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Introduction
Allah
- qu'Il soit exalté - dit :
{
Ils
dirent : Gloire et pureté à Toi! Nous
ne savons rien en dehors de ce que Tu nous as
enseigné. Car Tu es l'Omniscient, le Sage.}
[
Sourate 2 - La
Vache - Al Baqarah - Verset 32 ]
La
première Sourate inspirée au
Messager d'Allah,
Mohammed ben Abd Allah - Salut et Bénédiction sur lui - durant
sa retraite au mois de Ramadan en l'an 612,
dans la caveme du mont Hira
(banlieue de la
Mecque) était la Sourate du savoir, de la science.
Allah
dans son infinie bonté -
sanctifié et glorifié soit Son Nom - pour
inciter les Musulmans à étudier, Il
magnifié soit son Nom - fait
l'éloge de la plume instrument de la science
humaine en ces termes :
Au
Nom d'Allah le Clément le Miséricordieux
{
Lis, au Nom de ton Seigneur, qui a créé
- Il a créé l'homme d'un caillot de sang - Lis,
car ton Seigneur est le Très-Généreux - Qui
a instruit au moyen du qalam ( plume
); - Il a enseigné à l'homme ce qu'il ignorait.}
[
Sourate 96 - L'adhérence - Al-Alaq - Versets
1 à 5.]
Le
Messager d'Allah, Mohammed Ibn Abd Allah dit
:
«Celui
qui abandonne son foyer pour se mettre en quête
du savoir, suit la voie d'Allah.»
[
Rapporté par AI-Boukhari
]
Omar
Ibn AI-Khattab - qu'Allah l'agrée - disait à son fils
AbderRahman :
"Mon
fils, cherche à connaître tes origines, cela
facilitera la reconstitution des liens de ta
parenté. Apprends la meilleure poésie,
tu amélioreras ton comportement et tes manières."
Il
est inconcevable de parler des Savants Musulmans
sans dire deux mots au préalable, sur leur instigateur,
Maitre à penser, leur mentor, le Messager,
Mohammed ibn Abd Allah . Voyons ce que disent les grands
de ce monde à son sujet :
«Jamais
homme ne se proposa, volontairement ou involontairement,
un but plus sublime, puisque ce but était surhumain
: saper les superstitions imposées entre la
créature et le Créateur, rendre Allah à l'homme
et l'homme à Allah, restaurer l'idée rationnelle
et sainte de la divinité dans ce chaos de dieux
matériels et défigurés de l'idolâtrie
[... ] si la grandeur du dessein, la petitesse
des moyens, l'immensité du résultat sont les
3 mesures du génie de l'homme, qui osera
comparer humainement un grand homme de l'histoire
moderne à Mohamed ? Les plus fameux n'ont remué
que des armes, des lois; Ils n'ont fondé quand
ils ont fondé quelque chose, que des puissances
matérielles écroulées souvent avant eux. Celui-là
a remué des armées, des législations, des empires,
des peuples, des dynasties, des millions d'hommes
sur un tiers du globe habité; mais il a remué,
de plus, des idées, des croyances, des âmes.
»
il
ajouta:
«
S'il
faut juger la valeur des hommes par la grandeur
des oeuvres qu'ils ont fondées, nous pouvons
dire que Mohamed fut un des plus grands hommes
qu'ait connus l'histoire... moins qu'un dieu,
plus qu'un homme, un prophète. »
A.Lamartine,
(Histoire de la Turquie, 1854).
«Jusqu'à
ce jour il n'est pas un homme qui puisse se
comparer à
Mohamed.»
(Goethe)
Il
ajouta:
«
Et
c'est une oeuvre immense Que
Mohamed a accomplie; Par
le seul concept de l'Unique. Il
a soumis l'univers entier.»
(Goethe:
Divan Ouest-Oriental.)
Lamartine
et Goethe n'étaient pas les seul à émettre cet
avis, il y en a d'autres, et pas des moindres.
«J'ai
toujours eu une grande estime pour la religion
prêchée par Mohamed parce qu'elle déborde d'une
vitalité merveilleuse. Elle est la seule
religion qui me paraît contenir le pouvoir d'assimiler
la phase changeante de l'existence-pourvoir
qui peut la rendre si alléchante à toute période.
