où j'aime être, et moi je serais
avec lui là où il aimerait être. La Vérité,
après moi, sera avec Omar ben Al-Khattab, où
qu'il soit !»
[
Rapporté
par Al-Boukhari.]
Omar
ben Al-Khattab et le Coran.
Après
qu'Abou Bakr eut été convaincu du
bien-fondé de la suggestion de Omar ben Al-Khattab
de recueillir le Coran,
après la mort de 70 Compagnons faisant
partie de ceux qui mémorisaient le Coran en
entier, au cours de la bataille d'Al-Yamama,
menée contre l'imposteur Mousaylama. Il demanda
à Zayd ben Thabit le secrétaire du Prophète
de s'en charger. Le travail de Zayd consista à rassembler
les Sourates et les versets coraniques qui étaient
déjà enregistrés du temps du Prophète d'Allah
mais écrits d'une façon éparse, sur des
parchemins, des omoplates de chameaux, etc.,
et en faire un recueil complet, dans lequel
les Sourates seraient réunies dans leur totalité.
Après
la mort d'Abou Bakr son successeur Omar ben
Al-Khattab ordonna que l'on regroupe l'ensemble
du texte en un et unique volume, afin qu'il
soit conservé. Ce Saint manuscrit fut conservée
par Hafça bent Omar et mère des Croyants (qu'Allah
les agrée).
Omar
et le savoir
Houdaïfa
a dit: "On
aurait dit que la science de tous les hommes
était dans la tête de Omar !"
Omar
ben Al-Khattab
illustrait le Hadih du Prophète
dans lequel il a dit: «Qu'Allah
bénisse celui qui a connu son époque, mais dont
la conduite est restée comme il nous !'avait
enseignée (c'est-à-dire : la Rectitude).»
Omar
était un homme cultivé.
Il savait lire et écrire aimait la poésie et
apprenait des poèmes. De même, il connaissait
les proverbes et les paroles de sagesse. Un
jour, il recommanda à son fils Abd Er-Rahmane
: "Mon fils, cherche à connaître
tes origines, cela facilitera la reconstitution
des liens de ta parenté. Apprends la meilleure
poésie, tu amélioreras ton comportement et tes
manières."
Omar
recommanda de codifier les
règles de grammaire. Il ajouta : "La
grammaire est la base de la langue."
C'est pourquoi, Omar a dit : "La
plus mauvaise des écritures est celle qui est
difficile à lire et la meilleure écriture est
la lisible. La mauvaise manière de lire, est
celle de celui qui lit très vite ! "
Abd-Allah
ben Mes'oud a dit: "Omar
était le plus savant d'entre nous concernant
le Coran. C'est lui qui fut le plus doué pour
la compréhension de l'Islam. En cas de divergence
sur la façon de lire un verset, on demandait
de le lire de la manière dont le lit Omar."
Omar
se distinguait entre
tous les Compagnons du Prophète . Il éprouvait une passion pour toutes
les sciences utiles. Il exigeait des gouverneurs
d'avoir une connaissance parfaite de la géographie,
surtout des régions qu'ils allaient gouvernaient.
Lui-même, il s'y intéressait beaucoup, s'informant
sur les us et coutumes des peuples, ainsi, il
recommandait aux Musulmans d'apprendre les sciences
de leur époque et d'en tirer profit pour leur
bien-être. Il a dit entre autres : "Apprenez
l'astronomie et la science des étoiles qui vous
guideront en mer et sur terre; et, en ce domaine,
limitez-vous à cela."
Omar
ben Al-Khattab et le califat
"Ô
Croyants ! Vous m'avez désigné, et si je ne
prétendrais pas être le meilleur parmi vous
et le plus qualifié à votre service, ainsi que
tout ce qui touche à vos affaires, je n'aurais
jamais consenti à prendre la charge. Car il
me suffit à endurer le joug d'attendre le Jour
du Jugement Dernier ! Comment puis-je vous garantir
vos droits ? Comment dois-je les gérer au mieux
et les mettre à exécution convenablement ? Quelle
politique devrai-je choisir pour vous gouverner
?"