J'ai étudié cet homme merveilleux,
et, à mon
avis, loin d'être un antéchrist, il doit être
appelé le sauveur de l'humanité. Je crois
que si un homme comme lui prenait la dictature
du monde moderne, il réussirait à résoudre ses
problèmes d'une façon qui lui apporterait la
paix et le bonheur si nécessaires. J'ai
prophétisé sur la foi de Mohamed, qu'elle sera
acceptable à l'Europe de demain, comme elle commence
à devenir acceptable à l'Europe d'aujourd'hui.»
(Georges
Bernard Shaw)
Je
voulais tout bonnement venir au fait que le
Messager d'Allah, Mohamed , illettré comme il était dit par :
«
Le
miracle par excellence de l'islam c'est le Coran...
Comment un livre aussi merveilleux aurait pu
être l'oeuvre de Mohamed un Arabe illettré...
Le Coran ne pouvait être l'oeuvre d'un homme
sans instruction... A moins qu'il n'ait eu l'aide
d'Allah Tout Puissant.»
(Docteur
Laura V. Valgieri)
L'Islam
est une civilisation du savoir, de la connaissance,
de la culture, de l'érudition, de l'éducation,
de la science, de l'instruction et de la morale.
Il a également développé chez les Musulmans
un esprit positif, il n'y a qu'à lire les versets
du Coran ci-dessous, pour être convaincu: Allah
dit:
{
Dis
: «Sont-ils égaux ceux qui savent et les ignorants
? les hommes doués d'intelligence sont les seuls
qui réfléchissent. } [
Sourate
39 - Les groupes - Az-Zumar - Verset
9 ]
{
Ceux
qui craignent le plus Allah de Ses serviteurs,
sont les savants [....] }
[
Sourate
35 - Le Crèateur - Fatir - Verset
28 ]
{
C'est
Lui qui, pour vous, a édifié les étoiles afin
que vous vous guidiez d'après elles dans les
ténèbres de la terre et de la mer. Nous
détaillons ainsi Nos signes pour ceux qui savent.
} [Sourate
6 - Les bestiaux - Al-Anam - Verset
97 ]
Abou
Houreira - qu'Allah l'agrée
- rapporte du Messager d'Allah ces propos :
«Cent
degrés séparent la position du savant de celle
du dévot. Entre chaque degré, il y a la distance
que couvre un cheval au galop au cours de soixante-dix
années. » [
Rapporté
par Tirmidhi et Abou Daoud.]
Le
Messager d'Allah, Mohammed dit:
«Les Anges étendent leurs ailes
sur celui qui recherche le savoir et sont satisfaits
de son oeuvre ». [Rapporté
par An-Nessa'i et Tirmidhi ]
Abou
Houreira
rapporte que l'Envoyé d'Allah, Mohammed a dit :
«Les
savants sont les héritiers des Prophètes.»
[
Rapporté
par Mouslim ]
Et
selon Abou Darda' j'ai entendu le Messager
d'Allah dire
:
«Les Savants sont les héritiers des Prophètes.
Les Prophètes
ne lèguent aucun dinar ni dirhem, par contre,
ils lèguent la science. Celui qui s'emparera
d'elle (la science), se pourvoira d'un privilège
grandissant. » [ Rapporté
par Abou Daoud, Tirmidhi, Ibn Madja et AI-Béihaqi
]
Dans
un autre Hadith, le Messager d'Allah enseigne l'amour de
la science et du savoir aux Musulmans en ces
termes «L'encre du savant est préférable au
sang du martyr »
Il
ajouta : «Demandez
la science du berceau jusqu'à la tombe.»
Ensuite
il dit : «Cherchez
la science serait-ce jusqu'en Chine, s'il le
faut..»
Ces
Hadith font l'unanimité des exégètes.
Abou
Houreira dit, j'ai entendu
le Messager d'Allah : «
Dans
le cas où quelqu'un vienne à vous, dans le but
d'étudier, traitez-le avec déférence et estime,
car c'est mon convive.»
[
Rapporté
par Mouslim et AI-Boukhari ]
Dans
le testament de Loqman - que la paix soit sur
lui -, il dit à son fils «Fils, fréquente les
savants et rivalise avec eux de toute ton énergie.
Allah vivifie les coeurs avec la lumière
de la sagesse comme il vivifie la terre avec
la pluie qui tombe du ciel »
Ali
Ben Abi Talib dit un jour
à Koumil "Koumil,
le savoir est de loin préférable à l'argent.
Car, le savoir veille sur toi, mais par
contre, tu veilles sur l'argent. Le savoir
est un maître. L'argent est condamné,
puisqu'il diminue à la dépense et le savoir
augmente lorsqu'il est partagé."
Il
dit également : "Le
savant est mieux que le jeûneur, que l'homme
qui prie et que le combattant dans la voie d'Allah.
Lorsqu'un savant vient à mourir, une brèche
se crée en Islam que ne peut colmater qu'un
autre savant qui lui succédera."
Et
ajouta :"L'orphelin
n'est pas celui qui a perdu ses parents. Non
L'authentique orphelin est celui qui ne possède
ni savoir, ni éthique." AI-Imam
Ali Ben Abi Talib.
Abdallah
ibn Abbas rapporte ces
propos "On
a donné à choisir à Salomon d'entre le savoir,
l'argent ou la royauté. Il choisit le
savoir. Et l'argent et la royauté lui furent
donnés avec le savoir"
Zoubir
ben Abi Bakr raconte :
"Lors
de mon séjour en Irak, j'ai reçu une lettre
de mon père me disant: «O mon fils ! Acquiers
le savoir Si tu t'appauvrit, il sera pour toi
un trésor et si tu t'enrichis, il te sera une
beauté. »"
Zohari
dit : "Le
savoir est un mâle que n'aiment que les plus
virils des hommes."
Dans
"La science antique et médiévale"
(des origines à 1450) sous la direction de René
Taton. éditions PUF. Paris 1966. à la
page 446, il est dit :
"Si
nous réunissons les conditions religieuses et
humaines, nous comprendrons la situation des
savants musulmans et la poussée qu'ils ont donnée
aux savants de toutes confessions et de toutes
races, en les mobilisant pour une oeuvre commune
en langue arabe. La science est effectivement
une des institutions de la cité musulmane. Non
seulement des mécènes l'encouragent, mais des
califes travaillent à son instauration et à
son développement. Il faut citer surtout
Khalid, le «prince philosophe », dont l'action
relève peut-être de la légende, AI-Mansûr, le
fondateur de Bagdad, et Al-Mamoun qui envoyait
des émissaires à la recherche des manuscrits
pour les faire traduire avec ardeur."
Stendhal
dans son traité "De l'Amour" écrit
à propos de ces mêmes Arabes :
«C'est
sous la tente noirâtre de l'Arabe bédouin, qu'il
faut chercher le modèle et la patrie du véritable
amour.»
Dans
son livre "Essai sur les moeurs."
Voltaire écrit
«Nous
leur devons de nouveaux remèdes, qu'on nomme
les minoratifs,
plus doux et plus salutaires que ceux qui étaient
auparavant
en usage dans l'école d'Hippocrate et de Galien.
L'algèbre fut
une de leurs inventions. Ce terme le montre
encore assez; soit qu'il dérive
du mot Algiabarat, soit plutôt qu'il porte le
nom du fameux Arabe
Geber, qui enseignait cet art dans notre VIIIè
siècle. Enfin
dans le second siècle de Mohamed, il fallut
que les chrétiens d'Occident s'instruisissent
chez les musulmans. Une
preuve infaillible de la supériorité d'une nation
dans les arts de l'esprit, c'est la culture
perfectionnée de la poésie. Je ne parle
pas de cette poésie enflée et gigantesque, de
ce ramas de lieux communs et insipides sur le
soleil, la lune et les étoiles, les montagnes
et les mers; mais de cette poésie sage et hardie,
telle qu'elle fleurit du temps d'Auguste, telle
qu'on l'a vue renaître sous Louis XIV. Cette
poésie d'image et de sentiment fut connue du
temps d'aaron-al Raschild. En voici entre
autres exemples, un qui m'a frappé, et que je
rapporte ici parce qu'il est court. Il
s'agit de la célèbre disgrâce de Giafar le Barmécide.
Mortel,
faible mortel, à qui le sort prospère Fait
goûter de ses dons les charmes dangereux, Connais
quelle est des rois la faveur passagère; Contemple
Barinécide, et tremble d'être heureux.
Ce
dernier vers surtout est traduit mot à mot.
Rien ne me parait plus beau que tremble
d'être heureux. La langue arabe avait
l'avantage d'être perfectionnée depuis longtemps;
elle était fixée avant Mohamed, et ne s'est point
altérée depuis. Aucun des jargons qu'on
parlait alors en Europe n'a pas seulement laissé
la moindre trace. » Voltaire
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"
les Savants Musulmans Oubliés de l'Histoire
" Par Docteur
Hébri BOUSSEROUEL, paru aux éditions "
La Plume Universelle "
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