Omar
se trouvait dans un
état tel, qu'il ne pouvait plus se fier ni à
sa force de caractère, ni à sa dextérité. A
moins qu'Allah qu'Il
soit exalté - ne lui vienne en aide, et
ne lui porte assistance !
Omar
ne faisait rien sans la consultation
(choura) ligne de conduite pour la gestion de
l'Etat. Il disait :
"L'avis
d'une personne est comme un fil ténu. Deux avis
comme deux fil tressés. Si les points de vue
sont nombreux, cela donne une résistante corde."
Il
ajouta : "Une quelconque affaire
traitée sans consultation (choura) ne ramène
rien de bon."
Il
ne décidait rien sans la consultation (choura).
Il revenait sur sa décision, lorsque la consultation
lui prouvait son erreur. Il fut entouré par
les plus éminents Compagnons du Messager d'Allah
(qu'Allah les agrée). Ceux dont la compétence
et la notoriété scientifique étaient reconnues.
Les membres de ce conseil furent : Al-Abas (l'oncle
du Prophète), son fils Abd-Allah qui ne le quittait
jamais même dans ses déplacements, `Othman ben
`Affan, Abd Ar-Rahman ben `Awf Ali ben Abi Talib
et d'autres encore.
Omar
et l'armée musulmane
Omar
était le grand stratège
de l'armée musulmane organisant les programmes
logistiques de l'armée. Il installa pour cela
des casernements dans différentes villes avec
vivres et chevaux. Il établit à Koufa une caserne
pour la logistique avec, en réserve, quatre
mille cinq cents à cinq mille
chevaux, sous la responsabilité de Salman ben
Rabi'a Al-Bahili.
Il
réorganisa l'armée, en la dotant d'un service
administratif. Il fixa la solde et pris en charge
les familles des combattants pendant leur absences.
Il s'intéressa le plus, du moral des combattants,
et de leur piété.
Omar
ben Al-Khattab fut le premier à organiser
l'armée musulmane pour la reconstituer en une
armée régulière. Il établit le service
des soldats qui tenait les registres des noms
des militaires, de leur grade, et de leur affectation.
Il
planifia la hiérarchie militaire et les différents
pouvoirs :
- Al-khalifa commandait à ses soldats,
- Caïd avait les hommes sous ses ordres,
- Emir Al-kourdouç à la tête de 1 000 hommes,
- Emir
Al-djaïch : le plus haut gradé était à la
tête de 10 000 hommes ou plus. Il veillait lui-même
à l'entraînement de la cavalerie à l'extérieur
de Médine.
Omar
mit sur pied le Conseil
de guerre et fixa également la discipline militaire.
Il
envoya à ses généraux cette "Note de service"
:
"Vous
ne devez en aucun cas maltraiter les guerriers
musulmans car vous risquez d'engendrer par votre
conduite le désordre et le découragement. Ne
les privez pas de leur droit, car vous les rendrez
ingrats. Ne les faites pas camper dans des lieux
malsains et marécageux, c'est une négligence
qui les perdra physiquement ! " Omar
ben Al-Khattab était très strict et
très sévère concernant la conduite des Musulmans
vis-à-vis des habitants des différentes villes
et régions conquises par les Musulmans. Il avait
rédigé l'ordre suivant aux diverses troupes
musulmanes :
"Si
vous descendez dans un lieu et que vous fâites
un geste ou que vous énoncez ne serait-ce qu'un
mot que le non-Arabe comprend comme étant une
promesse de votre part au sujet de quelque chose,
vous êtes dans l'obligation de vous en acquitter
même si vous objecterez votre ignorance des
us et coutumes ou de la langue locale, cela
ne vous dispensera pas de cette imputabilité."
Omar
et les recommandations
Lorsque
Omar désigna Sa'd à la tête de l'expédition
contre les Perses (Al-Qadissya) il lui dit:
"O Sa d ben Wouhayb ! Ecarte
la prétention et l'orgueil de ton coeur, on
dit que tu es de la famille des oncles maternels
du Messager d'Allah ! En vérité, Allah n'efface pas le
mal par le mal. Il efface le mal par le bien
! Allah n'a de lien de parenté avec personne,
à l'exception du lien de l'adoration du serviteur
vis-à-vis de son Créateur. Pour Allah, les riches
et les pauvres, sont égaux. Il est leur Seigneur,
et ils sont Ses serviteurs. S'ils se distinguent,
c'est par leur abstinence, et ils ne peuvent
atteindre ce qui est auprès d'Allah que par
leur soumission totale. Alors rappelle-toi bien
comment était le Messager d'Allah , depuis le
commencement de sa mission jusqu'à ce qu'il
rejoigne son Seigneur, et maintiens-toi fermement
à lui. Voilà à quoi je t'incite ! Si tu l'omet
et t'en écarte, ton action sera illusoire, et
tu seras parmi les perdants !"
Omar
et les provinces musulmanes
La
superficie de l'Etat islamique s'agrandit grâce
aux victoires musulmanes par les prises de l'Iraq,
du Cham : (Jordanie, Palestine, Syrie, et le
Liban) et de l'Egypte, pour des mobiles de planification,
et de défense des intérêts des Musulmans le
calife Omar ben Al-Khattab découpa les terres conquises
en provinces, à la tête de chacune d'elle,
il désigna un gouverneur (wali). Une grande
partie des gouverneurs furent des Compagnons
du Messager Al-Moughira
ben Chou'ba, Abou `Oubayd ben Al-Djarrah, selman
Al-Farissi et Abou Moussa Al-Achâari.
La
tâche des gouverneurs était de diriger les Offices,
de prendre soin à l'application de la Loi d'Allah
(cha'ria). De veiller sur intégrité territoriale
et de combattre les ennemis de l'Etat musulman.
De faire régner l'ordre et la sécurité entre
les citoyens avec la coopération d'un juge (cadi)
et du directeur du cadastre. Le gouverneur était
seul responsable des affaires financières de
la province, dont il était garant devant le
Calife.
Omar
et la Justice
Omar
mit un service de surveillance
des gouverneurs, concerné autant par leur méthode
d'administrer que par les richesses qu'ils se
procuraient. II nomma comme vérificateur (wakil)
Mohammed ben Maslama . Un homme intègre dont la
mission était de rendre compte au Calife de
la véracité des plaintes que la population (musulmane
où non) déposait contre son gouverneur.
L'exemple
de la plainte déposée par un Copte d'Egypte
contre le gouverneur `Amr ben Al-`Aç et son
fils. Ce fut lors d'une
course de chevaux que le fils de `Amr ben Al-`Aç
perdit contre un Copte.
Il flagella ce dernier et l'emprisonna, en justifiant
cette iniquité par son rang, c'est-à-dire "fils
de deux nobles." Le Copte réussit à s'échapper
de sa geôle, se rendit à Médine où il présenta
son cas à Omar qui rappela de toute urgence
`Amr ben Al-`Aç et son fils .
S'étant attesté de l'exactitude des faits, il
donna l'ordre au Copte de se faire justice lui-même
en infligeant au "fils des deux nobles"
le même châtiment que celui qu'il endura, puis
il lui redonna le fouet pour qu'il fasse de
même avec le père, ce que le Copte refusa, considérant
qu'il avait obtenu satisfaction. C'est à cette
occasion que Omar ben Al-Khattab énonça la mémorable
allocution :
"Depuis
quand vous attribuez-vous le droit de réduire
en esclavage des hommes, alors que leur mère
les a engendré libres ? "
Il
libéra tous les esclaves, et décréta l'abolition
de toute forme d'esclavage en Arabie. Il se
réunit annuellement avec ses gouverneurs, durant
la période du grand Pèlerinage, pour d'une part,
un compte rendu par les gouverneurs et d'autre
part trancher les litiges, si litige, il y avait.
Le rigorisme de Omar en matière de justice était
connu de tous.
On
rapporta ceci : Le fils de Omar qui était en Egypte, commit un adultère.
Le gouverneur `Amr ben Al-`Aç n'a pas osé rapporté
le fait au Calife, ce fut quelqu'un d'autre
qui avisa Omar . Le Calife écrivit au gouverneur
pour avoir le coeur net, `Amr confirma le délit. Il
convoqua et le gouverneur et son fils à Médine,
où il flagella son fils en public conformément
à la Loi d'Allah, jusqu'à ce que mort s'en suive.
Son fils mourut au quatre-vingtième coup de
lanière.
C'est
Omar qui sépara le pouvoir
exécutif du pouvoir judiciaire. La fonction
du juge (cadi) fut totalement indépendante,
libre de toute contrainte et d'éventuelles influences
des gouverneurs.
Le
Messager d'Allah a dit : «Sur trois juges
(cadi) deux iront en Enfer et un au Paradis.»
Selon
Chi'bi, Omar se mit d'accord
avec le propriétaire d'un cheval qu'il
voulait acheter. Il l'utilisa sans en avoir
acquitter le prix, pour le transport de matériaux.
Entre temps le dit cheval, lors de ce transport
se blessa le pied. Son propriétaire demanda
réparation à Omar . Le Calife demanda à son
adversaire de choisir un homme pour trancher
ce litige. Le belligérant choisit Chouraih Al-Iraqi
. Les deux parties lui posèrent
le cas.
Chouraih
dit à Omar : "Vous
avez pris le cheval en bonne santé, vous devez
le rendre en cet même état à son propriétaire."
L'exactitude du verdict rendu par Chouraih plut
à Omar il le désigna au
poste de juge (cadi) à Koufa.
Pour
la surveillance des poids et mesures ainsi que
la qualité des marchandises, Omar désigna une femme du
nom de Ash-Shifa', afin d'inspecter, contrôler
et supprimer les éventuelles exagérations publiques
dans les marchés de Médine.
Il
a été rapporté qu'un jour César dépêcha un agent
vers Omar Ibn Al-Khattab pour s'enquérir de sa
condition et de sa politique. Une fois
à Médine, il demanda aux Musulmans : "Où
puis je touver votre roi ?" On
lui répondit : "Nous n'avons
pas de roi, mais un Emir ! Il est quelque part,
hors de la ville".
Il
partit à sa recherche. Il le trouva couché à
même le sable, et pour oreiller son bâton. L'apercevant
dans cette posture, il fut impressionné et dit
: "Cet homme, redouté de tous
les rois par peur, mène une vie pareille ! C'est
sûrement sa justice qui lui concède de jouir
d'un sommeil aussi calme. Alors que notre roi,
qui est inique, est toujours sur ses gardes."
Tabari
rapporta que Omar ben Al-Khattab a dit :
"Si
un pâtre, au bord du Tigre ou de l'Euphrate,
(deux fleuves d'Irak, à plus de trois mille
kilomètres de Médine) égarait un mouton, j'aurais
la crainte qu'Allah
ne m'en demande des comptes,
pour ne pas veiller sur son bien."
On
rapporte, un jour Bilal vint voir Omar Aslim son serviteur, l'informa qu'il
dormait. Bilal en profita pour demander
comment se conduisait Omar avec les siens et son
entourage. Aslim lui répondit : "C'est
le meilleur des hommes, mais quand il se met
en colère, cela fait peur !"
Bilal lui dit : "Si
chaque fois qu'il se mette en colère, tu lui
lis le Coran, il s'apaisera et sa fureur disparaîtra."
Parlant de la justice,
Omar dit : "Cette
responsabilité nécessite quelqu'un qui se comporte
avec une sévérité sans coercition, et une bienveillance
sans complaisance."
Ainsi
fut Omar le calife juste. Al-Farouq
: le séparateur entre le bien et le mal, la
justice et l'injustice. entre l'équité et l'iniquité,
la légalité et l'illégalité, l'honneur et le
déshonneur, la vertu et le vice, l'honnêteté
et la malhonnêteté et enfin entre la dignité
et l'indignité.
Qu'Allah
le Tout-Puissant l'enveloppe dans Sa miséricorde.

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